Nouveau Départ

Nouveau Départ
2012
Cameron Crowe

Gros succès surprise à Noël dernier aux Etats-Unis, le film débarque enfin chez nous dans une période particulièrement propice aux films familiaux : les vacances. Voilà de quoi permettre à cette histoire vraie de capter au mieux son public.

Native d’Angleterre, l’histoire est transposée en Amérique dans le film. Elle raconte comment un père de famille décida de changer de vie après la mort de sa femme. Attiré par l’aventure et souhaitant offrir une nouvelle vie à sa fille et son fils, Benjamin Mee (Matt Damon) prit l’initiative d’acheter un zoo. Abandonné depuis quelques années, seuls quelques volontaires ont préservé au mieux la santé des quelques 50 espèces animales présentes. Mais pour rendre le zoo viable et donc rentable, la tâche ne sera pas facile…

A Hollywood, on vend du rêve et on ne fait pas dans le demie-mesure. Qu’importe si dans la réalité il s’agissait d’un homme seul, amoureux d’animaux et voulant réhabiliter l’endroit. Ici, il sera un pauvre veuf, chômeur, galérant avec ses enfants et il tombera par hasard sur le zoo et aura le coup de cœur du siècle. Et ils ont bien raison car cela donne une réelle profondeur émotionnelle au film et à l’étonnant Matt Damon qui ne nous avait pas habituer à tant de talent. Le casting est d’ailleurs très bon car sa petite fille est attendrissante, Elle Fanning d’un naturel incroyable et Scarlett Johansson s’en sort pas mal. Même Thomas Haden Church passe, lui qui est pourtant si mauvais ! Par contre le film est assez inégal : la seconde moitié souffre de quelques gros ralentissements. On regrettera aussi le peu d’influence et de présence des pourtant primordiaux animaux du zoo. Les quelques passages d’intense proximité d’homme à bête sont parmi les meilleurs du film, d’où la frustration. Mais heureusement, la fin est digne des meilleures Happy End de l’histoire et elle rendrait le sourire à un enfant en phase terminale d’un cancer généralisé et ayant était préalablement été amputé des deux jambes. Bref, si le film n’est pas parfait et manque de rythme, il a une certaine intensité, un tel casting et une fin si parfaite qu’on passe un très bon moment.

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Matrix Reloaded

Matrix Reloaded
2003
Andy Wachowski, Larry Wachowski

Indéniablement un grand succès critique (à peu près) et financier (463 millions $), Matrix entra dans la légende avec fracas. Si de nombreux fans ont amèrement regretté les suites, force est de reconnaître que l’histoire ne laissait pas d’autres options. Après tout, l’avenir de l’humanité doit être scellé et la fameuse cité de Sion est restée inconnue. Mais cela laisse malgré tout une marge de manœuvre énorme et ce second opus avait toutes les cartes pour surclasser le premier. Mais son destin fut tout autre…

Quelques mois (ou années ?) se sont écoulées et Néo (Keanu Reeves) et Trinity (Carrie-Anne Moss) font la collecte d’humains avec Morpheus (Laurence Fishburne) dans la Matrice dans l’idée d’un jour renverser les machines. La menace est réelle pour elles et pas question de se laisser détrôner : pas moins de 250 000 unités mécaniques forent en direction de Sion. L’Oracle a t-elle la solution ? Que faire ? Et avec un agent Smith (Hugo Weaving) plus puissant que jamais, difficile d’avancer. Les jours de l’humanité sont comptés…

Plus haute est la barre, plus rude est la chute. On peut carrément zappé les 45 premières minutes du film tant elles sont catastrophiques et molles. Tout juste apprend t-on l’invasion imminente des machines. La force du premier film étant en partie due à son côté psychologique mais cette suite s’y vautre lamentablement avec son histoire de choix déjà faits. Ce n’est pas la présence pitoyable de Lambert Wilson et Monica Bellucci qui y changera quoi que se soit. Les acteurs sont mauvais, ou presque, et certains passages font presque peur, comme la présentation de Sion. Si la ville est en sois intéressante, le côté sauvage, animale et déviante de sa population est inquiétante. Heureusement, le film peut compter sur de forts moments d’action à grands coups d’explosions et de tôles froissées, bien que les fusillades soient une nouvelle fois une aberration de précision. L’univers et l’ambiance graphique sont plutôt bien conservées mais l’ennuie n’est pas loin. Si le film n’est pas passablement mauvais, il n’en reste pas moins une horrible déception.

