Les Irréductibles

Les Irréductibles
2006
Renaud Bertrand

Comment ? Plait-il ? Who is that ? Eh oui, il fut une époque où le nom de Kad Merad n’évoquait rien et quand on figure à côté du plus mauvais acteur au monde, Jacques Gamblin, se prendre une dérouillée au box-office n’est pas rare. Mais il est vrai que peu d’acteurs peuvent se vanter d’avoir fait 66.576 entrées dans 190 cinéma (sachant que pour autant de copies, en dessous de 200.000 c’est un sacré bide. Donc là c’est un triple bide). Les secrets d’une telle veste ?

Le scénario y est surement pour beaucoup : dans une petit ville du Bordelais, l’usine de tonneaux ferme ses portes, licenciant au passage une vingtaine d’employés, dont Michel (Jacques Gamblin) et Gérard (Kad Merad). Pas facile de retrouver du boulot quand on a passé 20 années dans la même boite, surtout quand on a aucuns diplômes. Et même pour les jobs les plus minables et sous-payés, les employeurs demandent au moins le BAC. Pour l’honneur et retrouver confiance en eux, Michel et Gérard vont tenter une aventure folle : retourner au lycée pour passer le BAC.

Oh mon dieu, quelle originalité ! Il est vrai que d’habitude c’est plutôt un retour à la fac mais on a tout de même déjà vu ce cas précis, ne serait-ce que dans L’Ecole pour tous qui amenait le sujet avec humour avec un pseudo prof improvisé qui fini par prendre goût à la profession et qui décide à la fin de passer son BAC pour régulariser sa situation. Or ici, l’histoire est on ne peut plus sérieuse et est orientée drame. Malheureusement, il est difficile de prendre en pitié un Jacques Gamblin lamentable, qui conforte au passage son statut de pire acteur de l’histoire, et qui se paye le luxe d’incarner un personnage dépressif, pas motivé et désagréable. L’obtention finale de son BAC, bien que sans surprises, est ressentie comme une profonde injustice au vu de sa mentalité et de son investissement. De plus, le film est incroyablement lent et il ne se passe pas grand chose. Décidément, le cinéma français regorge de daubes plus que n’importe quel autre pays.

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Secret of Mana

Secret of Mana
1993
Super Nintendo

Conçu à l’origine comme un MMO, le projet a rencontrer beaucoup d’obstacles à commencer par le choix du support. C’est finalement Nintendo qui reprit le jeu pour en faire un titre phare de sa Super Nes et aujourd’hui, le jeu est considéré comme l’un des plus réussi qui soit. Mais les années passent et le jeu vieillit… A t-il toujours tout son charme 20 ans plus tard ?

Graphismes : 16/20

Même si le jeu est sorti au début de la console et qu’il a été fait beaucoup mieux par la suite, il reste très beau grâce à un univers 2D propre et mignon qui compte sur une diversité de décors agréable même si la prédominance pour les forêts est très marquée avec tout le début, les hauts-pays, Polaira et l’arbre mana. Bien que l’on y notera des variations. Le reste est très diversifié avec des villes possédant le même style architectural en fonction de la région, des grottes, des temples, des souterrains, des palais, des vaisseaux… Par contre, vu du ciel certaines zones se ressemblent beaucoup et on tournera très longtemps avant de trouver la destination souhaitée. De plus, on notera la très grande répétition des spirites chez les villageois et autre personnages secondaires. Pour ce qui est des boss, ils paraissent petits (donc pas très impressionnant) et certains se répètent souvent (bien que cela soit justifié par le contexte).

