Attack The Block

Attack The Block
2011
Joe Cornish

De temps à autre sortent des films vraiment pas banal. Celui-ci est des plus spéciaux. Comme le dit l’affiche, le film est fait par les producteurs de Shaun of the Dead et on sent cette influence complètement barrée dans ce film dans lequel on retrouvera aussi Nick Frost dans le rôle d’un dealeur vautré sur son canapé.

L’histoire de ce film est des plus improbables : une bande de jeune (délinquants) d’un « block » (immeuble chaud) de Londres subissent une invasion extraterrestre. Des sortes de gros singes noirs à dents phosphorescentes sont tombés du ciel et ils attaquent les rebeux du coin. – La solution idéale pour Sarkosy ? -Mais Moïse et sa bande ne sont pas prêt à laisser des bâtards d’aliens envahir en toute liberté leur block. Sortez les battes de Baseball, ça va fighter !

On frôle le degré 0 de crédibilité tant cette invasion et sa gérance laissent à désirer. Du grand n’importe quoi : les gens ne remarquent rien (bon d’accord c’est la nuit mais quand même !), les aliens ont le cerveau du hamster de Ribery et les racailles sensés lutter sont de sacrés handicapés de la vie. Du coup le spectateur aura bien du mal à deviner l’issue de tout ça, à supposer qu’il y en ai une. Surprenant, le film est aussi drôle par moment mais pas autant que ce qu’on aurait pu espérer. Le comique tourne surtout autour de la connerie des différents protagonistes et il faut dire que certains sont puissamment chargés. Côté effets-spéciaux il ne faut pas s’attendre à une super-production mais au moins c’est regardable et pas trop ridicule. A l’image de ces bestioles à fourrure noire, ce film est un véritable ovni plutôt pas mal mais qui laissera un arrière-goût de « tout ça pour ça »…

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300

300
2007
Zack Snyder

Mise à part Troie et Gladiator, les péplums sont de grands habitués des ratages financiers colossaux, à l’image du récent Conan. Et pour Zack Snyder, même si L’armée des morts fut un franc succès, 300 n’est que son deuxième film. Et pourtant, les spectateur ont fait plus que répondre présent : plus de 450 millions de recettes pour cette adaptation du roman graphique de Frank Miller inspiré d’une histoire vraie que voici :

En 480 avant Jésus-Christ un envahisseur menace la Grèce : l’empire Perse. Assoiffés de pouvoir, ils n’ont de cesse que de piller et ravager les terres pour se les octroyer. L’une de leurs prochaines cibles est Sparte, ville de sanguinaires formés pour être des guerriers sans pitié dont le seul but dans la vie est de mourir au combat, honneur suprême. Mais dans leur infinie générosité, les Perses laissent le choix au Roi Leonidas (Gerard Butler) : soit ils s’agenouillent soit ils meurent. Pour Leonidas, le choix est vite vu : ça sera la guerre ! Malheureusement pour lui, les dieux ne lui accordent pas le droit d’envoyer son armée. Contraint et forcé, Leonidas partira affronter plus d’un millions d’homme, d’abominations et autres créatures du mal accompagné de seulement 299 autres de ces soldats (dont Michael Fassbender). 300 contre un millions…

Pourquoi tant d’engouement autour d’un simple péplum sur une guerre perdue d’avance mettant en scène des brutes qui ne jurent que par le sang et la mort ? Comment a t-il fait pour convaincre aussi massivement un public peu habitué de ces productions ? Tout simplement parce que ce film est un chef d’oeuvre artistique et graphique. Chaque scène est digne des plus belles peintures, chaque pas est adroitement planifié et aucun détail n’est laissé au hasard. Quasi intégralement conçu par ordinateur, chaque image reflète le talent artistique du film : une image magnifique, des couleurs éclatantes et un effet de blur général (surbrillance). Le résultat est magnifique et dans les scènes de batailles, intelligemment mises en scènes, c’est carrément impressionnant. De par leur caractère cru et brutal, les dialogues contribuent eux aussi à une ambiance bestiale, brutale et endiablée. Si le scénario n’est pas lourd, il est largement rattrapé par l’intelligence des stratégies et la richesse de l’époque. Plus qu’un simple gros film faisant pleuvoir l’hémoglobine, c’est une véritable oeuvre d’art. Vivement la suite (le préquel) !

