Alpha & Omega – 3D

Alpha & Omega - 3D
2010
Anthony Bell, Ben Gluck

Bon c’est vrai que généralement, ce genre de film est réservé aux enfants, mais quand même ! On aura rarement vu un film aussi fracassant de bêtise. L' »histoire » c’est que des vilains loups de l’est viennent réclamer le territoire des Alphas et Omégas. Ils vont décider de se cohabiter sur le même territoire en échange du mariage entre la fille du chef Alpha et le fils du chef de l’est. Mais c’est alors que la fille, de même qu’un ami, se fait attraper par des humains dans le but d’introduire des loups dans un autre parc naturel.

L’humour est très lourd entre loubard (loup-bard), loup-garou, lune (fesses), le canard qui s’appelle magret et qui de surcroit est pédé avec une oie mâle. Pas mal de n’importe quoi au programme avec une oie qui fait voler un loup, une librairie qui vend de la bière ou encore des loups qui chantent au lieu de hurler. Le seul hurlement se fait entendre au bout de 1h15 sachant que le film fait 1h19. Jamais des loups n’ont été aussi raté notamment à cause de leur humanisation qui relève de la connerie au vu du résultat. Tout est mauvais au possible à l’exception des décors qui sont magnifique. Bel exemple de perte de temps.

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Laisse-moi entrer

Laisse-moi entrer
2010
Matt Reeves

Vous pensez avoir tout vu sur les vampires ? Eh bien voilà un film qui arrive avec les vampires comme sujet à être original. A mi-chemin entre Twillight et 28 jours plus tard, le film raconte une magnifique histoire d’amour entre une vampire et un humain. Sauf que là, comme se sont des enfants de 12 ans, ça tient plus à de l’amitié. Ici, les vampires sont classiquement des humains buveurs de sang s’enflammant au contact du soleil, mais ici, ils se transforment en sorte de zombies lorsqu’ils attaquent.

Mais ce qui fait vraiment la différence dans le film, c’est la façon dont le sujet est traité. D’un côté, le film est très sombre et morbide, et de l’autre, une histoire d’amitié se lie entre un petit garçon rejeté par les autres et une petite fille mystérieuse, froide et renfermée. La réalisation est magnifique et le côté vampire est très subtilement mis en index pendant la première moitié du film. Les acteurs sont tous excellent entre le garçon (Kodi Smit-McPhee (La Route)) et la fille (Chloe Moretz ( Kick-Ass, (500) jours ensemble)) émouvants ; et son père (Richard jenkis (Cher John ; Mange, prie, aime)) dont la dévotion est extraordinaire. La fin n’est pas non plus en reste, puisque même si elle est prévisible, elle n’en reste pas moins surréaliste et géniale. Très bonne surprise qui fera plaisir aux amateurs de films originaux.

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Les Rois du désert

Les Rois du désert
2000
David O. Russell

En pleine guerre du Koweït, des soldats trouvent un papier dans le cul d’un insurgé. Il contient un plan indiquant l’emplacement de lingot volés par Saddam Hussein au Koweït. Quatre soldats décident d’y aller seul pour s’en foutre plein les poches. Et en effet, ils trouvent l’or mais au moment de partir, l’un des 4 soldats (George Clooney) passe outre le cesser le feu pour sauver le village. Les soldats de Saddam vont alors se lancer à leurs poursuites et durant un gazage au lacrymogène, le soldat incarné par Mark Wahlberg se fait alors capturer. Ce qui devait être une simple mission secrète va se transformer en sacré merdier.

La guerre est rarement un bon sujet, surtout quand on prend la seconde guerre du golf, méconnue du grand public. Le sujet n’intéressera donc pas grand monde. Heureusement, on a un casting solide et efficace, une réalisation dynamique et pas mal d’explosions. Le problème c’est qu’ils se sont sentis obligés de nous la jouer héroïsme politique avec le message d’aider ceux qui sont dans le besoin et savoir être généreux. Du coup, en plus du sujet inintéressant, on se tape une morale à la con que l’on a que trop soupé avec la même image des gentils soldats américains sauveurs de l’humanité. Le film commençait bien et a fini en cliché du genre, dommage…

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Dragonball Evolution

Dragonball Evolution
2009
James Wong

Dragonball c’est le manga par excellence, celui que tout le monde connait et adore. Le succès du manga résidait dans la qualité des dessins, les personnages attachants, l’histoire incroyable et faisant sans cesse des auto-références avec un soucis du détail énorme, mais aussi bien sûr les combats épiques qui gagnaient en importance et en classe au fur et à mesure des tomes. Mais rien à battre !

