Hellboy II les légions d’or maudites

Hellboy II les légions d'or maudites
2008
Guillermo del Toro

Après un premier volet pas pleinement convaincant, difficile de se lancer les yeux fermés dans cette suite. Mais seulement voilà, les acteurs rempilent et Guillermo del Toro promet plus de spectacle et plus de monstres dont il a le secret. Et puis bon, le coup de massacrer l’histoire à coup de vilains nazis, ils vont tout de même pas le faire deux fois ?

Et non, ouf ! Ce deuxième opus se centrera sur une vieille légende du monde fantastique qui parle d’une couronne qui permet de contrôler les légions d’or maudites, la plus puissante des armées qui soient. Une fois prit le pouvoir et remporter ses territoires, le roi divisa la couronne en trois fragments. Depuis, la légion dort dans un endroit secret, attendant le retour d’un roi portant la couronne. Aujourd’hui, le prince Nuada est bien décidé à mettre la main sur les fragments pour anéantir l’humanité avec les légions. Mais c’est sans compter sur le Bureau de Recherche et de Défense Paranormal composé de Hellboy (Ron Perlman), Abe Sapien (Doug Jones) et Liz Sherman (Selma Blair) ainsi qu’un nouveau venu allemand, Johann Krauss, guerrier spectre.

Si l’histoire n’est pas folichonne, quoiqu’un minimum élaborée, c’est un grand soulagement par rapport au catastrophique scénario du premier. Pour ce qui est des promesses de Guillermo del Toro, c’est pari tenu : le film trouve une vraie orientation action avec des combats beaucoup plus spectaculaires et dynamiques ; et le monde invisible des créatures fantastique nous étant ouvert, nombre de créatures originales au design magnifique sont de la partie et on s’en réjoui beaucoup. Mais fondamentalement, ça reste du Hellboy, ce qui empêche d’atteindre un très bon niveau.
Après une tel fin, un troisième volet semble logique, d’autant que le succès du film est un peu plus flagrant que pour son aîné. Guillermo est pour sa part très enthousiaste à cette idée, les acteurs aussi, bien que pour Ron Perlman, les négociations furent longues puisque ce dernier doit passer 6 heures au maquillage pour devenir Hellboy, le rendant assez retissant à l’idée de recommencer, mais il a finalement accepté. Le seul obstacle reste l’histoire car Guillermo voudrait clôturer la saga dans ce troisième volet mais son auteur, encore en cours d’écriture des aventures de Hellboy, a peur que ça ne cause une violente baisse d’achat de ses futur comics. Wait and see…

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Triple Agent

Triple Agent
2004
Eric Rohmer

A la grande délivrance de l’humanité, Eric Rohmer est mort le 11 janvier 2010. Mais malheureusement, on ne peut pas effacer  l’irréparable : ses oeuvres. En 2007, il nous infligeait le très spécial Les Amours d’Astrée et de Céladon qui était un bel exemple de nanar contemporain d’époque, bourré d’anachronismes. Pour ce film, il s’attaque à un sujet qui aura su inspiré des milliers de film : la seconde Guerre Mondiale.

On y suit l’histoire d’un couple vivant à Paris où le mari est russe et la femme grecque. Elle fait de l’art, lui est un espion infiltré en Allemagne. Elle tombe malade, ils partent à la campagne. La guerre s’apprête à commencer, ils partent en Russie pour y devenir général, pour le mari tout du moins. Sur place, il recommence ses trucs d’espions et se fait prendre. Sa femme meurt en 1940 en prison, lui en 1943 après avoir été retrouvé par les services secrets.

Rohmer oblige, les acteurs comptent parmi les plus mauvais de la profession et confondent cinéma et théâtre de boulevard. 90% du film n’est qu’un enchaînement de discutions inutiles et soporifiques. Pire encore, comme pour leurs couper la parole, Rohmer balance au milieu d’une conversation un changement de mois. De plus, il est ridicule de donner un accent commun à tout les non français. Il aurait dû sortir de son trou car allemands, russes, italiens et grecque n’ont pas exactement le même accent, loin s’en faut. Une autre habitude revient aussi : le narrateur surgi de nulle part 15 minutes avant la fin. Du grand n’importe quoi ne validant aucuns critères de qualité cinématographique. Et on ne pourra pas non plus se satisfaire d’un nanar car le film n’est pas drôle… Et soudant, le générique de fin arrive, ouf !