Jouabilité : 17/20

Ils s’agit d’un action-RPG assez classique où l’on promène ses personnages sur la carte et quand on voit un ennemi sautiller/marcher/ramper/voler, on attaque. A ce moment là, il y a deux possibilités : soit frapper quand la barre arrive à 100%, soit continuer à charger jusqu’au niveau de votre arme (de 0 à 8). En battant des boss ou en ouvrant un coffre, on peut trouver une sphère d’arme qui permet de forger l’arme en question (épée, gant, hache, lance, fouet, arc, boomerang ou javelot) et donc l’améliorer et débloquer le niveau supérieur et ainsi charger un cran de plus. Pour chaque arme et à chaque niveau de chargement existe une animation (qui consiste généralement à faire des combots puis tournoyer). Même si pour l’arc (qui fait d’ailleurs un bruit insupportable), cela ne consiste qu’à tirer une ou plusieurs flèches plus ou moins fort. Seul l’animation des gant vaut le détour : au bout du niveau 7, le héros fait un kaméhaméha ! Outre cet aspect du jeu, on retrouvera aussi de la magie avec les huit esprits avec pour l’elfe une magie offensive et pour la fille une magie curative ou protectrice. Le garçon lui il brandit l’épée et ferme sa gueule. C’est un très bon système qui fait ses preuves même si les magies s’épuisent quasi immédiatement durant la première moitié puis deviennent infiniment longue à monter en niveau sur la fin. Par contre, on reprochera au jeu son énorme difficulté au début (des ennemis qui vous tuent en trois coups, un Tigror invincible, des ruines dangereuses) puis sa facilité déconcertante durant les boss très vite expédiés (tués en 4-5 coups de magies). C’est un comble de plus galérer avec les petits monstres que face aux boss ! De plus, il y a de gros problèmes d’IA (intelligence artificielle) entre des ennemis qui restent immobile devant vous, des ennemis visibles mais inattaquables ou encore des acolytes qui passent leur temps à se bloquer dans le décor, très gênant quand on sait qu’on ne peut progresser (avancer sur la map) qu’à condition que personne ne soit resté en arrière (ou endormis, figés, enneigé). Bref, le principe est simple et efficace mais pas parfait. Sans doute que si un remake voyait le jour la situation serait tout autre…

Durée de vie : 14/20

On table dans la moyenne de l’époque, à savoir pas plus de 15 heures. Les missions annexes étant quasi inexistantes, les seules choses gonflant ce chiffre sont le level-up des armes, persos et magies. Ce procédé étant très long et fastidieux, quoique largement récompenser quand on voit le kaméhaméha ou les boules de feu/dragon, on excède pas la vingtaine d’heures. Mais cela reste tout à fait honorable.

Bande son : 18/20

Dans cet univers poétique et enchanteur, les musiques sont à l’image des décors : oniriques. La plupart des thèmes sont magnifiques et collent bien à la situation. Certain feront même date dans l’histoire du jeu vidéo comme la musique de l’intro. Et c’est grâce à cette qualité sonore que le titre de Squaresoft ( à l’époque) possède cette ambiance si maîtrisé et joyeuse.

Scénario : 14/20

Un jeune orphelin trouve un jour une épée en bas de cascades. Il s’agit de l’épée mana qui, d’après la légende, permettra au guerrier élu de vaincre le démo-mana (dragon) censé détruire la Terre si le fort mana est réveillé. Le fort mana est une ancienne cité volante conçue comme une arme de guerre ultime. Le jeu se déroule d’ailleurs dans notre futur, alors que la Terre fut ravagé une première fois par le fort puis que le démo l’ai détruit. Aujourd’hui, l’empire et plusieurs autre personnes machiavéliques cherchent à libérer le pouvoir des graines mana et faire renaître le fort. Dans sa quête, notre héros sera épaulé par la princesse du royaume de Pandore et un elfe amnésique. Mais l’histoire qui semble noire et sérieuse aux premier abord se révèle tranquille, naïve et passive (sauf vers la toute fin). Simplicité et naïveté : voilà un concept sympathique et harmonieux.

Note Globale : 18/20

Véritable monument du jeu vidéo, Secret of Mana est encore aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands jeux de tout les temps. Bien que son histoire fasse intervenir des enfants, principaux consommateurs de l’époque, il est l’un des premier à avoir instauré une histoire mature et sérieuse. Si le résultat manque d’une vraie mise en scène et de dialogues plus profonds, il faut bien avouer que pour l’époque, c’était assez révolutionnaire. De plus, le jeu possède un univers graphique sympathique qui n’a rien perdu de sa superbe. Il peut aussi compter sur un système de combat facile et intuitif et comme tout bon action-RPG, il est plutôt dynamique. Mais son âge ne l’excuse pas de certains défauts, notamment en ce qui concerne l’IA. Mais qu’importe, la poésie qui se dégage du soft est telle que l’on ne peut qu’être happé immédiatement dans ce monde haut en couleur. Une oeuvre immense et intemporelle.

