La Princesse de Montpensier

La Princesse de Montpensier
2010
Bertrand Tavernier

Les films d’époque sont nombreux et se sont souvent les deux même thèmes qui reviennent : soit une romance dramatique, soit un film de guerre et à fortiori dramatique. La morosité est donc de mise et est ici au service de l' »amour » qui consiste plus en du désir dans ce cas.

C’est donc pendant la France de 1562 que l’histoire prend place. Les guerres de religion font rage entre catholiques et protestants. François, Comte de Chabannes (Lambert Wilson) faisait parti de ceux qui se battaient pour leur religion. Mais lors d’une mission, il se voit dans l’obligation d’assassiner une femme enceinte et décide de déserter. Il sera alors recueilli par le prince de Montpensier (Grégoire Leprince-Ringuet), parti quérir sa promise, la future Marie de Montpensier (Mélanie Thierry). Mais elle était déjà engagé avec son cousin Henry de Guise (Gaspard Ulliel), peu enclin à se séparer de son aimée. Mais ils se marièrent tout de même. Peu à peu, tous succombent à son charme, même le Comte de Chabannes et le Duc d’Anjou alors que pour elle, seul l’importe sa passion pour Henry…

Le film est un sacré méli-mélo sentimental avec tout ce monde qui se dispute la même personne. Certes, elle est très belle mais tout de même ! Sinon, les acteurs sont bons, une fois accoutumé au langage et expressions de l’époque. L’ambiance de l’époque est d’ailleurs bien retransmise grâce à une belle image et de beaux décors et costumes qui ont été récompensés aux césars. Mais malheureusement, plusieurs problèmes majeurs viennent obscurcir le tableau. En effet, le film est long et c’est d’autant plus un problème que le rythme est lent et qu’on dénote de nombreux temps morts. L’autre point négatif du film est son dénouement peu joyeux, question de goût. Reste un bon film qui ravira les amateurs de films historiques.

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Age of Empires III

Graphisme : 14/20

Même si le titre a presque 6 ans, il reste très agréable à regarder, notamment grâce à une personnalisation graphique assez poussée qui pouvait mettre en déroute de très puissants PC en son temps. Et même si l’aspect visuel est secondaire dans un jeu de stratégie, il est tout de même appréciable de pouvoir contempler de majestueux fort bien modélisés.

Jouabilité : 18/20

Les Age of et à fortiori les Age of Empires sont considérés comme une référence en matière de stratégie. Si presque toutes les quêtes consistent à créer sa base, la défendre et détruire celle adverse, quelques ajouts rendent l’expérience plus attrayante. En effet, au cour de chaque niveau, chaque action rapporte de l’expérience qui permettent d’utiliser des options préalablement achetés en métropole. Ainsi, on peu demander du renfort, augmenter diverses statistiques ou, et ça ça change tout, faire appel à des bâtiment inaccessibles tel le fort, fusion de caserne, écurie et tourelle ou le meilleur de tous, l’usine ! Cette dernière produit en grande quantité n’importe quelle matière première au choix et interchangeable à toute occasion. C’est d’ailleurs autrement plus efficace que n’importe quel code étant donné que l’adversaire en bénéficie automatiquement le rendant largement plus fort qu’en mode difficile.

Durée de vie : 15/20

Le mode campagne compte trois actes qui durent au total 12 heures tout au plus. C’est à peu près la moyenne du genre bien qu’on ait encore en mémoire Warcraft III et ces 30 heures, un record. Reste bien évidement ensuite le mode escarmouche, le multijoueur et l’éditeur de carte, comme dans la plupart des jeux de stratégie, excepté Starcraft II.

Bande son : 14/20

Les bruitages et musiques en cour de partie sont extrêmement classiques. Certains thèmes musicaux sont par contre très bons. A noter que chaque mission est ponctué par des phases de dialogues et ils ont fait l’effort de mettre des voix en français.

Scénario : 12/20

L’histoire est divisée en trois actes représentant chacun une génération de la famille Black avec l’arrière-grand-père, le père et la fille. Ils ont tous combattu les français, les espagnols et le Cercle, secte très puissante qui recherche la fontaine de jouvence (tient comme Jack !), le tout pendant la colonisation de l’Amérique. Plutôt intéressant mais c’est beaucoup trop mal mis en scène pour être pris au sérieux.