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Hellboy

Hellboy
2004
Guillermo del Toro

Hellboy est l’adaptation libre du comics-book éponyme de Mike Mignola et John Byrne. Libre car le film ne reprend que l’univers du comics. Pour ce qui est du scénario, il est co-écrit par son réalisateur Guillermo del Toro, grand spécialiste de monstres et autres êtres fantastiques.

Durant la seconde guerre mondiale, les nazis faisaient des recherches sur le paranormal. Ces recherches les mèneront en 1944 sur les traces de ruines abritant un passage vers une autre dimension. Mais heureusement, les gentils américains arrivèrent à tant pour empêcher Rasputin d’ouvrir complètement le portail. Mais durant ce laps de temps, un bébé démon en sorti. Le scientifique américain présent décide de l’élever comme son fils et le nomme Hellboy (Ron Perlman). 60 ans plus tard,  une brigade d’intervenant spéciaux a été créée avec bien sûr Hellboy, mais aussi Abe Sapien (Doug Jones), un homme poisson, et Liz Sherman (Selma Blair) qui contrôle le feu, bien que cette dernière ai quitté l’équipe. Et malgré que 60 années ai passé, il semblerai que Rasputin soit de retour…

Historiquement, le film est un pur mélange d’extasie, de cocaïne et de cristal avec en cerise sur le gâteau la mort de Hitler en 1958. Une fois passé ce choc, le film est plutôt vide  intellectuellement. Guillermo oblige, les monstres sont splendides et leurs design est excellent. Exception  faite de Ron, les acteurs sont discrets tant par la présence que par la prestance. Le personnage de Hellboy est de manière générale une grande réussite d’autant que son côté « ça me gonfle » est très drôle. Pour ce qui est de l’action, c’est à l’image de son héros : lourd et lent. Au final donc, le film est sympathique et regorge de trouvaille mais il souffre d’un rythme lent et de personnages secondaires inexistants. Grâce à un petit budget, le film a réussi de justesse à rentrer dans ses frais mais le vrai succès du film eu lieux lors de sa sortie DVD, donnant l’occasion de financer 4 ans plus tard une suite.

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Flirter avec les embrouilles

Flirter avec les embrouilles
1996
David O. Russell

Comme toujours, Ben Stiller est à l’affiche d’un exceptionnel film de science-fiction au scénario très poussé et d’une structure extrêmement compliqué, se clôturant sur l’un des meilleurs twist-ending qui soit. Le tout avec des acteurs d’exception, tous au meilleur de leur forme. Un pur chef-d’oeuvre !

Tout ceci est malheureusement l’exacte opposé de la réalité : le film est une pure comédie américaine reposant exclusivement sur des acteurs commerciaux. Ici, outre l’oncle, on retrouve Patricia Arquette et Tea Leoni. Pour le scénario, rien qui ne ferait d’entorse au cerveau de Ribery : Ben veux retrouver ses parents adoptifs et du coup, Tea l’emmène, de même que Patricia sa femme, retrouver les parents. Mais à chaque fois, il y a erreur sur la personne.

Un scénario aussi brillant leurs a probablement pris trop de temps à pondre, du coup, il ne leurs reste plus aucunes bonnes idées pour faire des blagues. Tout est attendu, lourd et surtout pas très drôle. Le fameux cortège d’acteurs ne tient pas ses promesses : pas un ne tient la route. Bref, une mauvaise comédie de plus…

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Shaun of the Dead

Shaun of the Dead
2005
Edgar Wright

Si aujourd’hui Simon Pegg & Nick Frost se taillent une bonne part dans le milieu de la comédie, c’est entièrement grâce à ce film. En effet, avant le film, ils n’étaient qu’acteurs occasionnels dans une série très discrète, Les Allumés, créée par Simon.