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La Merditude des Choses

La Merditude des Choses
2009
Felix Van Groeningen

On ne peux pas être maître de son destin en chaque instant. Il arrive de temps à autre, sans qu’on le veuille, de se voir imposer le visionnage de films fortement soupçonnés d’être des navets sans noms. Et alors que le souvenir des baleiniers de Harpoon est encore frais, un OVBI (Obligation de Vidéo Belge Indigeste) me frappe de plein fouet :

En Belgique, dans la ville de Trouduc les oies, vie la famille Strobble : le père, le fils, (et le saint esprit) la grand-mère et trois oncles. Pour le jeune Gunther, l’avenir semble alcoolisé car la tradition familiale veut que tout homme chez les Strobble soit un buveur invétéré, spécialiste de la bière cul-sec. Personne n’a de travail et le peu qu’ils gagnent part dans la seconde au bistro. De plus, il partage sa chambre avec un de ses oncles qui ne se gène pas le moins du monde quand il s’agit de ramener ses conquêtes. Du coup, quand on vie dans une atmosphère pareille, il est difficile de se démerder…

C’est l’histoire d’un alcoolique qui s’adresse à un autre alcoolique. Il lui dit « eh mec on va se faire un film ! ». L’autre lui répond « cul-sec ». Le premier s’exécute puis pose une question à son compagnon de beuverie « Beurf, t’as pas une idée de scénario ? ». Venant de se pisser dessus, son interlocuteur, ne comprenant pas vraiment la situation, lui répond avec enthousiasme « cul-sec ! ». Stupéfié par une réponse si intelligente, il se dit « Yeah, des boivent qui gens cul-sec, ça c’est du scénar en béton ! ». Voilà l’histoire des origines du film…

Le cinéma belge n’est pas très réputé et ça n’est pas ce film qui changera la donne. Rarement un film n’aura aussi bien porté son nom : c’est de la merde en bouteille. Il y est dressé le portrait d’une famille ignoble et infréquentable entre une absence d’hygiène (gens qui s’endorment dans leur vomi et qui se font dessus) et un alcoolisme jamais vu (concours du plus gros buveur de bière au monde puis le vainqueur prend le volant ; jeux du Tour de France avec maillot jaune, plus gros buveur de bière, maillot vert, meilleur en cul-sec, et maillot orange, spécialiste des alcools forts). Si toute cette débauche et ce misérabilisme prête par moment à sourire, un film entier dessus, c’est très lourd. Une chose est sûre, certains endroits de Belgique sont à éviter, il en va de la santé de votre foie !

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La Colline aux Coquelicots

La Colline aux Coquelicots
2012
Goro Miyazaki

Quand on pense au studio Ghibli, les adjectifs élogieux sont légion. Mais l’alliance avec le vilain petit canard de la famille Miyazaki nous rappelle douloureusement son ratage intitulé Terremer. Une si belle équipe sous ses ordres et pourtant, le résultat fut affligent. Papa aura t-il donné la fessé suffisamment fort ?

Pour ce nouveau film, point question d’adaptation d’un livre, Hayao Miyazaki se charge de l’histoire. Dans un Japon des années 60, Umi s’occupe de prendre soin de sa famille comme son père est mort et que sa mère travaille dans une université américaine. Un jour, à son école, elle fit la rencontre de Shun, un jeune homme plein d’entrain. Leur passion commune pour le quartier latin, vieil édifice regroupant tous les clubs et ateliers étudiants, va peu à peu les rapprocher et la proximité créera un amour entre eux. Mais un jour, alors que Shun rendait visite à Umi, il vit une photo qu’il connaissait bien où figurent trois marins dont son père biologique. Il se rendit compte d’une vérité terrible : ils ont le même père. Comment pourrait-il aimer sa soeur ?

On se retrouve immédiatement plongé dans une ambiance très chaleureuse et conviviale qui, malgré les tristesses passées (guerres et donc morts), sent bon la joie de vivre. L’entraide et l’amitié au sein de l’école sont stupéfiantes. La rénovation du quartier latin fait intervenir tous le monde et tous rient et travail ensemble. Cette proximité étonnante entre eux donne très envie de faire partie de l’aventure. L’histoire est très guillerette et le problème d’inceste est réglé tranquillement et intelligemment, personne ne sera choqué par leur idylle. Et mêlé à l’univers graphique des studio Ghibli, on obtient un film remarquablement beau et simple. Le tout s’achevant sur une superbe musique, quoiqu’un peu tristounette. Par contre, on émettra quelques réserves, notamment en ce qui concerne la pudeur frustrante du film et son manque d’originalité en ce qui concerne l’histoire. Mais pas de doutes, Goro est en bonne passe de rattraper son maître !