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Dos au mur

Dos au mur
2012
Asger Leth

Quand on est jugé coupable d’un crime qu’on a pas commit, doit t-on rester là sans broncher et accepter une condamnation non méritée ? Nick Cassidy (Sam Worthington) fut condamner à 25 ans de prison pour le vol d’un diamant d’une valeur de 40 millions. Lui soutient le fait qu’il s’agit d’un coup-monté orchestré par David Englander (Ed Harris), propriétaire du diamant, dans le but de toucher l’argent de l’assurance tout en conservant son précieux joyau. Il va donc profiter de la mort de son père pour sortir de prison et prendre la fuite. Quelques temps plus tard, il va dans un hôtel et sort par la fenêtre du 40° étage et reste dos au mur. En bas, c’est l’affolement et tout le monde le prend pour un suicidaire. Peu après, la police arrive pour négocier avec lui. Sa seule requête : avoir Lydia Mercer (Elizabeth Banks) comme négociatrice. Mais tout cela n’est qu’une mascarade pour dissimuler son vrai objectif : prouver son innocence. Pour cela, pendant ce temps, son frère (Jamie Bell) organise le vrai vol du diamant.

Un peu fouillis au premier abord, le film fait exactement ce qu’on attend de lui et enchaîne avec prévisibilité les scènes. Au début, tout sonne un peu faux mais c’est normal puisque tout n’est que supercherie et qu’un énorme coup se prépare à côté. Énorme ? Eh bien pas tant que ça puisqu’encore une fois tout est attendu et l’ensemble fait preuve de beaucoup trop d’amateurisme. L’histoire n’évoluera pas des masses et les révélations ne surprendront personne… Néanmoins, le film est dynamique, stressant et fait malgré tout gonfler le suspense, aussi artificiel soit-il. Le casting est mastoc même si les performances ne sont pas exceptionnelles. Bref, le film à plein de qualités mais elles ne sont pas bien exploitées et le rendu est tout juste satisfaisant. Mais heureusement, la fin vient relever un tant soit peu le niveau en ajoutant une certaine touche de classe et de force. Du coup, on obtient un thriller pas trop mal fait et qui repose sur une histoire captivante.

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Voyage au centre de la Terre 2 : L’île mystérieuse

Voyage au centre de la Terre 2 : L'île mystérieuse
2012
Brad Peyton

Il y a quatre ans sortait le premier Voyage avec à la clef une véritable révolution visuelle : la 3D ! Depuis, ce gadget technologique est utilisé de façon abusive et massive avec un rendu généralement lamentable et inintéressant. De plus, l’épisode original était tiré de l’oeuvre de Jules Vernes, Voyage au centre de la Terre. Or il n’y a jamais eu de suite. Pire encore, l’icone de la première aventure n’est pas de la partie. Bref, tout les éléments sont réunis pour que ce film soit la suite de trop…

Effectivement, il n’y a jamais eu de suite mais après tout, ça n’est pas son seul roman d’aventure et c’est justement sur les traces d’un nouveau mystère que va se pencher Sean (Josh Hutcherson). Son grand-père (Michael Caine) lui aurait envoyé un message codé indiquant l’emplacement de l’île mystérieuse… Mais son père étant mort, il fera le voyage avec son beau-père (Dwayne Johnson). Et pour les emmener sur l’île, seul un homme suffisamment cupide pourrai accepter d’aller dans une zone aussi dangereuse (tornades, orages, vents violents et pluie battante) : Gabato (Luis Guzman), cherchant un moyen de payer l’université à sa fille (Vanessa Hudgens). L’île mystérieuse, les voyages de Gulliver, 20 000 Lieux sous les mers ou encore l’Atlantide, voilà les mystères qu’attendent nos compagnons !