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Matrix

Matrix
1999
Larry Wachowski, Andy Wachowski

Souvent cité comme référence et pourtant jamais critiqué. Il était grand temps de rectifier le tir. Considéré comme une référence tant au niveau du genre (science-fiction) qu’à celui philosophique, le film aura engendré des années d’engouement, aussi bien dans les débats sur les interprétations et les vérités que d’un point de vu vestimentaire. Qui n’a jamais vu un vieux type miteux se la jouer Néo et qui n’a jamais rêvé de la magnifique tenue cuir/sexy très seudo-masochiste de la provocante Trinity (Carrie-Anne Moss) ? Le film a aussi inspiré des générations de scénaristes et autres humoristes, notamment les Nous C Nous. Mais que vaut vraiment cette grosse production action/science-fiction/gothique ?

Le film se déroule supposément aux horizons des années 2200, alors que l’humanité est soumise aux machines qui s’en servent de batteries (la prise de pouvoir n’est pas traitée). – Il semblerait que faire grandir et maintenir en vie un être humain demande moins d’énergie que celle produite continuellement par le corps. – Mais pour garder la population en état de stase, les machines les plongent dans un univers virtuel, copie exacte du monde comme il l’était dans les années 90, semble t-il la période la plus favorable à un bonheur collectif maximum. Les différentes sensations ressenties dans ce mondes étant simulées par chocs électriques dans le cerveaux, aucun humain n’est capable de différencier ce monde de la réalité. Mais seulement voilà, malgré tout les efforts des machines pour les contrôler, certains se sont réveillés d’eux mêmes. Reclus dans des souterrains à l’abris des IA, une population assez conséquente s’est formée et planifie de se rebeller. La clef de la victoire semble résider dans l’appréhension du monde virtuel appelé Matrice. Une certaine Oracle, programme visiblement autonome de la Matrice, semble croire à la possible arrivée d’un élu, capable de reprendre le contrôle du monde en transcendant la Matrice. Morpheus (Laurence Fishburne), chef des humains libres, y croit lui aussi. Après de nombreuses années de recherches, il semble enfin avoir trouvé l’élu en la personne de Thomas Anderson (Keanu Reeves), alias Néo, un génie de l’informatique. Mais les machines n’ont pas l’intention de se rendre et emploient de puissantes IA, tel l’agent Smith (Hugo Weaving), pour régir la Matrice.

Outre l’aspect science-fiction avec ce monde futuriste gouverné par des machines ayant le droit de vie ou mort sur les humains, le film a aussi un aspect très psychologique à l’image d’Inception où on se demande dans quelle mesure l’univers effectif est la réalité. Mais que les néophytes se rassurent, rien qui ne vaudrait un maux de tête ici puisqu’il n’y a que la réalité et la Matrice. (A moins que…) Il s’agit plutôt d’une prise de conscience sur les valeurs de réalité, de véracité et d’authenticité. Cela démontre l’intelligence du film puisqu’on en ressort plein de questions existentielles. Du côté des acteurs, le charisme est de mise plutôt que le talent d’acteur. Mais si les acteurs semblent de glaces et ne peuvent briller, c’est aussi pour donner un côté surréaliste au film et nous faire douter de ce que l’on voit. Le scènes d’actions n’ont rien d’exceptionnelles mais elles divertissent. Il est dommage que des interventions à la con viennent ponctuer certains passages comme l’entraînement de Néo. De plus, les fusillades sont impropres et relativement ratés, la faute à un invraisemblable taux de réussite de 0,1% faisant pleuvoir les balles plus que le sang. Heureusement, le film se rattrape par une identité visuelle forte et un univers intéressant. L’idée de départ est bonne et le résultat très bon. On peut ne pas adhérer au concept mais le fait est là : le film mérite sa réputation.

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Edward aux mains d’argent

Edward aux mains d'argent
1991
Tim Burton

Si tout deux avait commencé à avoir une bonne carrière, ce film marquera le début d’une collaboration désormais éternelle entre Tim Burton et Johnny Depp. Depuis, chaque film de ce duo est une grande réussite. Que ce soit au niveau critique que financier.