Note globale : 16/20

Six ans après sa sortie, il reste l’un des incontournable des jeux de stratégie. Ces graphismes sont loin d’être désuets et son système de civilisation est l’un des plus aboutis qui soit. Tout les bâtiments ont leur utilités et grâce à un système d’expérience, nombres de stratégies peuvent être établies à l’avance, même si il faut forcément y inclure l’usine, élément clef du jeu. Mise à part ça, le jeu est un exemple de classicisme au niveau structurel et du scénario. La difficulté étant réglable, professionnel ou néophytes, vous pouvez y aller les yeux fermés.

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Morning Glory

Morning Glory
2011
Roger Michell

En quoi consiste le métier de producteur d’émission de télé ? Eh bien après ce film, vous saurez. En effet, le film raconte les mésaventures de Becky Fuller (Rachel McAdams) qui, après s’être fait virée, est engagée par Jerry Barnes (Jeff Goldblum) pour reprendre la matinale « Daybreak » de la chaîne. Mais cette dernière est en perte d’audience. Becky essaye tant bien que mal de réorganiser l’émission et cherche à intégrer à l’équipe le célèbre Mike Pomeroy (Harrison Ford) pour présenter entre autre le bulletin d’information avec Colleen Peck (Diane Keaton). Mais Mike est peu enclin à accepter de collaborer et la gestion est difficile. Mais pire encore, Jerry Barnes annonce la mort programmée de l’émission, faute d’audience…

A l’image du personnage de Rachel McAdams, le film est survolté, dynamique et sans temps morts. Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre, l’humour est plutôt fin et d’assez bonne qualité. Les acteurs ne sont pas au mieux de leurs formes mais dans l’ensemble, la prestation de groupe est correcte. A noter la présence, en plus des piliers du cinéma susnommés, de Patrick Wilson. Si la comédie est le thème principal, le film n’est pas exempt de passages émotionnels et dramatiques, bien que ça ne soit que pour un plus grand retour comique derrière. En bref, c’est une bonne comédie efficace avec un casting de mastodontes et qui se paye le luxe d’avoir un scénario original.

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Peter Pan

Peter Pan
2004
P.J. Hogan

Peter Pan s’est déjà vu être l’objet de plusieurs adaptations tels Neverland, sur l’histoire de J.M. Barrie, son écrivain, ou encore Hook, censé se passer quelques dizaines d’années après mais ne prenant pas vraiment en compte l’histoire originale.

Ici donc, il s’agit d’une transposition bête et méchante du film d’animation de Walt Disney de 1952, avec ce coup-ci des acteurs en chaire et en os. Cela raconte donc l’histoire de Wendy, John et Michael Darling, ayant pour nourrice Nana, un Saint-Bernard. Un beau jour, un garçon, Peter Pan (Jeremy Sumpter), pénètre dans la chambre commune à la recherche de son ombre. Réveillée par le bruit, Wendy se retrouve nez à nez avec Peter Pan en train de voler dans les airs. Il lui apprend qu’il est un enfant sans parents, sans règles et qu’avec ses amis les enfants perdus, ils coulent des jours heureux dans le pays imaginaire ampli de divertissements en tout genres tels des indiens ou des pirates. Elle tombe immédiatement amoureuse de lui et décide de le suivre en compagnie de ses deux frères…

Plus qu’une transposition, le film est un exemple de fidélité à son œuvre originale : l’histoire est identique à la virgule près et même la plupart des dialogues sont restés et les acteurs sont extraordinairement biens choisis. Peter Pan a vraiment le physique idéale pour le rôle et Wendy est magnifique. Bon après, on se coltine une Ludivine Sagnier peu convaincante en Clochette mais bon… Ajoutez à cela une image superbe, des décors somptueux et des effets spéciaux solides. Cette version constitue donc une belle alternative moins enfantine que celle de Disney. Sans aucun doute le meilleur film de Peter Pan.