Une chose est sûre et on ne nous mentira pas la dessus, le film n’a rien de plausible ni de rationnel à l’instar du premier qui, malgré des incohérences de taille préjudiciables, tenait plus ou moins la route pour peu qu’on soit mauvais en géographie et géologie. Mais ici, le film fait un bras d’honneur à tous les livres dont il s’inspire et se rit des scientifiques pour donner à la place quelque chose de peut-être plus important encore : le divertissement. A l’image de The Rock, le film n’a rien dans la tête et tout dans les muscles (effets spéciaux et effets comiques). Aujourd’hui, la 3D n’impressionne plus personne mais il n’empêche que son utilisation est ici forte et bien exploitée : l’effet de profondeur est digne d’Avatar et on dénombre beaucoup de « vrais » passages 3D avec réellement des choses qui sortent de l’écran, notamment grâce aux animaux qui peuplent cette île pour le moins surprenante. Leur modélisation est d’ailleurs très belle et propre, de même que les environnement qui sont fantastiques dans les deux sens du terme, même si on regrette la faible diversité. Le reste est très commercial entre des blagues efficaces, un rythme dynamique, une Vanessa Hudgen sublime pour les hommes et un Dwayne Johnson qui fait danser ses pectoraux pour les femmes. Mais même si on a conscience de l’arrivisme et de l’opportunisme du film, il n’empêche qu’on passe un très bon moment et qu’on en prend plein les mirettes. Ce genre de productions réussies sont suffisamment rares pour faire nos difficiles.

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Les Trois Mousquetaires

Les Trois Mousquetaires
2011
Paul W.S. Anderson

Ouvrage majeur d’Alexandre Dumas, ou d’Auguste Maquet selon certaines rumeurs, fut l’objet de bon nombre d’adaptations que se soit au théâtre ou au cinéma. Mais quand les américains s’emparent du sujet, il y a de quoi avoir peur quand on se rappelle L’Homme au masque de fer qui, malgré ses qualités, massacrait allègrement notre histoire. Ce coup-ci, c’est Paul W.S. Anderson (Resident Evil) qui se charge de dépoussiérer l’oeuvre en tentant une approche plus moderne et dynamique.

Apparemment pas mal fidèle au livre, le film nous conte les aventures de D’Artagnan (Logan Lerman), jeune homme fougueux qui décide de partir de Gascogne pour aller sur Paris devenir mousquetaire au service de sa majesté. Mais à son arrivée, les choses ne sont pas comme il les espéraient : les trois mousquetaires, Athos (Matthew MacFadyen), Porthos (Ray Stevenson) et Aramis (Luke Evans) ne sont plus que des soldats déchus sans la moindre importance. Mais il se pourrai bien qu’ils reprennent du service : le Cardinal Richelieu (Christoph Waltz) et Milady (Milla Jovovich, dont son mari le réalisateur semble très fier vu comme il la met en valeur) complotent pour fomenter une révolution et prendre le pouvoir à Louis XIII en déclarant une guère opportuniste à l’encontre du Duc de Buckingham (Orlando Bloom).

Le contexte historique et l’histoire sont respectés et les amateurs du livre ne seront pas dépaysé. Mais le film n’est clairement pas pensé pour eux car il s’agit avant tout d’un bon gros film d’aventure à la Pirates des Caraïbes mêlé à une grosse touche d’action et de réflexion à la Sherlock Holmes dont le film ressemble beaucoup dans sa mise en scène explosive et son personnage d’Aramis très « Watson ». Mais plus qu’une réalisation excellente, une mise en scène spectaculaire (combats à l’épée fort et bateaux volants impressionnants) et une ambiance épique, le film peut compter sur une brochette d’acteurs très bons, notamment le prometteur Logan Lerman qui est fort sympathique, ainsi qu’un scénario plutôt bien ficelé. Sans faire preuve d’une originalité folle ni d’une intelligence particulière, le film est ce qui se fait de mieux en matière de blockbuster grand public. Que demander de plus ?