Les seuls faits justes par rapport au manga sont le grand père sangohan dont la mort marque le débu de l’aventure, Yemsha est un bandit et Bulma est une as en informatique. Mais la chronologie n’est aucunement respecté. On peu comprendre l’idée de mettre Dragonball au goût du jour (et encore…) mais il n’y avait aucunes raisons à appeler Tortue géniale Roshi, à mettre une Chi-Chi nymphomane, à réinventer l’histoire des nameks et celle de Picolo ainsi que les boules de cristal qui prédisent l’avenir. Pire encore, Sangoku singe-géant deviens lors d’une lune rouge Ozaru, un disciple de Picolo (la taille passe à un ridicule 3 mètres). Difficile aussi de ne pas être choqué par les Kaméaméa qui éteignent les bougies et raniment les blessés.

L’un des gros problèmes du film réside dans le casting : l’acteur principal Justin Chatwin est nul, efféminé et a une tronche de cake et est censé avoir 18 ans et en a 26 mais à par ça tout va bien ; tout les autres personnages sauf Bulma sont asiatiques, ce qui fait complètement débile et inapproprié. Mais force est de reconnaitre que l’image est belle et que les effets spéciaux sont bons (voir très bons pour les lumières et le véhicule de Bulma), à l’exception d’Ozaru qui est ridicule. Autre point positif : le film dure moins d’1h20. Heureusement, l’échec financier fut colossal et les projets de suites ont été gelé ou annulé suivant les sources. A réserver exclusivement aux néophytes du manga.

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Voyeurs.com

Voyeurs.com
2006
Eric Steven Stahl

Rien de mieux pour se changer les idées qu’une bonne grosse comédie américaine bien trash. A ce niveau là, le scénario est prometteur : pour se faire de l’argent, un jeune va filmer sa famille et poster ça sur le site « I-see-you.com ».

L’idée de base est bonne mais le problème réside dans l’approche. On suit l’histoire raconté par le père. Or ce dernier est le personnage le moins intéressant ! Il est regrettable que l’histoire n’est pas été plus axée sur le personnage du jeune à l’origine du site : Colby (Mathew Botuchis). En plus d’être un excellent acteur et un personnage super cool, il est doublé par le même doubleur que celui d’Onizuka dans le manga GTO, et ça c’est la grande classe ! Ils ont, en plus de la voix, en commun la même mentalité déluré et décalé dans le genre gros pervers sympa et attachant qu’on adore. Du coup on est encore plus déçu de la faible qualité du film comparé à ce qu’elle aurai pu être. Dommage…

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The Ghost Writer

The Ghost-Writer
2010
Roman Polanski

Doubleur, c’est un métier qui ne s’improvise pas. C’est ce qu’à prouver Canal + en faisant le choix kamikaze de diffuser ce film en version canadienne-francophone. Bon alors certes, on ne reconnait pas les voix, mais à la rigueur admettons. Si ce n’est que là, soit les acteurs sont tous mauvais, soit (et c’est même sûr) les doublages sont catastrophiques.

Pour l’histoire, que du classique : un nègre (Ewan McGregor) est employé par un ministre (Pierce Brosnan) pour fignoler son autobiographie. Il va alors se rendre compte d’un complot gouvernemental.

Pour assurer avec un script aussi classique, il faut un minimum d’originalité. Mais non ! On a là un scénario très faible, accompagné par des dialogues maladroits, le tout dans un rythme très mou. Seule la dernière demi-heure se montre captivante et c’est peu sur un film de plus de deux heures. La fin est pour sa part d’une bêtise à en pleurer et donne clairement une impression de bâclé. Seule la réalisation sort son épingle du jeu, ce qui a valu le césar du meilleur réalisateur à Roman Polenski. Pas bien passionnant…

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Bellamy

Bellamy
2009
Claude Chabrol

Certains comme Heath Ledger nous quitte au sommet de leur gloire, d’autre comme Claude Chabrol qui nous laisse comme dernière œuvre une daube de film policier français, ce qui va malheureusement de paire en France…

En guise d’histoire, on devra se contenter d’une escroquerie à l’assurance vie dont l’enquête est mené par Bellamy, ancien policier à la retraite.

On aura rarement vu autant de mauvais acteurs dans un film : Gérard Depardieu, qui semble usé, vidé, gras et il ne croit ni en son rôle, ni au film ; Clovis Cornillac qui ne sert à rien. Pire, il fait tâche et nous emmerde ; Jacques Gamblin qui est de loin le plus mauvais acteur au monde. Rajoutez à cela une réalisation médiocre, de grosses incohérences entre scénario et casting (couple improbable, parenté impossible), des personnages vides (de même que leurs bouteilles qui partent à la vitesse de l’éclair avec une moyenne de 2L/personnes/jours) et des dialogues plats et creux qui atteignent le ridicule. Difficile aussi de supporté les Gamblins (multiples rôles) et la mollesse du film qui assomme dès le début, et faute d’intrigue ou de rebondissement, ça sera toujours aussi mou à la fin. On a d’ailleurs le droit à la fin à un joli texte écrit en blanc sur des rochers blancs qui s’efface juste avant de devenir visible. Bravo !

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Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes

Arthur 3 La Guerre des Deux Mondes
2010
Luc Besson

Impossible de faire marche arrière ! Alors que le deuxième volet des aventures d’Arthur à fait un bide colossal, on ne peu pas reculer car le troisième fut tourné en simultané du 2. Ce coup si donc, pas question de changements de casting ou de direction.

