Un ours dans le jura

Un ours dans le jura
2025
Franck Dubosc
Alors qu’il faisait des blagues l’année précédente (mais le mois suivant la sortie du film) sur son absence de nomination aux Césars depuis toujours, pour sa toute première nomination, l’humoriste, acteur et cinéaste Franck Dubosc a gagné aux Césars 2026 le prix du meilleur scénario. Une belle revanche pour un artiste moqué et vite catégorisé comme ringard, et le voilà avec une proposition plus humour noir qui a tout de même fait près de 1,5 millions d’entrées, certes la moitié de Tout le monde debout, mais c’était plutôt l’exception dans sa carrière de réalisateur. Co-produit par Netflix, la plateforme de streaming a déjà récupéré les droits de diffusion, l’occasion donc de rattrapé ce fameux double succès, commercial et d’estime.
Toujours faire attention sur la route ! Producteur de sapins dans une petite ville du Jura, Michel (Franck Dubosc) rentrait chez lui quand un ours va débouler sur la route, lui faisant faire un écart dont les propensions vont totalement le dépasser : il va heurter une voiture stationnée sur le bas côté, renversant une femme qui va mourir sur le coup. Un autre homme sortant des buissons et voyant ça va tomber à la renverse, s’empalant sur une branche, mourant sur le coup. Que faire ? Pour sa femme (Laure Calamy), il faut bien sûr les cacher, sans savoir qu’il s’agissait de dealers avec un sac de deux millions en billets dans le coffre. Heureusement, le gendarme chargé de l’affaire est Roland (Benoît Poelvoorde), un bon ami de la famille.
Je suis très fan de l’humour noir, et l’idée d’avoir un simple accident partant en vrille était gageur. D’autant plus que le casting est assez fou, avec en plus Joséphine de Meaux, Kim Higelin, Anne Le Ny, Louka Meliava ou encore Emmanuelle Devos. Et effectivement, le film est globalement drôle et plutôt efficace, allant assez loin dans l’absurde des situations. Reste un défaut – certes assumé et voulu j’en suis sûr – mais qui m’a plutôt agacé : les protagonistes sont archi débiles, à un point trop abusif. Que la situation soit absurde est une chose, mais qu’elle le soit systématiquement parce que le QI moyen des personnages avoisine le 0 absolu, c’est un effet comique lassant et redondant, surtout avec le personnage de Michel. J’ai passé un bon moment, mais le film n’a pas tellement brillé par son inventivité ou son côté transgressif. Sympathique, tout au plus.