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Bienvenue à bord

Bienvenue à bord
2011
Eric Lavaine

Après la catastrophique Croisière, l’idée de reprendre la mer en laisserai plus d’un hésitant. Avoir une mauvaise idée c’est beaucoup mais en faire deux films, ça a de quoi laisser septique sur les capacités cérébrales des scénaristes. Mais ouvrons notre esprit et faisons confiance en Laurent Weil qui a fait l’éloge de ce film sur Virgin Radio. Après tout, on n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.

Isabelle (Valérie Lemercier) est amoureuse de son patron (Lionnel Astier), malheureusement marié, et ils entretiennent une relation clandestine depuis cinq ans. Ils devait d’ailleurs faire une croisière ensemble mais lui veut calmer le jeu et redevenir fidèle. Du coup, il annule leur croisière, pour la faire avec sa femme, et la licencie par la même occasion. Mais elle n’est pas du genre à se laisser faire et est bien décidée à lui pourrir sa vie en embauchant Rémy Pasquier (Franck Dubosc), un parfait abruti incapable, en tant qu’animateur. Et pour être sûr que tout se passe selon ses plans, elle montera à bord pour s’assurer que Rémy soit accueillis au mieux. Et effectivement, il mettra sa touche personnelle à la croisière, ce qui ne sera pas sans déplaire au capitaine (Gérard Darmon) qui voit là aussi un prédateur et concurrent pour sa coéquipière Margherita (Luisa Ranieri).

Il n’y a pas vraiment d’histoire mais juste un tableau de personnages intéressants qui se retrouvent mêlés autour de cette croisière qui ressemble à priori à un règlement de compte mais qui fini par évoluer en une renaissance. Comme promis dans la bande-annonce, le film repose sur un comique de situation terriblement efficace et bien rôdé. Frank Dubosc est absolument parfait et son naturel est époustouflant et rafraîchissant. Mais cette petite comédie sympathique va finalement évoluer en tellement plus. Petit à petit les masques tombent et la rancœur laisse place à l’amour et l’amitié. Rémy était là pour tout détruire et finalement il va tout reconstruire et chacun repartira l’esprit léger et le coeur endurci. Un film terriblement drôle, intelligent et avec un message beau et fort et une troupe d’acteur en grande forme. Voilà le genre de film qui nous redonne confiance en le cinéma français.

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Secret of Evermore

Secret of Evermore
1995
Super Nintendo

Tout le monde s’accorde à dire que Secret of Mana est un très grand RPG et les ventes ont été très bonnes. Mais pour une raison inconnue, la suite sur les descendants de mana ne vu jamais le jour en dehors du Japon. Et pour nous consoler, pauvres joueurs que nous sommes, Square USA a conçu pour le reste du monde son successeur spirituel. Sans être directement relié à son aîné, Secret of Evermore tente de reproduire le même schéma.

Graphismes : 15/20

Alors que quelques années ont passé, on aurai pu croire que la technique avait évolué mais il n’en est rien. Pire encore, le jeu souffre d’un problème de choix : il se veut plus réaliste. Fini les décors cartoonesques colorés et joyeux et bonjour les couleurs ternes et les effets pixélisés. Si le moteur graphique reste globalement le même, le design est beaucoup moins inspiré. Les animations manquent elles aussi d’envergure et de panache. Où sont les grosses magies déferlant sur la totalité de l’écran ? Par contre, on peut accordé au jeu un très beau panel d’environnements rarement vus comme des temples et autre architectures de l’antiquité, ou encore de beaux décors moyenâgeux. Mais la jungle et la station spatiale manquent d’originalité et de gaîté.

