Le Dilemme

Le Dilemme
2011
Ron Howard

Trop cool : une comédie américaine avec Vince Vaughn (Serial noceurs, La Rupture) ! Oui mais non. Il y a pourtant des signes qui ne trompent pas tels la présence sur l’affiche de Kevin James (Quand Chuck rencontre Larry, Copains pour toujours) ou encore le scénario : deux gars montent une entreprise de moteurs électriques restituant les sensations sonores d’une Dodge classique. Pendant ce temps, Vince voit la femme de Kevin en embrasser un autre. Va t-il le lui dire ? Dilemme…

C’est sûr qu’avec le recul, voir ce film relève du suicide pur et dur. Le bilan est lourd entre les acteurs nullissimes, l’absence de scénario, l’humour et les dialogues. L’humour est d’ailleurs tellement lourd que l’on se prendra la tête dans les mains très souvent. Les dialogues sont incroyablement mauvais et pire encore, les protagonistes de l’histoire réagissent de façon surréaliste, insensée et débile. Si Kevin James s’est vu privé du Razzie Award 2008 du pire acteur pour Quand Chuck rencontre Larry finalement attribué à Eddie Murphy pour Norbit, il serait naturel que le prix lui soit enfin décerné tant son talent est inexistant. Mais la concurrence sera à nouveau rude cette année avec des futurs grands nominés tels Winnie l’ourson, Les Schtroumpfs, Twilight 4 et bien d’autres à venir.

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Skyline

Skyline
2010
Colin Strause, Greg Strause

Beaucoup de personnes se réjouissent du nombre croissant de films de science-fiction. Mais malheureusement, rares sont les District 9, et trop fréquent sont les Monsters… Encore un qui croyait qu’avec un petit budget (10M$), on peut faire du grand spectacle. Le scénario sentait déjà le réchauffé : la ville de Los Angeles se fait attaquer par des extraterrestres (tiens, comme dans World Invasion, même si ce dernier est sorti après). Ah oui sinon notons que les extraterrestres utilisent une lumière bleu qui attire les humains dans le but de leur voler leurs cerveaux, utilisable comme énergie. Ah oui d’accord…

Bon, pas de scénario mais passons. Et les acteurs qui subissent cette attaque à L.A ? Encore raté : tous des illustres inconnus aux charismes d’huitres. Reste les effets spéciaux. Pour le coup, on peut dire que le budget n’aura pas été un frein vu le résultat, plus que satisfaisant même si très loin d’être impressionnant. A noter que le rythme du film est très lent et que le début est réellement effectif au bout de 30 minutes étant donné le manque d’intérêt de l’histoire des protagonistes. C’est d’autant plus embêtant que le film est court : tout juste 90 minutes. Heureusement, la fin rehausse le niveau en proposant plus d’action, moins d’acteurs et plus d’effets spéciaux/extraterrestres. A leur sujet d’ailleurs, on se réjouir de pouvoir les contempler intégralement et fréquemment. A noter que leur look est proche de celui des Protoss dans Starcraft. Au final, si on s’en sort mieux qu’avec Monsters, ça reste mauvais.

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Que justice soit faite

Que justice soit faite
2010
F. Gary Gray

Alors qu’un père de famille (Gérard Butler (300, L’Abominable vérité)) joue tranquillement avec sa fille, quelqu’un toque à sa porte. Ouvrir aura été la pire erreur de sa vie : derrière la porte se trouvaient deux malfrats qui ont violemment assassiné sa femme et sa fille. Si l’un des deux est condamné à la peine capitale, l’autre s’en tire avec seulement cinq pour meurtre « involontaire ». 10 ans plus tard, le premier des condamnés arrive enfin au bout du couloir de la mort mais au moment de l’injection, au lieu de mourir « tranquillement », il se tord dans une douleur terrible. Son complice sera quelques jours plus tard retrouvé torturé et en 26 morceaux. Et ce n’est que la première étape de Gérard qui demande Que justice soit faite

Si le film est une claque monumentale, c’est non seulement grâce à un scénario d’une richesse et d’un degré de finition exceptionnels, mais aussi grâce aux acteurs Gérard Butler et Jamie Foxx (Le Soliste, Dreamgirls), en particulier Gérard qui impressionne tant par son personnage jubilatoire, à la limite du dieu, que par son interprétation parfaite. Le rythme du film est soutenu et extrêmement dynamique avec un suspense constant sur ce que sera la prochaine étape et à quel point ce sera classe. Si la fin est inattendue et de bonne facture, elle n’en reste pas moins l’unique problème du film qui empêche le sans-fautes à cause de la prise de parti qui entraine une déception obligatoire. Mais après tout, justice a été rendue.

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Les Emotifs anonymes

Les Emotifs anonymes
2010
Jean-Pierre Améris

Après Entre ses mains, le duo Benoît Poelvoorde/Isabelle Carré est à nouveau réuni pour une comédie au sujet fort intéressant et prometteur : Angélique (Isabelle) souffre d’une timidité terrible rendant pénible les discussions et donc le travail. Ayant perdu le sien, elle cherche un job de chocolatière, domaine dans lequel elle excelle particulièrement. Mais alors qu’elle croit décrocher le travail idéal, elle se rend compte qu’il s’agit d’un travail de responsable des ventes où la relation client est primordiale. Jean-René (Benoît), son patron, est lui aussi très émotif. Il est de son côté suivi par un psy et elle, par l’association des émotifs anonymes. Parviendront-ils à surmonter leurs timidités pour s’avouer leurs sentiments ?