Le film raconte l’histoire improbable, sans nul doute assez largement inspirée de Frankenstein, d’un monstre : Edward (Johnny Depp). Dans une petite ville tranquille des Etats-Unis, un vieil inventeur s’était reclus dans un château et travaillait sur un prototype d’humain. Mais il mourus avant de finir son œuvre… De ce fait, Edward possède des ciseaux à la place des mains. Une gentille dame qui passait par là ne pu se résoudre à laisser ce pauvre jeune homme dépérir seul dans ce lieu lugubre et décida de le ramener chez elle. Il devra apprendre à vivre avec les autres malgré sa singularité.

Plus qu’une histoire fantastique surréaliste, le film est une romance impossible entre le pauvre Edward et la fille de sa famille d’accueil, incarnée par Winona Ryder. Cette histoire d’amour n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de L’Homme bicentenaire (enfin l’inverse). Et si on n’y croit pas vraiment, il n’empêche que les deux sont attendrissant, bien que la fille ne le devienne que très tardivement. De manière générale, le film à un côté irréel assez marqué par les situations mais aussi par les effets de champs (pièces vides, sculptures incroyables, château semblant incrusté) et la réalisation qui renforce cette sensation. Si la technique est vieille (cicatrices mal faites) et que le côté pastiche des quartiers résidentiels américains est exagéré, le film n’a rien perdu de son charme et cette œuvre exceptionnelle restera intemporel. Un grand classique.

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Voir la mer

Voir la mer
2011
Patrice Leconte

Réalisateur des Bronzés et bien d’autres grands succès, Patrice Leconte a mit sur « grand écran » son fantasme : les filles aux cheveux courts. Mais si le film eu officiellement une sortie, sa diffusion limitée (8 salles) n’a pas été recensé. Il faut dire que le film est assez spécial…

Il s’agit plus ou moins d’une romance entre deux frères, Nicolas (Nicolas Giraud) et Clément (Clément Sibony), et une inconnue rencontrée la veille : Prudence (Pauline Lefevre). Par le hasard de la vie, ces trois jeunes se retrouvent à faire un voyage ensemble qui va tourner en trio amoureux où les deux frères se font tourner la fille.

Le film est incroyablement malsain. Que cette grosse aguicheuse chauffe tout le monde, se fasse entretenir et se contente d’être belle, soit. Mais qu’elle réclame une tournante avec deux frères, c’est très sale ! Et que cette triangulaire soit l’unique sujet du film, c’est de l’aliénation ! Que Patrice fantasme sur les filles aux cheveux courts au point d’en faire un livre, admettons. Mais pousser le vice jusqu’à en faire un film, c’est immorale. Mise à part ça, les acteurs sont bons et la réalisation met parfaitement en avant, et en valeur, son actrice. Mais encore faut-il s’intéresser à cette passion dérangeante…

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Battleship

Battleship
2012
Peter Berg

C’est difficile à croire et pourtant… Battleship est l’adaptation du jeu de société « Bataille Navale ». Comment peut-on faire un film sur le principe de deux personnes qui annoncent une zone en espérant toucher un bateau adverse ? Mais que les gens se rassurent, le seul point commun du film réside dans les bateaux. Avoir un titre aussi bof, c’est cher payé pour estampiller son film Hasbro…

Après nous présenter son futur sauveur de l’humanité, Alex Hopper (Taylor Kitsch), le film nous présente le cœur névralgique de l’histoire : la Navy. Pour une mission diplomatique américo-japonaise, toute une flotte de destroyers (d’où le titre qui en est le nom anglais) s’offre une petite virée dans les eaux de Pearl Harbor, l’endroit exacte où une équipe envoie des ondes dans l’espace à l’intention des possibles races extraterrestres. Et c’est à ce moment précis qu’un escadron alien de cinq vaisseaux à choisit de se poser. Que veulent-ils ? Qui sont-ils ? Une chose est sûre, l’avenir de l’humanité se jouera en mer…