Jouabilité : 15/20

A première vu, il semblerai qu’on est droit à un portage du système de Secret of Mana avec le même système de combat mais nombre de changements mal avisés ont été apporté. Proposé sous forme d’action-RPG, le joueur est accompagné de son fidèle chien et tout deux affrontent les ennemis qui se présenteront devant eux, pour peu que leur jauge d’attaque soit à 100%. Le héros possède 4 armes : le Bazooka (vers la fin), rechargeable avec des munitions qui coûtent un bras (attention à bien viser !) ; la Hache, la pire arme du jeu étant donné que vous en avez presque toujours une meilleure sous la main, qui sert de temps à autre à casser des trucs qui gênent ; l’épée, arme de base sans aucun intérêt ; et la lance, très pratique pour attaquer les ennemis  éloignés. Les trois dernières armes peuvent gagner deux niveaux (tuer 100 puis 200 ennemis) et chacune sera disponible en 4 exemplaire, donc 24 niveaux à monter soit 300*24=7200 ennemis à tuer de sa main. C’est particulièrement chiant et difficile car votre ami est dès le début plus fort et comme son arme c’est lui, ses deux niveaux sont gagnés rapidement et sa force d’arme augmente avec les niveaux d’expérience, ce qui n’est pas le cas du héros. Du coup, on se retrouve à la fin du jeu à faire péniblement du 500 de dégât quand votre chien balance décontracté du 2500. Autre grande injustice, la défense : la plupart des ennemis vous font du 30 de dégât (du début à la fin presque, et quand on est à 40 ou 450, l’impact n’est pas le même) et le chien 0 ! En gros : vous êtes une merde et votre chien est Stalone. Le jeu est truffé de problème d’équilibrage : très dur au tout début, facile durant le reste et horrible pendant les derniers combats. Autre grand problème du jeu, pour cause de réalisme, l’alchimie : au lieu de faire de la magie, notre héros devra concocter des formules et collecter des ingrédients pour lancer des attaques et autres soins (la liste est d’ailleurs immense). Mais il faut aussi les monter en niveaux (10 je crois, j’ai pas pu tester au delà de 7) or l’argent ne tombe pas du ciel et les ingrédients coûtent une fortune ! Surtout que chaque régions de Perpétua possède sa propre monnaie (bien qu’on puisse au bout d’un moment échanger) et que tout les ingrédients ne sont pas trouvable partout et certains sorts deviennent obsolète. Plus encore, les ennemis peuvent être très chiant entre les agités qu’on rate tout le temps et ceux qui volent ou sautent et qu’on rate aussi (pas génial pour gagner les niveaux d’arme). Bref, malgré sa base ultra solide, le jeu est très mal calibré.

Durée de vie : 13/20

Comme pour son model, il faut 15 heures pour plier intégralement le jeu. Mais cette durée de vie est faussée et abusive de par l’incompréhension que subit le joueur à chaque pas. Je sais ce qu’il faut faire mais comment j’y arrive ? Et le jeu peut se montrer incroyablement vicieux et machiavélique : très souvent pour avancer il faut découvrir un passage secret ou faire un truc complètement insensé et en totale rupture avec le reste. Et on ne s’y fait jamais… Vous allez devoir vous taper cinquante mille fois chaque centimètre de la carte.

Bande son : 18/20

A la bonne heure ! Voilà enfin un point sur lequel le jeu est indiscutablement excellent. Quasiment tout les thèmes sont splendides, fort et intenses. Et cela colle à la perfection ! Il suffit d’écouter la musique de la ville en ruine d’Ebony pour comprendre la magnificence de ce jeu. Que c’est beau !

Scénario : 13/20

Les créateurs ont choisit le parti prit de l’originalité : un jeune homme (genre Elvis en blond avec le look Marty) de Pontoise (en région parisienne ??? s’ont fou ces traducteurs) poursuit son chien poursuivant un chat. Cette course poursuite les mènent dans un vieux manoir où se trouve une vieille machine. Après y avoir touché, notre héros se retrouve plongé dans Perpétua, un monde réel programmé virtuellement. On retrouvera quatre époques : la préhistoire, l’antiquité, le moyen-âge et le futur. Un bon gros délire plein de références cinématographiques et littéraires mais cela ne décollera malheureusement pas…

Note Globale : 15/20

Pas facile de succéder au mythique Secret of Mana. Conscient de ça, les développeurs ont opté pour une approche quasi opposée : un réalisme humoristique. Tout le jeu (graphisme, histoire), de même que ce qui le compose (système de jeu) est extrêmement réaliste mais le héros est pour sa part un grand naïf puéril qui prend la vie à la rigolade. Ce décalage est amusant et l’ambiance, particulièrement aidé par de belle régions intéressantes, est parfaitement réussie. Néanmoins, on pourra reprocher au jeu des graphismes ternes et une difficulté extrêmement mal réglée. Reste une alternative sympathique et originale qui est agréable à jouer.