Ce qui fait la force du film c’est son humour complètement décalé à mi-chemin entre comédie et horreur.
On suit donc l’histoire de Shaun (Simon Pegg), 29 ans et vendeur dans une boutique de télés. Tout les soir, il va au Winchester (un bar) en compagnie de son meilleur ami et néanmoins boulet, Ed (Nick Frost). Si sa vie lui convient, ça n’est assurément pas le cas de sa copine ne comprenant pas le côté romantique de se bourrer la gueule dans un bar. Pendant ce temps, les gens deviennent de plus en plus bizarre et mordent parfois même d’autres personnes… Ils sont fous !

Si l’histoire devient plus sérieuse sur la fin, le film joue beaucoup sur le décalage entre ce qui se passe et la réaction des gens : « Eh, y’a une fille dans le jardin » « Haaa gaah (filet de bave) » « Hola, elle est carrément ivre morte ! ». De plus, certaines scènes sont tournées très vites alors que l’action est incroyablement banale (aller au toilettes, se brosser les dents, manger), c’est vraiment n’importe quoi. On regrette d’ailleurs le fait que la dernier tiers soit si réaliste et sérieux, même si la fin contrebalance le constat. Pour les acteurs, seul le duo principal s’en sort, les autres sentent fort l’amateurisme. Reste un film très original aux idées intelligentes et habilement mis en scène.

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Eragon

Eragon
2006
Stefen Fangmeier

La série de livres héroïc-fantasy estampillés Eragon de Christopher Paolini furent une très grande réussite niveau ventes. Il était donc tout naturel d’en faire une adaptation en bon et dû forme avec un budget comparable au maître du genre, Le Seigneur des Anneaux. Mais malgré des résultats plus qu’acceptables financièrement, les retours des fans étaient tellement catastrophiques que la suite fut immédiatement annulée. Heureusement pour moi, je n’est pas lu le livre et c’est donc en toute impartialité que je peut juger ce film.

Les terres d’Alagaësia étaient autrefois paisibles et les dragons et dragonniers oeuvraient ensemble pour le maintient de cette harmonie. Mais un jour, l’un des leurs, Galbatorix (John Malkovich) les trahi pour s’emparer du pouvoir. Aujourd’hui, Galbatorix règne et est le seul dragonnier encore en vie. Mais un espoir réside : les Fardens (résistants) ont réussi à voler un oeuf de dragon au roi et à le remettre à celui dont il était destiné : Eragon (Ed Speleers), un jeune garçon de ferme. A l’aide de Brom (Jeremy Irons), un ancien dragonnier, Eragon va apprendre à manipuler les pouvoir magiques de son dragons. Mais le temps presse pour rejoindre les Fardens, d’autant qu’un Ombre, Durza (Robert Carlyle), est à sa poursuite…

Est-il fidèle au livre ? Va savoir, et je m’en fout royalement. Ce qu’on peut constater en revanche, c’est que l’histoire est très loin d’avoir la classe d’un Tolkien. À ce niveau là d’ailleurs, il est fortement regrettable qu’une petite demi-heure n’est pas été prise pour l’évolution du dragon dans le temps, d’autant que le film est court. A la place, une très décevante scène d’évolution spontanée qui laisse sur sa faim (imputable au livre ?). Mise à part ça, les acteurs sont bons et les effets spéciaux de premier choix d’autant que l’image est soignée. De manière générale, strictement aucuns efforts d’imagination puisque la totalité des clichés et des bases de l’héroïc-fantasy sont présents, mais ça reste très bien exploité et mis en scène. Son massacre critique n’est assurément pas mérité et doit être entièrement basé sur le livre qui semble pourtant responsable de la totalité des lacunes d’un film pourtant très bon.

