Ben X

Ben X
2008
Nic Balthazar

Pas grand chose à voir actuellement alors c’est le moment de prendre des risques. Par risque j’entends un film indépendant belge. D’autant plus que l’histoire aurait de quoi en refroidir plus d’un (je suis drôle, c’est pas humain). Il s’agit de l’histoire vraie d’un jeune autiste se faisant martyriser violemment par ses camarades l’obligeant à changer régulièrement d’établissement scolaire. Le seul endroit où il se sent relativement bien c’est à Archlord, un jeu-vidéo dans lequel il est fort et a une amie. Mais qu’est-ce qui sera plus fort entre cette amitié virtuelle et son envie de mettre un terme à sa vie de merde ?

Plutôt bien réalisé, le film nous retranscrit à merveille un univers totalement différent et irrationnel qu’est celui de Ben. Malgré ses différences, le film arrive à nous faire prendre le parti du pauvre autiste persécuté. Et alors que le film suit son cours avec efficacité, le spectateur se perd et ne sait plus vraiment ce qui se passe et sent bien que quelque chose d’horrible va se passer et la réponse devient de plus en plus logique. Mais non ! Twist ending ! Assez improbable pour ce genre de film, rendant la surprise encore plus forte, le tout véhiculant un beau message de tolérance qui pour une fois n’est pas étouffant et fait même plaisir. Mais rassurez-vous si vous avez peur d’être largué dans ce nœud mental, tout est clair à la fin, bien que toute personne plus intelligente que Ribéry serait en mesure de comprendre rapidement la situation. Comme quoi, on n’est jamais assuré contre les bonnes surprises.

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Un jour, peut-être

Un jour, peut-être
2008
Adam Brooks

Alors que Will Hayes (Ryan Reynolds (Bured, Green Lantern)) va chercher sa fille (Abigail Breslin (Little Miss Sunshine, Bienvenue à Zombieland)) de 11 ans à l’école, cette dernière intriguée par un sujet abordé en classe, décide de lui demander de lui raconter comment il a rencontré sa mère. Il va alors lui raconter sa vie sentimentale en essayant de lui faire deviner qui est sa mère entre les trois femmes de sa vie : Isla Fisher (Confessions d’une accro du shopping, The Lookout), Elisabeth banks (Les Trois prochains jours, Zack & Miri font un porno) et Rachel Weisz (La Momie, Constantine).

Si on aurait pu s’attendre à du classique, ce n’est pas le cas. En plus de proposer une pléiade de bons acteurs, le film est prenant de par sa structure efficace axée sur les trois femmes qui viennent, partent puis reviennent en jouant le suspense jusqu’au bout. C’est d’autant plus fort que toutes possibilités restent valides jusqu’au tombé de rideau à la fois attendu et surprenant bien que ça ne soit pas la fin du film puisqu’on sait dès le début que la mère de Abigail est en instance de divorce avec Ryan, reste à savoir s’il y aura ou non une happy end. Une très bonne comédie-romantique qui se paye le luxe d’être originale.

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Hannah Montana, le film

Hannah Montana, le film
2009
Peter Chelsom

A cette époque, Hannah Montana (Miley Cyrus (La dernière chanson, Volt)) était sans contestes la série la plus prospère de Disney avec chaque année sa star récompensée par les Teen Choice Awards de la meilleur actrice. Il n’est donc pas étonnant d’en voir une transposition au cinéma. Ce qui est plus étrange par contre c’est que le film est sorti entre les saisons 3 et 4 alors que l’action se déroule durant la saison 3 et avant les deux derniers épisodes. Pour l’histoire, après plusieurs dépassement de bornes, le père (Billy Ray Cyrus) décide de l’envoyer dans ses terres natales du Tennessee pour se ressourcer.