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De l’eau pour les éléphants

De l'eau pour les éléphants
2011
Francis Lawrence

Les films sur le milieu du cirque sont pour le moins rares. Le seul qui me vienne en mémoire, hormis Dumbo, est Big Fish, même si ce dernier n’est pas entièrement axé dessus. Or il s’agit de deux films très moyens ! Mais heureusement, Laurent Ruquier le conseille et le chien qui joue dedans, et dans The Artist par la même occasion, est nominé au Collier d’or. Ouf, on est sauvé !

Le film se passe en 1931 pendant la grande dépression. Jacob (Robert Pattinson) et sa famille ont quitté la Pologne pour s’installer aux USA. Tout se passait à merveille pour eux mais un jour, alors que Jacob était sur le point de passer son concours de vétérinaire, on lui apprit une terrible nouvelle : ses parents sont morts. Et comme la maison servait d’assurance pour son prêt étudiant, Jacob se retrouva du jour au lendemain orphelin, SDF et sans le moindre avenir. Et alors qu’il partait chercher du travail en ville, il monta dans un train qui passait par là, celui du cirque Pizini. Son directeur August (Christoph Waltz) le prit alors comme vétérinaire et lui confia, après quelques travaux dégradant, la charge de sa prochaine vedette : Rosy, une éléphante. Mais une ombre plane autour de son nouveau travail : il est amoureux de Marlène (Reese Witherspoon), la femme de son patron.

Le film n’avait à priori rien pour lui entre un univers qui me laisse totalement indifférent et un acteur principal qui a démontré au fil des années son incompétence : Robert Pattinson. Et finalement, le film n’a pas grand chose à voir avec ce qui était prévu et malgré les 80 ans de décalage, le film est incroyablement d’actualité puisqu’il montre lui aussi un pays dévasté par une crise catastrophique mettant à genoux son économie et au chômage ses hommes. Mise à part ça, le film est presque un film philosophique sur comment savourer le moment présent, vivre sans regarder derrière et savoir se battre pour ses objectifs et ses rêves. Le personnage de Jacob est d’ailleurs étrangement (par rapport à l’acteur) sympathique et attachant, peut-être du fait de la présence d’un connard en puissance : August. En plus d’être un patron lamentable et incompétent, il se permet d’être un pochard odieux et il maltraite les animaux, chose impardonnable et qui devrait être immédiatement sanctionné par la peine capitale. Par contre, la pseudo histoire d’amour a du mal à décoller et prendre de l’ampleur et du coup, malgré un final jouissif et parfaitement orchestré, le couple manque de profondeur et d’intensité. Probablement à cause de la morosité ambiante… On a donc là une belle surprise pleine de poésie et de magie qui a le mérite de nous emporter avec elle.

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Underworld : Nouvelle ère

Underworld : Nouvelle ère
2012
Måns Mårlind, Björn Stein

La saga Underworld n’a rien d’une grande saga et elle est loin de faire l’unanimité. Et pour cause : c’est pas très bien fait, l’histoire est bidon et elle n’évolue pas. Pire encore, le troisième épisode se contente d’étaler une histoire racontée dans le premier film. Bien conscient que ce foutage de gueule ne pouvait plus durer, le budget a été doublé et les scénaristes ont finalement fait leur boulot :