Le film commence très bien avec son sympathique Taylor Kitsch, décidément très prometteur, qui est prêt à tout pour offrir un burritos au poulet à Brooklyn Decker (running gag). Puis après on a droit à l’habituelle sauce Hollywoodienne avec son amour pour l’armée et son pays, le tout incarné par un Liam Neeson malheureusement trop effacé. Puis on découvre petit à petit l’histoire des extraterrestres, et leur design catastrophique quasi ridicule. Dommage car sous leur armure, leur classe était totale. Le principe du film est que chacun des deux mondes se foutent sur la gueule à grand coup de bombes et autres missiles. Pas forcément évident aux premiers abords, les destroyers de la marine sont d’impressionnantes bêtes de guerres à la puissance de feu monstrueuse qui, malgré leur infériorité face à l’envahisseur, leur permet de ne pas être ridicule. Et avec les effets spéciaux de fou et la réalisation exemplaire, le film est impressionnant ! Ceux qui le sont moins en revanche c’est bien les aliens. En plus d’être quasi comiques avec leurs têtes, ils font preuve d’une stratégie débile, inefficace et candide. Et pourtant ils se battent contre des américains… L’incohérence est donc de mise et si le film tient la route, son histoire est très légère. C’est sûr, celui qui cherche de la science-fiction intelligente sera déçu. Il faut plutôt voir le film comme un gros film d’action bourrin à l’esthétique parfaite. Et de ce point de vu là, le film compte parmi les meilleurs qui soient.

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The Company Men

The Company Men
2011
John Wells

La situation globale mondiale n’a cessé de s’améliorer au fil du temps et a atteint son apogée dans les années 90. Mais après l’émergence de certains pays comme la Chine ou l’Inde, la situation des plus grandes nations commença à se détériorer. Et durant la sombre période de mai 2007, la crise du sub-prime a ravagé progressivement le monde entier mettant à mal le système capitaliste, faisant chuter le pouvoir d’achat et exploser le chômage. A tel point que la situation, de mémoire d’homme, n’a jamais été aussi préoccupante.

Le film aborde donc ce sujet grave par le biais d’une société fictive : la GNT, société de chantiers. Mais aujourd’hui, pour répondre aux attentes des actionnaires, véritables patrons et dictateur de la finance, la société licencie du personnel, à commencer par leur directeur régional (Ben Affleck). Puis c’est au tour de leur directeur financier (Chris Cooper) et pour finir, même le créateur (Tommy Lee Jones) se voit remercié. Et avec un chômage (au moment du film) avoisinant les 10%, il est très difficile de se recaser, surtout lorsque l’on est plus tout jeune…

Le sujet n’était pas facile à traiter mais l’approche réaliste et dramatique parait être la meilleure piste possible. De ce fait, toute la gravité et l’ampleur de la situation est restituée à la perfection. Malgré une certaine arrogance et imprudence de croire que tout est éternel, voir des braves gens dévoués et motivés ayant activement œuvré des dizaines d’années durant fait mal. Le monde s’écroule et la fierté et l’amour-propre deviennent nos pires ennemis. Faut-il succomber à la fatalité ? Certainement pas ! Sauf quelques exceptions, le film est très moral sans pour autant être moralisateur puisqu’il remet tout le monde à sa place et plus bas encore. L’histoire est bien rodée, la réalisation est parfaite et les acteurs sont brillants, bien que Kevin Costner semble malheureusement usé. Le sujet étant ce qu’il est, le chef-d’œuvre n’était pas envisageable mais en l’état, le film ne pourrait être meilleur.

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Blanche Neige

Blanche Neige
2012
Tarsem Singh

Alors qu’il y a plus d’un an on annonçait l’adaptation en live du célèbre conte des frères Grimm, Hollywood s’est tiré dans le pied en se pressant de sortir une autre version l’histoire à la princesse albinos. Et ce avant le projet original prévu pour le mois de juin. Si le premier se voulait être orienté aventure et guerre, celui-ci joue la carte de la féerie et de l’humour. Bon choix ?

Fidèle dans les grandes lignes au conte, le film raconte comment le royaume souffre depuis que la reine (Julia Roberts) gouverne seule, le roi (Sean Bean) étant porté disparu. Elle retient aussi prisonnière sa belle-fille Blanche Neige (Lily Collins). Mais le jour de ses dix-huit ans, la jeune fille à la peau blanche et à la chevelure obscure s’octroya une escapade en dehors des murs du château où elle fit la rencontre du prince (Armie Hammer) qui tombera immédiatement sous son charme, au grand damne de la reine bien décidée à se remarier et renflouer les caisses de son royaume.