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Devil

Devil
2011
John Erick Dowdle

Devil marque le début de la trilogie Night Chronicles de M. Night Shyamalan qui officie donc en tant que scénariste, mais aussi en producteur. Connaissant les ratages de ce dernier, le pire était à craindre…

Le détective Bowden se rend sur les lieux d’un suicide. Mais sur place, quelque chose cloche : en se jetant du haut du toi, il aurait été impossible de faire de tels dégâts sur le camion. La piste le mènera dans un immeuble de bureaux. Pendant ce temps, dans le même bâtiment, cinq personnes se retrouvent bloqués dans un ascenseur. Et rien à faire pour le redémarrer. Et tout d’un coup, lors d’une panne momentanée de l’éclairage, une des cinq personnes est blessée. La sécurité appelle immédiatement la police. Tentant de les libérer le plus tôt possible, ils assistent impuissant à la mort tour à tour de chacun des cinq dans l’ascenseur. Il semblerait que l’un d’eux soit le diable en personne…

Heureusement, l’aspect religieux n’est que sous-jacent et sert plus de conclusion qu’autre chose. L’histoire, sans être originale ni surprenante, a le mérite de tenir assez largement le spectateur en haleine. La réalisation est dynamique et efficace, d’autant qu’amené avec une musique d’ambiance particulièrement terrifiante et réussie. Les acteurs, tous des inconnus ou presque, sont somme tout assez correctes puisqu’ils ne laissent rien filtrer du dénouement. L’essai est donc transformé, le suspense est là et la fin n’est pas décevante. C’est déjà beaucoup. Maintenant, reste à savoir ce que donnera (ou non si annulation) Reincarnate, deuxième volet des Night Chronicles.

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Dragons

Dragons
2010
Chris Sanders, Dean Deblois

Film d’animation rime souvent avec film débile pour enfant dont l’intérêt est plus que limité. Mais Dragon s’en fait fis avec une adaptation du livre de Cressida Cowell.

Durant une époque passée, une petite île de vikings est sujette à un problème : les dragons ! En effet, ces derniers attaquent régulièrement leurs maisons et volent leurs moutons. Plus qu’une nécessité, c’est une tradition que de tuer les dragons.
Le jeune Harold est l’un de ces vikings, seulement voilà, il est chétif et peu apte à tuer un dragon. Le soir d’une attaque, il décide de se lancer et à l’aide d’une de ces créations, essaye d’abattre l’un d’eux. Par pure inadvertance, il piège le plus dangereux de tous : un furie-nocturne. Mais alors qu’il se trouve en face de lui, il se voit dans l’incapacité de tuer le dragon. Contre toute attente, le dragon ne se montre pas hostile. Il semblerait même que tous les dragons sont de nature gentille et qu’il ne volent des vivres que dans le seul but d’entretenir leur maître. Mais bien sûr, il sera difficile d’en convaincre les autres vikings…

La première chose qui choc dans le film ce sont les graphismes, un pur chef-d’oeuvre artistique ! Les décors sont vivants, colorés, resplendissants et incroyablement détaillés, de même que les personnages qui ne payent pourtant pas de mine au premier abord. Les dragons pour leur part sont spectaculaires et magnifiques. Ayant eu la chance de le voir en 3D lors de sa sortie en salle, je peux aussi certifier l’une des plus belles 3D jamais vue d’ailleurs récompensée par le prix Persol du film 3D le plus créatif. Mais beaucoup plus encore, la musique de John Powell est à se damner ! Un pur régale auditif, une symphonie magistrale, un véritable must de la musique écossaise ! Certes la musique de The Social Network est excellente mais ne pas donner l’oscar de la meilleure musique à Dragons est une connerie impardonnable. Tout cet emballage sensoriel confère une poésie extraordinaire au film avec aussi cette magnifique histoire d’amitié entre l’homme et l’animal d’une profondeur émotionnelle rarement égalée. Cerise sur le gâteau : le scénario est prenant, solide, original et sublimé par une fin parfaite. Si Toy Story 3 est sympathique (mais attention à la 3D arnaque), le préférer à Dragons pour l’oscar du meilleur film d’animation est une pure énormité d’aveugle mongolien ! Il s’agit là sans contestes possibles du meilleur film d’animation de l’histoire. Seul regret, la durée, de tout juste 89 minutes, mais bons ça serait cracher dans de l’eau bénite que de s’en plaindre. Les mois seront biens longs d’ici à Dragons 2 en juin 2014…

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SuperGrave

SuperGrave
2007
Greg Mottola

Véritable succès surprise, le film a tout balayé sur son passage aux Etats-Unis. Et pour mieux rendre le film complètement déjanté, le scénario est signé par un maître de la comédie : Seth Rogen.