Après les évènements du second film impliquant Marcus et l’amant de Selene (Kate Beckinsale), Michael  (Scott Speedman), les choses ont bien changées sur Terre : les humains ont prit conscience de la coexistence des vampires et Lycans et ont décidé d’y remédier en organisant une purgation. Selene et Michael furent séparés et congelés pour la science. Douze ans plus tard, le « projet 1 » s’échappa et libéra au passage Selene. A sa sortie, elle constate amèrement la situation : les vampires et les lycans sont en voie d’extinction et les quelques rares survivants se terrent. Mais alors que Selene cherchait son amour, elle fut prise de visions – elle serait capable de voir ce que Michael voit s’il est dans les parages -. Mais alors qu’elle rejoignit le supposé Michael, elle trouva une petite fille : la sienne. Un hybride existerai donc encore. Elle doit la protéger coûte que coûte…

C’est un choc, une révolution ! Pour la toute première fois la saga se dote d’un véritable scénario élaboré, intéressant et intelligent avec même un quasi twist-ending. Résolument sombre, le film possède une ambiance un peu futuriste et nettement plus réussie et distinguée que par le passé. Avec un budget très conséquent de 70 millions, la réalisation prend une toute autre ampleur et le film est largement plus esthétique. Si la 3D n’apporte strictement rien, on notera une grande évolution en ce qui concerne les lycans qui deviennent enfin agréables à regarder. Mais plus que de l’esthétisme, on a là une véritable émotion et un ambiance solide et originale qui donne au film une profondeur inespérée. Et si Kate Beckinsale semble fatiguée, on notera une bonne performance collective. On n’attendait franchement rien de cette nouvelle ère mais le résultat est excellent et Underworld pourrai bien devenir une franchise de qualité. En tout cas, ce quatrième opus est surprenant tellement il surclasse tout ce qui a été fait et révolutionne un genre supposé mort.

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Tucker & Dale fightent le mal

Tucker & Dale fightent le mal
2012
Eli Craig

Quand on a un projet à coeur, il faut savoir le mener à bien et c’est ce qu’ont fait les créateurs du film : pendant de nombreuses années, ils ont bataillé pour trouver le financement de leur film qui aura finalement vu le jour en 2009. Et après trois années de bras de fer avec les industries cinématographiques, voilà Tucker & Dale !

Que se cache t-il derrière un titre aussi « spécial » ? Le film nous propose d’aller à contre-pied de tout ce qui est film d’horreur avec une histoire reposant exclusivement sur l’absurde. Tucker et Dale sont deux joyeux gai-lurons partant en vacance dans leur maison de campagne complètement éloignée de toute civilisation, ou presque… C’est aussi le même moment qu’ont choisit un groupe d’étudiants pour aller faire du camping dans la forêt mitoyenne. A cause de leurs physiques de brutes et leurs looks de bof, les jeunes ont un sacré a priori sur eux. Et un soir, alors que Tacker et Dale pêchaient, les jeunes se baignaient dans le même lac. L’une du groupe, surprise par Tucker qui la matait, tomba dans l’eau en se cognant la tête. Dale plongea alors pour la sauver mais il dit au groupe, en la remettant dans leur bateau, qu’ils ont leur amie. Ils comprirent immédiatement la phrase comme « nous retenons votre amie et on va la violer puis la tuer ». Le quiproquo va prendre encore plus d’ampleur quand certains jeunes vont accidentellement mourir en tombant bêtement dans un broyeur ou en s’empalant.

La connerie c’est violant des fois… On entre de suite dans cette logique des préjugés et le comique des situations marche d’amblé avec notamment l’abordage avec une faucille dans la main et le rire pour faire cool. Du coup, allons-y en mode bourrin et mettons tout au premier degré, on n’est pas là pour faire dans la finesse ! Mais le coup de la tronçonneuse marche à chaque fois et il est impossible de ne pas mourir de rire en voyant un gars fuir un nid de guêpes, tronçonneuse en main, et effrayant au passage un jeune qui courut pour lui échapper mais qui fini empalé dans une branche cassée. Le pire c’est que l’histoire est plausible et plutôt réaliste, surtout dans un pays comme les Etats-Unis qui regorge de gros cons et de gros boulets. Ça ne va pas chercher très loin mais c’est très drôle alors ne bondons pas notre plaisir et laissons le cerveau à l’entrée !

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