On reprend direct à la fin du 2, alors que Maltazard vient de passer dans notre monde. Arthur (Freddie Highmore), Sélénia et Bétamèche partent alors en quête d’une potion capable de les faire grandir (non non, pas du tout copié d’Alice aux Pays des Merveilles) mais ils devront faire face à Darkos, le fils de M. De son côté, Maltazard cherche à faire grandir son armée pour assoir son pouvoir dans ce monde.

Après une introduction en mousse, on a enfin de l’action tout comme dans le premier. Par contre, il faudra faire avec des incohérence de tailles (cm-mm) et à des policiers/pompiers qui font passer Ribery pour un génie mais il y a pire : Darkos. Si le niveau du film égale le premier, impossible de passer outre l’absence de fin digne de ce nom. La déception est de mise quand on pense à tout ce qu’ils auraient pu faire, comme faire passer Sélénia en Humaine. D’ailleurs, leur histoire d’amour n’aura pas avancé d’un pouce depuis les début du 1. Tout cela est bien dommage, mais bon… C’est du Luc Besson…

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Arthur et la vengeance de Maltazard

Arthur et la vengeance de Maltazard
2009
Luc Besson

On prend pas les mêmes et on recommence pas. En effet, Arthur a mué et la plupart des Minimoys changent de voix. Au niveau des acteurs, celui du père est changé pour en prendre un plus avec une tête en adéquation avec son QI. Le tout toujours produit, réalisé et écrit par Luc Besson.

Après avoir passé trois test d’initiation à la nature, Arthur reçoit un grain de riz sur lequel il est écrit « au secours ». Du coup, il part pour le monde des Minimoys. Mais il s’agissait d’un traquenard orchestré par Maltazard. Attention, ceci n’est pas un résumé mais l’intégralité du scénario.

Malgré l’échec financier du premier film, les DVD et autres produits dérivés ont cartonné. Et comme le projet tenait beaucoup à Luc Besson, cette suite à vu le jour mais pas nous ! Les dialoguistes sont aux abonnées absents avec des dialogues d’une connerie affligeante. Les acteurs sont plus mauvais que jamais, le scénario est inexistant, les costumes et design des nouveaux personnages sont moins bons et bien que le budget soit le même, on a l’impression que les graphismes sont à la baisse. Le niveau du film fait peur et réussi l’exploit d’atteindre le degré 0 d’intellect. On peu pardonner les supposés 12 ans (17) de l’acteur Freddie Highmore. En revanche, le fait de devoir attendre 35 minutes pour enfin arriver chez les Minimoys et plus d’une heure pour apercevoir Sélénia dans un flash back ridicule, ça l’est beaucoup moins. La consternation et l’ennui sont de mise dans cette « suite » fade et sans intérêt.

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Arthur et les Minimoys

Arthur et les Minimoys
2006
Luc Besson

Arthur et les Minimoys est une adaptation d’une série de livres écrit par Luc Besson qui officie en tant que réalisateur, producteur et scénariste. Ça ne l’a pas empêché d’être nominé pour le pire massacre de l’œuvre originale. Chapeau bas à Luc pour ça. Sachant que Luc Besson est responsable de scénarios aussi lamentable que les Taxi ou Adèle Blanc-Sec, il y a de quoi craindre le pire…

L’histoire est celle de Arthur (Freddie Highmore (August Rush, Les chroniques de Spiderwick)), jeune enfant de 10 ans (14) qui passe les vacances chez ses grands parents. Le problème c’est que le grand père est porté disparu depuis quelques années et que depuis, la grand mère n’arrive plus à boucler les fins de mois, l’échéance approche et Arthur décide de partir à la recherche d’un ancien trésor rapporté d’Afrique de par son grand père. Après avoir résolu une série d’énigmes, il va se retrouver dans le monde des Minimoys, peuple humanoïde mesurant moins d’un millimètre. Il devra donc s’adapter à l’environnement qu’est son jardin à cette nouvelle échelle. De plus, M. le Maudit (Maltazard) est bien décidé à prendre le pouvoir sur les Minimoys.

Le film s’adresse clairement aux enfants au vu de la simplicité scénaristique. Malgré un budget colossal (65.2M€), l’amateurisme est omniprésent avec des animations à la ramasse, un design paresseux et des incohérences scénaristiques : dans la scène sur la rivière, Bétamèche dit clairement ne pas avoir de corde dans sa boîte car il n’y en a que dans le modèle supérieure alors que plus tard et à deux reprise, ils utilisent une corde qui provient de cette même boîte. Les acteurs sont affreusement mauvais. Heureusement, l’univers est beau et très riche. Le personnage de Sélénia, bien que ce soit une peste finie, est attachant et plutôt réussi de même que son frère qui donne une touche d’humour au film. Pas vraiment tout public mais pas réservé aux enfants. Un petit divertissement sympathique.

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