Et il n’en resta plus que deux… C’est un peu le sentiment qui nous vient très vite du fait que la plupart des acteurs de la série ne font qu’une apparition ou pire encore pour la grand mère qui se voit changer d’actrice, même si ça n’est pas très gênant. Reste, mise à part Miley/Hannah, le père qui tient un rôle comparable à celui dans la série, Jason Earles lui, est complètement inexistant. C’était un pari risqué que de miser uniquement sur l’actrice principale de la série pour assurer le film quand on sait l’importance comique des autres. Et force est de reconnaître que le film n’est pas aussi drôle que la série. Mais à la place, une ambiance sentimentale et dramatique prend le relai et c’est tant mieux ! On se rend très vite compte que Miley a largement les épaules pour soutenir le film à elle seule. Et en plus d’être une actrice formidable, elle créé et interprète ses propres chansons magnifiquement. Et c’est en toute logique que l’actrice fut nominée pour le MTV Moovie Awards de la révélation de l’année, de même que primée pour la meilleure chanson. C’est donc avec brio que le film remplit son rôle de sublimation de la série.

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Les Trois prochains jours

Les Trois prochains jours
2010
Paul Haggis

Remake du film français Pour elle, Les Trois prochains jours voit les choses en grand. La famille des Brennan mène une vie tranquille jusqu’au jour où la mère est accusée du meurtre de sa patronne et est condamnée à perpétuité( contre « seulement » 20 ans en France). Convaincu de l’innocence de sa femme (Elizabeth Banks (Betty Brant dans les Spiderman, Zack & Miri font un porno)) et ayant perdu espoir en les avocats, John (Russell Crowe (Gladiator, Robin des bois)) décide de mettre en œuvre une évasion pour sa femme. Mais alors qu’il élabore son plan, il apprend qu’elle sera transférée dans trois jours. Il ne lui reste que trois jours pour la faire évader…

Si le début semble un peu mou et sans espoirs aux vus de l’incompétence de John, la seconde moitié déchaine la fureur et nous prouve à tous que non seulement il a réellement un plan, mais qu’en plus il est impressionnant, colossal et pète le feu. Sorte de « Tweest Middle » hallucinant qui donne un sacré coup de boost au film avec à la clef des grosses scènes d’actions, du stresse et beaucoup de suspense à grand coup d’adrénaline. Le jeu d’acteur en est d’autant plus bluffant que rien ne laissait transparaître. Excellent Thriller orienté action.

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Le Monde de Narnia : L’Odyssée du Passeur d’aurore

Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore
2010
Michael Apted

Si le premier volet de cette trilogie narniesque avait fait un carton, on ne peut pas en dire autant de la suite. A tel point que Disney avait décidé de stopper net le troisième épisode. C’est finalement la Twenty Century Fox qui a sauvé le projet mais avec de grosses contreparties et certains changements radicaux comme un changement de réalisateur et surtout, chose inédite, une baisse radicale du budget qui passe de 225 à 155M$.

Pour la suite de leurs aventures, comme le laissait entendre la fin du 2, seuls les plus jeunes, Edmund et Lucy, seront de retour à Narnia. Mais malheureusement pour eux, leur cousin Eustache (Will Poulter) est aussi de la partie. Leur arrivée se fera en pleine mer où ils tomberont sur le Passeur d’aurore, bateau commandé par le roi Caspian (Ben Barnes). Sur place, ils apprennent que l’équilibre de Narnia s’apprête à être rompu par les forces obscures qui deviennent de plus en plus fortes. La seule solution est de restituer les 7 épées des seigneurs à l’étoile bleu.

La disparition de Disney aurait pu être une bonne chose comme notamment en ce qui concerne la censure, mais comme il n’y a presque pas de combats, la question ne se pose pas. Le changement de réalisateur est aussi dommageable car on perd largement au change. La restriction budgétaire se fait elle aussi largement sentir puisque la plupart des effets spéciaux sont en deçà, de même que la qualité graphique globale, bien que certaines scènes avec jeux de lumières soient bluffantes. Ce qui déçoit aussi dans cette suite est l’absence du monde de Narnia tel qu’on le connaît, même si force est de le reconnaître, on ne perd, loin s’en faut, au change. Cet univers marin est très beau et donne lieu à certaines scènes splendides, contrairement aux scènes de « combats » hachées ou encore les explorations d’îles mal cadrées. Si le niveau de la saga reste bon, on ne peut que constater que ce troisième et dernier volet des Pevensie est le moins bon. Reste que le pari est gagné pour la Twenty Century Fox qui rentabilise largement son investissement. Un préquel à la saga, toujours adapté de C.S Lewis, verra le jour en décembre 2013 : The Chronicles of Narnia : The Magician’s Nephew qui racontera la création de Narnia et non pas Le fauteuil d’argent, suite des aventures de Eustache.