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Mai 2011

Statistiques 2011
janvier février Mars (est) avril mai
Nombre d’articles 39 31 41 37 52
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Nombre moyen de pages vus 3,02 2,32 3,48 3,64 4,97
Temps moyen passé sur le site 4min25 3min07 4min51 4min49 5min11
Taux de rebond 35,06% 49,00% 51,84% 23,50% 25,66%
Nouvelles visites 14,37% 15,00% 16,33% 28,98% 30,70%
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Trafic
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Accès direct 21 21 11 26 16
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Une Affaire privée

Une Affaire privée
2002
Guillaume Nicloux

A quand remonte le dernier bon film avec Thierry Lhermitte ? En tout cas, c’était visiblement avant 2002. Et quand on ne fait plus rien, on en vient à accepter des films plus « originaux » comme celui-ci.

François Manéri (Thierry) est un détective privé. Il se voit confié la mission de retrouvé Rachel Spirien, jeune étudiante disparue depuis six mois. Comme son métier l’exige, il devra faire connaissance avec le milieu et les gens qui côtoyaient sa vie tels des voyous homos ou des amateurs de boîtes à partouses. Il fera aussi très ample connaissance avec la meilleure amie de la disparue (Marion Cotillard). Quelques temps plus tard, le cadavre de la fille est découvert au bord de la forêt de Fontainebleau. Malgré tout, François continu l’enquête pour en apprendre les causes de sa mort.

Mais que c’est lent ! Horreur, secouez vous les gens ! L’enquête avance à un rythme plus que poussif, contrairement à la consommation ahurissante de cigarettes et de bière de Thierry. Ce qui nuis aussi grandement au film, c’est la quantité de personnages inutiles qui sature une histoire déjà très fragile. Pire encore, la fin « inattendue » qui peine à venir est d’une telle évidence que tout le monde pourrait le comprendre juste avec l’affiche mais le film est tellement mal fait qu’au bout de 20 minutes, le spectateur se dit que se serait trop inconcevable et pourtant, ils l’ont fait… Pour ce qui est du suspense donc, il faudra repasser. Même si le casting est attrayant, passez votre chemin.

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Johnny English

Johnny English
2003
Peter Howitt

Outre les trois films et deux séries sur Mr Bean, la carrière de Rowan Atkinson est plutôt vide… En même temps, on ne peut pas dire que son physique soit montrable dans autre chose que des comédies bien lourdes. C’est donc sur ce principe que Johnny English a été fait.

Les films d’espionnages ne manquent pas et nombreux sont ceux qui ont tenté un mélange comique comme Alex Rider ou les OSS 117. Ce coup ci donc, l’espion en herbe sera Johnny English (Rowan), spécialiste des boulettes et toujours le dernier au courant. Après avoir causé la mort accidentelle de tout les espions d’Angleterre, Johnny se trouve être le dernier espion possible. On lui confie alors la charge de la surveillance des bijoux de la couronne. Mais bien sûr, ça tourne mal et Johnny accumule les problèmes. Pendant ce temps, Pascal Sauvage (John Malkovich) met tranquillement en place son plan diabolique…

C’est faible, très faible. Même sans tenir compte de l’amateurisme évident dont fait preuve le film, ça reste très en deçà de ce qui pourrait être fait. Si tout les acteurs sont mou et inodore, ça n’aide pas à faire passer les gags, tous d’une lourdeur infâme, excepté quelques passages au dessus du lot qui décrocheront tant bien que mal deux trois rires forcés. Le pouvoir comique de Bean est là, pas de problèmes, mais il est tellement mal vendu que la mâchoire du spectateur s’ouvrira plus pour bailler que pour rire. Il aurait pu y avoir quelque chose d’intéressant à exploiter en effet et espérons que la suite qui nous attend pour le 21 décembre le fera.

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Neverland

Neverland
2005
Marc Forster

Si quelques films ont déjà été faits sur Peter Pan, c’est la première fois que l’histoire se porte sur son écrivain, James M. Barrie, incarné par Johnny Depp.

Londres, début XX°, M. Barrie, écrivain pour théâtre, cherche à se remettre sur pied après l’échec de sa dernière pièce, produite par Charles Froham (Dustin Hoffman). Un jour où il se promène au parc, il tombe sur la famille Davies et se prend immédiatement de sympathie pour Sylvia (Kate Winslet) et ses quatre fils (dont Freddie Highmore). Leur père étant mort, il va peu à peu devenir comme un père de substitution. Chaque jeu, chaque journée passée avec eux l’inspire et de cette inspiration naîtra Peter Pan.