On aurait pu craindre à un rapide essoufflement ou à des faiblesses scénaristiques, d’autant que l’humour est lourd au premier abord. Mais heureusement, plus le film avance et plus la pilule passe, notamment grâce aux bonnes prestations de Benoît et Isabelle. Outre l’idée de base, le film regorge de bonnes idées avec un certain comique de répétition qui s’installe autour des personnalités des deux tourtereaux. Si la structure est classique et le déroulement prévisible, il n’en reste pas moins que le film est une bonne comédie-romantique efficace.

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Le Voyage de Chihiro

Le Voyage de Chihiro
2002
Hayao Miyazaki

Sans aucuns doutes le moins « tout public » des Miyazaki (Le Château ambulant, Le Château dans le ciel, Princesse Mononoké) il n’en reste pas moins l’épisode qui a déclenché l’ouverture grâce à laquelle les cinémas ont accueillis les bras ouverts tous les films de Miyazaki.

C’est dans un Japon reculé et campagnard que la famille de Chihiro décide d’emménager. Alors que le père prend un mauvais chemin, ils s’arrêtent devant un tunnel qui semble les appeler. Ils arrivent dans un parc à thème abandonné, ou presque. En effet, une montagne de nourriture appétissante les attends. Mais Chihiro sent le piège qui s’avère en être un et transforme ses parents en porcs obèses. Le tunnel était en fait un portail vers le monde des esprits.

Ce film est considéré à tort comme un très bon, voir le meilleur Miyazaki, sauf par la presse d’avantage portée sur Le Château ambulant. Son univers est de loin le plus bizarre, à la limite du gore, et le moins accessible. Les personnages de l’histoire sont aussi les moins attachants et les moins réussis tant au terme de la personnalité que de la qualité graphique. Mais le film peut compter sur des décors sublimes qui fourmillent de détails comme jamais, bien que le design général ne soit parmi les meilleurs. Pareillement pour la musique, très belle mais très loin de certaines musiques enchanteresses du Château dans le ciel ou du Royaume des Chats (bien que dans ce cas, Hayao Miyazaki n’était chargé que du scénario). Le côté enchanteur est d’ailleurs passé complètement à la trappe quand on le compare à ses propres must tels Kiki la petite sorcière ou Nausicaä de la vallée du vent. De là à dire que c’est le pire des Miyazaki serai exagéré mais pas si éloigné de la vérité. Reste un très beau film d’animation qui tranche de l’habitude.

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Le Crime est notre affaire

Le Crime est notre affaire
2008
Pascal Thomas

Après Mon petit doigt m’a dit… Pascal Thomas réuni à nouveau Catherine Frot et André Dussollier autour d’une comédie policière. Mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit d’une adaptation d’un roman d’Agatha Christie. L’histoire pour sa part est on ne peut plus banale : la tante de Catherine voit une femme agressée dans le train qu’elle croise, mais la police ne la prend pas au sérieux alors que Catherine si. Cette dernière profite d’une semaine de vacances de son mari pour jouer les cuisinières dans une demeure parfaite pour planquer un corps jeté depuis le train. Et effectivement, elle retrouve rapidement le corps. Reste à savoir qui est coupable.

Le scénario est d’une banalité monstre et accumule les clichés du genre. Pire encore, le déroulement est prévisible et la fin attendue. De plus, les acteurs surjouent de façon très théâtrale nous rappelant les heures sombres du cinéma à l’époque où personne ne savait jouer correctement. Ce qui sauve le film de la perdition c’est son humour, certes facile et convenu, mais bien venu avec même quelques bonnes idées, notamment la dernière scène. Mais bon, encore un mauvais film français…

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Hitman

Hitman
2007
Xavier Gens

Ce film tiré de la célèbre franchise éponyme de Eidos fut très décrié par les fans du jeu-vidéo. Si le film reprend principalement les bases scénaristiques du jeu, il s’en émancipe assez largement. Enfin ça c’est d’après ce qu’on en dit car je n’ai jamais testé les jeux. C’est donc avec un regard impartial que je peux aborder le film.

L’histoire, comme dans le jeu, s’axe autour du meilleur fantôme de l’Organisation, numéro 47 (Timothy Olyphant (The Girl Next Door, The Crazies)). Cette Organisation ultra secrète forme des enfants perdus ou abandonnés à devenir des tueurs à gages professionnels. On les reconnait à leurs crânes rasés et leurs codes barres à l’arrière de la tête. Mais alors que numéro 47 est engagé pour assassiner le président russe, il se rend compte d’une machination orchestrée par le président Belicoff ainsi que les services secrets russes. Et pendant ce temps, Interpol cherche à le coincer.