L’histoire de base n’est pas forcément mauvaise mais de nos jours, elle sonne creux et fait terriblement démodée. Qui a envie de revoir une énième fois cette même histoire ? Du coup, l’absence de surprises est imposé. Reste la force comique du film. Sympathique serait le mot le plus réaliste face à ce film gentillet qui nous décrochera tant bien que mal deux trois sourires. Le duo reine/princesse est intéressant puisqu’interprété par des actrices talentueuses bien qu’un détail fâche. Blanche Neige est censé être la plus belle femme du royaume. Malgré tout le charme et la beauté de Lily Collins, elle n’est pas extraordinaire et n’arrive pas à la cheville de Julia Roberts. Une épilation de sourcils lui ferait d’ailleurs le plus grand bien. De manière général, le film laisse perplexe entre un casting excellent, une histoire banale et des passages gnangnan. Les enfants n’y trouveront pas forcément plus leur compte. La magie opère mais partiellement.

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Mince alors !

Mince alors !
2012
Charlotte De Turckheim

Le problème quand on veut voir deux films au cinéma, merci le passe illimité, c’est de trouver un créneau parfait avec genre un quart d’heure de battement. Et malheureusement, après Blanche Neige, le choix jugé le moins pire était celui-ci. Grosse erreur, c’est le cas de le dire…

Dans une société où le taux d’obésité ne cesse de grimper alors que les canons de beauté se veulent de plus en plus minces, avec malgré tout le plus de formes possibles, il est difficile d’être grosse et de s’accepter. Pour Nina (Lola Dewaere), le problème ne se posait pas, elle s’aime comme elle est. – Elle aurait tort de penser le contraire vu la bombe que c’est. – Mais son connard de mari, qui la trompe avec sa meilleure amie, lui inflige la torture suprême : une cure d’amaigrissement. Coup de pied au cul dans son amour-propre. Aimant son mari, la folle, elle accepte de faire cette cure. Mais avec ses deux nouvelles amies Sophie (Victoria Abril) et Emilie (Catherine Hosmalin), la cure sera peut-être une sinécure après tout.

L’obésité est un problème grave entraînant des douleurs terribles, une fatigue chronique et augmentant considérablement le risque de maladie cardiaques et pulmonaires. Vouloir en rire est une chose, le pouvoir en est une autre. Si au début, grâce au charme de son actrice principale, le film passe plutôt bien, les choses vont sérieusement se gâter très vite. Déjà on a du mal à sortir de cette ambiance maladive et pesante (ah ah ah) de cette remise en forme qui montre des gens repoussant pour eux même. Puis après, le film s’embourbe dans des clichés laborieux et maladroits entre la fille qui refuse de vieillir, les dépressives, la cocufié, ou encore la ô surprise « je suis ta mère ». Entre un mal-être omniprésent et des blagues éculées à peine croyable tellement c’est du recyclé (t’es conne naturellement ou tu prend des cours du soir) et des clichés sans arrêts, le film perd peu à peu tout son potentiel pour finir noyé dans la masse « film français pas terrible ». Mais bon, c’était à prévoir…

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Coup d’éclat

Coup d'éclat
2011
José Alcala

Les américains ont leurs gros films spectaculaires et leurs grosses comédie, les japonais ont les plus beaux et poétiques films d’animations, les espagnols ont des films originaux et surprenants, chaque pays a sa spécialité. En France, on a une spécialité assez indigeste : le polar. Si certains se contentent d’être mauvais, la grosse majorité est largement insupportable. Ce genre, qu’on pourrait considérer comme le plus pauvre qui soit, cumule généralement une absence de scénario, des acteurs bidons et un rythme plus efficace que n’importe quel autre somnifère. Et évidemment, ce film en sera l’indigne modèle.

L’histoire ne cherche même pas à s’en donner des aires : Catherine Frot enquête sur un suicide qu’elle juge suspect car il fut dans une zone sensible pleine d’immigrés. Et, oh surprise, c’était suspect…

Raciste, aigrie, méchante, associable, solitaire, le personnage principal cumule toutes les qualités requises pour être détestée. Le problème, c’est que ça n’évoluera pas durant le film, bien au contraire ! Son pseudo coup social politiquement correcte est vomitif, exécrable et pitoyable. La connerie humaine n’a t-elle donc pas de limites ? Et RIEN ne rattrapera cette histoire inexistante et cette « héroïne » lamentablement interprétée, comme le reste des personnages faisant défiler des acteurs plus minables les uns que les autres. Le rythme est lui même aussi mou que le ventre de Hollande. Et le tout s’achève dans une avalanche de clichés et de gnangnan. Ce film ne mérite pas d’exister.

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