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Le Monde de Narnia : Chapitre 2 – Le Prince Caspian

Le Monde de Narnia : Chapitre 2 - Le Prince Caspian
2008
Andrew Adamson

Il y avait de quoi avoir peur qu’en on sait les problèmes rencontrés entre report, annulation, changements et aussi casting difficile pour trouver le fameux prince Caspian, finalement incarné par Ben Barnes (Le Portrait de Dorian Grey, Un mariage de rêve).

Pour Peter, Lucy, Edmund et Susan quelques années se sont écoulés, mais à Narnia, ce n’est pas moins de mille ans. Le monde de Narnia n’est plus ce qu’il était : des humains ayant trouvés une brèche sont arrivés à Narnia et ont pris le pouvoir par la force en éliminant la plupart des Narniens. Ils se font appeler les Telmarins. Le prince Caspian est censé succéder au trône vide squatté par son oncle Miraz depuis la mort de Caspian IX. Et lorsque Miraz apprend la venue au monde de son fils, il décide de tuer Caspian qui de se fait, prend  la fuite, durant laquelle il utilisera l’ancienne corne de Susan, possédant le pouvoir de ramener les rois d’antan, c’est-à-dire nos 4 héros. Et il ne leur sera pas aisé de remettre  les choses en ordre.

Si, de même que les acteurs, l’histoire gagne en maturité, il est dommage que l’ancienne ambiance de Narnia soit bouleversée par cet arrivage humain même si la qualité n’en pâti pas. Grâce à une augmentation significative de budget (180M$->225M$), la qualité graphique est plus que jamais au rendez-vous et même si certains monstres ont encore un côté Power Rangers, les progrès sont flagrants. Les long mois à chercher Caspian ont porté leurs fruits puisque Ben Barnes s’en sort à merveille, même si on déplorera que son importance déborde sur celles des 4 héros. On notera que même si le film est plus adulte et sombre, la censure du sang est toujours aussi présente et se remarque d’autant plus qu’on dénombre plusieurs batailles. Au final, s’il est dommage que l’univers soit plus réaliste et moins chaleureux, les qualités scénaristiques, musicales, graphiques et jeux d’acteurs contrebalancent cette déception faisant que, une fois n’est pas coutume, la suite est aussi bonne que le précédant volet.

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Le Monde de Narnia : Chapitre 1 – Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique

Le Monde de Narnia : Chapitre 1 - Le lion, la sorcière blanche et l'armoire magique
2005
Andrew Adamson

Sans aucuns doutes l’un des plus gros projets d’adaptation littéraire qui existe avec, pour l’époque, le plus gros budget jamais accordé à une adaptation. Ce chapitre 1 est le premier volet de la trilogie de Peter, Edmund, Susan et Lucy, (puisque C.S. Lewis a écrit près d’une dizaine de tome sur Narnia) 4 enfants anglais qui partent se réfugier chez leur oncle pour cause de seconde guerre mondiale. Alors qu’ils jouent à cache-cache, Lucy se terre au fond d’une vielle armoire. Mais en y reculant, elle se rend compte qu’il y a une sorte d’ouverture vers des terres enneigées. Il s’agit en fait d’une passerelle entre leur monde et celui de Narnia qui subit depuis 100 ans le règne de la sorcière blanche (Tilda Swinton (Burn After Reading, Constantine)) jusqu’à la supposée délivrance apportée par 4 enfants : 2 fils d’Adam et 2 filles d’Eve.

Après Le Seigneur des Anneaux, l’héroïc-fantaisie revient en force dans une version plus enfantine. Si le film possède peu de violence, on notera aussi le fait que le sang est assez largement censuré : pas de sang sur les morts ni même sur les armes. Les seules fois où on en voit, il a déjà coagulé. Les dialogues sont eux aussi très enfantins et parfois même ridicules. Mais ce n’est pas pour ça qu’il ne s’adresse qu’aux enfants, bien au contraire. Et même si les acteurs sont moyens (sauf James McAvoy (Pénélope, Le Dernier roi d’Ecosse, Wanted : choisis ton destin) qui même en faune est génial), surtout Peter et Edmund (vilain petit canard de la bande renforcé par le fait que contrairement aux autres, il n’a non pas les yeux bleus mais noirs), l’ambiance magique prend bien d’autant plus que les décors et environnements resplendissent avec éclat. A l’exception des animaux, les effets spéciaux sont encore aujourd’hui excellents. Si le film ne vaut bien sûr pas autant qu’un Seigneur des Anneaux, il reste un pilier du genre.