Durant la première moitié, le film semble effroyablement lent, insipide, inintéressant et redondant. Puis l’émotion prend place et enfin l’histoire décolle vers le pays de l’imaginaire et s’emplit de poésie. Le film est d’ailleurs très beau et peut compter sur de magnifiques décors et autres costumes qui lui a valu une nomination dans les trois catégorie. Le seul prix remporté par le film est celui de la meilleure musique et ça n’est pas tellement mérité mais comme il n’y avait pas concurrence… Pour les acteurs, outre Johnny Depp fidèle à lui même, c’est-à-dire excellent (avec une nomination aux oscars), les enfants sont acceptables mais Kate Winslet, elle, est tout simplement mauvaise et son charisme rivalise avec une huitre. De toute façon, le potentiel n’était pas bon et c’est finalement le maximum qu’on pouvait en tirer.

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Les Fugitifs

Les Fugitifs
1986
Francis Veber

On prend les même et on re-recommence avec Pierre Richard et Gérard Depardieu à nouveau derrière la caméra de Francis Veber et avec la musique de Vladimir Cosma. Néanmoins, alors que ce n’est pas la suite des Compères, le nom des acteurs n’est pas changé.

Mais il n’y a pas que pour les noms que l’imagination manque. Le scénario est d’une banalité affligeante : Jean Lucas (Depardieu) sort tout juste de cinq ans de prison pour 14 braquages quand tout d’un coup, il se fait prendre en otage par François Pignon (Richard), chômeur de longue durée qui essayait de trouver une échappatoire pour lui et sa fille. Mais bien sûr, à leur sortie de la banque, la police croit que Lucas est le vrai braqueur. Après quelques temps passés ensemble, Lucas décide d’aider Pignon à s’en sortir.

C’est mou, prévisible et tellement classique. Depardieu commençait déjà à se faire de la mauvaise graisse et ça se traduit directement par une baisse de régime et il perd beaucoup en efficacité. Ce qui dommage aussi, c’est que Pierre Richard n’est plus drôle une seule seconde du fait du caractère sérieux du film et ça n’est pas sa tasse de thé. La présence de quelques guest tel Jean Benguigui ne changent pas la donne. Ce qui sauve un minimum le film c’est Jeanne, la fille de Pignon, très émouvante. Ça fait peu, trop peu.

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Signes

Signes
2002
M. Night Shyamalan

Il fut un temps où le nom de M. Night Shyamalan était annonciateur de films exceptionnels tels Sixième sens ou Le Village avant de sombrer dans les navets champions des Razzie Awards avec La Jeune fille de l’eau, Phénomène et Le Dernier maître de l’air. Heureusement, on est clairement dans la première catégorie.

Que sont ses signes, qu’on retrouve dans les champs, d’une géométrie parfaite avec pas la moindre brindille de cassée ? Un beau matin, Graham Hess (Mel Gibson) en retrouve un dans son champs de maïs. Très vite, c’est le monde entier qui est touché par ce phénomène. Quelque temps plus tard, d’étranges lumières sont apparues au dessus des villes à proximités des signes. une vidéo amateur a même filmé un extraterrestre. Il n’existe que deux possibilités : soit vous croyez en dieu et se sont des signes, des miracles ou alors vous n’y croyez pas et vous sentez au fond de vous que ça va mal se finir.

Autant le dire tout de suite, il ne se passe pas grand chose. Les extraterrestres se font discret et ce n’est que tout à la fin que l’on pourra observer convenablement l’un d’eux. Le film vaut principalement pour ces acteurs tous très bons sauf peut-être Joaquin Phoenix et son aspect psychologique. A noter la présence de Abigail Breslin alors âgée de cinq ans. Cette dernière contribue à l’une des trois grandes questions du film puisque tout le long son comportement semble bizarre alors qu’au final, elle a bien un don. Les deux autres sont liées puisque, Graham étant un ancien religieux ayant perdu la foie suite à la mort de sa femme, il sera question de savoir si les extraterrestres sont des signes de dieu où la fin du monde et donc plus généralement si dieu existe. Mel Gibson étant un très grand croyant, on sent que le film lui tient à cœur et il n’en est que meilleur. Ça fait plaisir de temps à autre un film du troisième type qui ne soit pas une avalanche d’effets spéciaux mais plus un film existentiel.

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