Seth (Jonah Hill), Evan (Michael Cera) et Fogell (Christopher Mintz-Plasse) sont trois looseurs invétérés. Tout le monde se foutent de leurs gueules et les filles ne sont q’un lointain fantasme inaccessible. Mais pour la première fois, quelqu’un les invites à un parté, en l’occurrence le binôme culinaire de Seth, Jules (Emma Stone). Elle (oui Jules c’est féminin ici) leurs confie l’achat d’alcool, puisque Fogell a une fausse carte disant qu’il s’appelle McLoven et a 25 ans. Mais au moment d’acheter, le magasin est victime d’un braquage et du coup, la police arrive. Seth et Evan étant persuadés que s’est à cause de la fausse carte, décident de le laisser seul et d’aller chercher de l’alcool par tout les moyens possibles. Pendant ce temps, le fameux McLoven devient le meilleur ami des deux policiers Michael (Seth Rogen) et Slater (Bill Hader) et ensembles, ils sillonnent la ville en buvant comme des pochards.

Chacun des trois acteurs principaux ont une personnalité hors du commun et sont tous hilarant dans leurs genres avec Seth, le gros obsédé qui jure en permanence, Evan le grand timide maladif et Fogell, sorte d’handicapé mental bégayant qui se tranforme en McLoven le killer. Les deux policiers sont eux aussi à ce tordre de rire. Pas un seul temps morts, un déluge incroyable de blagues cultes. Mieux encore, le scénario très teen-moovie réserve de nombreuses surprises et autres rebondissements. En somme, l’une des meilleures comédies de ces dernières années.

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L’Aigle de la Neuvième Légion

L'Aigle de la Neuvième Légion
2011
Kevin Macdonald

En 100 avant Jésus Christ, la neuvième légion de Rome était partie en quête de nouveaux territoires dans les terres barbares de l’Ecosse. Cette légion regroupait quelques 5000 hommes mais aucuns ne revinrent de cette mission. Que sont-ils devenus ? Sont-ils tous morts ?
Marcus Aquila (Channing Tatum) est le fils d’un de ces légionnaires. Pour faire honneur à sa famille, il gravis les échelons de l’armée et devient centurion et décide d’être affecté à un poste en Grande-Bretagne. Et c’est de main de maître qu’il redora le terne blason de son fort, mais ce au prix de son propre sacrifice. Suite à d’importantes blessures, il fut remercié et écarté de l’armée. Mais l’heure de sa retraite n’avait pas encore sonnée. Il décide donc, accompagné de Esca (Jamie Bell) un esclave qu’il a sauvé, de faire ce qu’aucuns autres n’a osé faire auparavant : reprendre aux mains des écossais le blason de l’aigle de la neuvième division…

Les films historiques se passant durant l’empire roman sont plutôt rares. Celui-ci se paye en plus le luxe d’être original. L’époque semble lointaine et pourtant, les deux messages véhiculés par le film sont des valeurs chères à l’Amérique : l’égalité entre tous et l’amour de sa patrie. Et si tous ça est possible, c’est grâce à un jeu d’acteurs exceptionnel. Si Jamie Bell est déjà un acteur confirmé, la véritable réussite du film vient de Channing Tatum qui livre une fois encore une performance de haut vol. Le duo principal est donc extrêmement efficace. Si les séquences d’affrontements sont un peu saccadés, la réalisation globale est très bonne, d’autant qu’elle est appuyée par de somptueux paysages des Highlands. Un beau film au message très fort.

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