Ah, enfin un bon vrai gros film d’action ! Si le scénario ne casse pas des briques, il a le mérite de nous plonger dans une ambiance originale et nous propose un héros de très grande qualité de par sa personnalité, sa classe, et la formidable interprétation de Timothy Olyphant. Le chef d’Interpol campé par Dougray Scott (Deep Impact ; A tout jamais, une histoire de Cendrillon) s’en sort excellemment bien, de même que la prostitué russe Olga Kurylenko (Quantum of Solace, Max Payne) qui semble avoir une prédisposition pour le rôle. De manière générale, le film est d’un dynamisme haletant d’une rare intensité, le tout accompagné par une musique exceptionnelle. Le rendu est très propre et les scènes de gun-fight sont bien lisibles. Le suspense monte le long du film et se conclut parfaitement. Espérons que la suite ne traine plus trop.

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Avril 2011

Statistiques 2011
décembre janvier février Mars (estimations) avril
Nombre d’articles 19 39 31 41 37
Visites 33 174 200 251 383
Visiteurs 10 37 38 44 117
Pages vus 122 525 465 874 1393
Nombre moyen de pages vus 3,7 3,02 2,32 3,48 3,64
Temps moyen passé sur le site 9min22 4min25 3min07 4min51 4min49
Taux de rebond 36,36% 35,06% 49,00% 51,84% 23,50%
Nouvelles visites 30,30% 14,37% 15,00% 16,33% 28,98%
Profil technique
Firefox 26 148 181 216 285
Chrome 4 16 10 26 43
Internet Explorer 1 8 6 6 27
Konqueror 0 0 0 4 7
Safari 2 1 2 1 18
Playstation 3 0 0 0 0 2
Opera 0 0 0 0 1
SAMSUNG-GT-S5230 0 1 1 0 0
Trafic
Moteur de recherche 0 133 169 207 327
Accès direct 16 21 21 11 26
Site référent 17 20 10 33 30
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Monsters

Monsters
2010
Gareth Edwards (II)

En voilà un film qui aura su faire parler de lui. Le réalisateur allant même jusqu’à dire qu’avec 200 millions comme Avatar, il prendrait 199 millions pour faire son film, puis prouverait qu’on peut faire le même avec 1 million. C’est d’ailleurs avec un budget dérisoire de 500.000 dollars que Monsters a été tourné.  Dans ce film de science-fiction, des extraterrestres sont arrivés sur Terre et ont atterri au Mexique. Un journaliste sur place est chargé de rapatrier la fille de son patron se trouvant au Brésil. Mais alors qu’ils ratent le ferry, ils se voient obligés de traverser la zone de quarantaine infestée de Poulpes géants pour rejoindre les États-Unis.

Pour arriver à un budget aussi réduit, l’équipe à dû prendre deux acteurs complètement inconnus, ainsi que faire l’impasse sur toutes formes d’effets spéciaux, ou presque. Durant 90 % du film, pas la moindre scène d’action. La plupart du temps, les deux protagonistes, aussi insipides que mauvais, ne font que se déplacer et se racontent quelques fois leurs vies inintéressantes. Pour les aliens, il est dommage que le budget oblige une version à la Cloverfield (c’est-à-dire qu’on ne les voit pour ainsi dire jamais) car leur design est plutôt réussi. A noter que le film ne possède pas de fin et se contente de s’arrêter à un moment donné. Manque de budget ? Probablement pas ce coup ci car de la même manière que Cloverfield, on ne nous explique que le strict nécessaire puis on passe à une sorte de reportage bidon qui s’enchaîne laborieusement et de façon ultra prévisible. Bref pas d’acteurs, pas de budget, pas d’effets spéciaux et pas de scénario. Monsieur Gareth Edwards, vous êtes un gros con prétentieux.

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Le Portrait de Dorian Gray

Le Portrait de Dorian Gray
2009
Oliver Parker

Contrairement à ce que dit l’affiche, le film n’a pas eu la chance de se voir offrir une sortie ciné. Et pourtant, cette adaptation du livre éponyme de Oscar Wilde ne manque pas de proposer un casting solide avec principalement Ben Barnes (le prince Caspian dans Narnia 2 & 3) et Colin Firth (Un mariage de rêve, Le Discours d’un roi). Grand classique de la littérature, Le Portrait de Dorian Gray raconte l’histoire d’un jeune homme appelé Dorian (Ben Barnes) qui décide de suivre les conseils de son ami Henry (Colin Firth) et d’abuser de tout. Il ira jusqu’à passer un pacte avec le diable pour rester jeune et beau en enfermant son âme dans un tableau de lui, vieillissant et moisissant à sa place.

Si les acteurs ne sont pas trop mal, le problème principal du film réside dans son scénario bien trop léger et plat. Si l’idée de mener une vie de dépravé a pu intéressé son monde à une époque, ce n’est plus le cas. Le côté gore du film est inutilement poussé à l’extrême installant de ce fait un sentiment de malaise au spectateur. Je ne saurai que trop déconseiller aux plus jeunes de passer leur chemin. Pour les autres, à moins d’être un grand fan de l’œuvre originale, passez aussi votre chemin.

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