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Petits meurtres à l’Anglaise

Petits meurtres à l'Anglaise
2010
Jonathan Lynn

Bill Nighy (Good Morning England, Hot Fuzz) est un tueur à gage, pour ainsi dire le meilleur. Sa nouvelle mission est d’assassiner une jeune femme (Emily Blunt (Les voyages de Guliver, L’Agence))ayant commit une escroquerie de tableau pour la modique somme de 800 milles livres (1.2M€). Mais alors qu’il réussi enfin à l’avoir à sa porté, d’autres tueurs à gage se mettent sur sa route et de fils en aiguilles, il se retrouve à protéger sa cible, de même qu’un jeune boulet pas fût fût qu’il prendra d’ailleurs sous son aile comme apprenti.

Si le film reprend les principes de base du genre, il fait néanmoins la différence grâce à une très bonne dose d’humour de qualité. Si on tente d’oublier le catastrophique Plein gaz, c’est le premier vrai rôle de Rupert Grint en dehors de Ron Weasley de la saga Harry Potter. Et force est de constater qu’il joue à merveille le gros débile complétement stone, un talent inné. Bill Nighy comme à son habitude est génial et Emily Blunt nous charmera une fois encore bien qu’elle semble elle aussi stone vu son regard vide. Le film est aussi très dynamique car aucuns temps mort ou baisse de régime ne se fait sentir. Une bonne comédie britannique comme on les aimes.

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Casino Jack

Casino Jack
2010
George Hickenlooper

Voilà la preuve que même Kevin Spacey (K-Pax, Las Vegas 21) peut faire de la grosse merde. Casino Jack, film inédit en France, n’est pas, contrairement à ce que le titre laisse présager, un film sur le casino, espéré dans la même veine que Las Vegas 21. Passé la déception, on tombe sur une histoire de lobbyistes, hommes d’affaires se faisant payer pour mettre en contact les gens. Le tout tiré d’une histoire vraie. Tu m’en diras tant…

En plus d’une histoire inintéressante, le film est d’une mollesse hors du commun à tel point qu’on dirait qu’ils sont tous sous morphine. Difficile de rester éveillé quand même le grand Kevin Spacey se ramasse avec fracas. Pire encore : malgré la lenteur du film, un nombre colossal d’informations et de personnages pullulent rendant le tout confus et enfonçant un peu plus le spectateur dans le brouillard. Néanmoins, si vous avez des problèmes d’endormissement, le visionnage de ce film vous emmènera dans les bras de Morphée sans soucis presque aussi rapidement qu’un livre de Flaubert.

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The Green Hornet

The Green Hornet
2011
Michel Gondry

La famille des super-héros s’agrandit avec ce coup ci l’adaptation d’une série télé des années 60 : Le frelon vert. Comme c’est de plus en plus souvent le cas, action et humour seront mêlés au service de la justice. A l’image de Bruce Wayne, le héros est ici enfant d’un riche patron. A la mort de se dernier, Seth Rogen (En cloque, mode d’emploi, Funny People) fait la connaissance de Kato, un des employés de la maison et décide de s’associer avec lui pour devenir le frelon vert ! A l’aide de leur assistante Caméron Diaz, le duo de choc va s’improviser justiciers.

Le frelon vert incarné avec maladresse par Seth Rogen est un anti-héros de première car en plus d’être complètement con et incompétent, il se paye le luxe d’être un connard antipathique fini. Heureusement, son acolyte est génial mais n’arrive tout de même pas à rééquilibrer la balance. On pourra néanmoins compter sur de bons dialogues, bien que parfois bancales, dont en ressortent quelques perles comme : « Euh t’es en train de parler chinois ? (car Kato est chinois) – Ah merde encore désolé » ou encore « Je le veux mort si possible, vivant si nécessaire ». Au final, le film enchaîne et mêle avec brio les scènes d’action et les gags, rendant le tout dynamique et divertissant. A noter que contrairement à ce qui était prévu, aucunes suites ne verra le jour.

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