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Bright Star

Bright Star
2010
Jane Campion

Tirée de l’histoire vraie du poète John Keats, né en 1795, le film est principalement une adaptation de la biographie que Andrew Motion, autre poète contemporain et encore vivant, a écrit en 1998. Keats est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands poètes romantique de l’histoire. Mais son histoire en vaut-elle pour autant le détour ?

Le film prend place à Londres en 1818. Fanny Brawne (Abbie Cornish) est une jeune femme épanouie qui s’est fait un petit nom dans le monde de la couture. Et lors d’une soirée mondaine, elle rencontre une jeune poète prodige, John Keats, qui vient tout juste d’avoir son propre recueil de poésie de publié. Entre eux, c’est le véritable coup de foudre. Mais très vite, les problèmes se multiplient : le recueil de John est massacré par la critique et il se vend très mal. Et tant qu’il ne sera pas apte à gagner sa vie, il n’est pas question d’épouser Fanny. Et pourtant, il ne renoncera jamais à ses rêves…

Le doute quand au caractère triste et mélo-dramatique de l’histoire ne plane pas très longtemps. A l’image de l’Angleterre, le soleil est pâle et le ciel est bien terne… Si les acteurs sont bons, la mise en scène correcte et l’ambiance de l’époque particulièrement bien retranscrite, on aura quand même beaucoup de mal à accrocher. On a un peu l’impression de revoir une énième romance anglaise historique qui fini dans les larmes. On commence à en avoir marre de tout ces films à l’eau de rose empoisonnée. Et comme toujours, le film s’étale sur deux longues heures mollassonnes. Mais certain trouveront de l’intérêt dans les innombrables poèmes qui y sont déclamés. Mais pour ma part, je n’est vu nul talent et cela est à la portée de n’importe qui :
Dans la brume matinale, alors que mes yeux voient pour la première fois, c’est l’image de ton visage paisible qui m’apparaît, toi dormant à mes côtés. Avant même que le soleil ne soit dévoilé, ma journée fut illuminée. Merci mon aimée de m’accompagner car sans toi je ne suis point entier.
Voilà, c’est pas sorcier de faire de la poésie !

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Battle Royale

Battle Royale
2001
Kinji Fukasaku

Adapté du roman éponyme de Koshun Takami, le film fut un très grand succès. Il connu par la suite une seconde adaptation en manga, accompagnant la sortie du film, puis un plagiat assez surpuissant en 2008 avec la trilogie littéraire Hunger Games de Suzanne Collins. Ce copié/collé honteux se verra même être l’objet dans quelques mois d’une adaptation cinématographique. Les raisons d’un tel engouement ?

Le film se passe dans un avenir proche au Japon. La discipline est de plus en plus laissée pour compte et les élèves sont devenus incontrôlables. – Enfin ça c’est d’après les organisateurs. – Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement a décrété la loi BR (Battle Royale) qui chaque année désigne une classe de seconde pour participer à une sorte de tournoi spécial. Et cette année, c’est la classe B du collège Shiroiwa qui a été choisit car l’un des élèves a donné un coup de couteau à son prof. Et alors qu’ils pensaient aller à une sortie scolaire, la classe se réveille dans une vieille école désaffectée contrôlée par l’armée. Arrive alors leur ancien prof Kitano qui leur explique qu’ils vont participer à un jeu appelé Battle Royale qui consiste à s’entre-tuer sur une île dangereuse car en plus de la chasse à l’homme, des zones de l’île deviennent tour à tour interdite sous peine de voir leur collier autour du cou exploser ! Que la bataille commence !

Seriez vous prêt à tuer vos amis ou même votre copine ? Et c’est dans ces moments là que les gens se rappellent les vacheries qu’ils se sont fait. Et les rencoeurs dans un pareil endroit peuvent être mortelles ! Les réprimés se vengent ! Mais néanmoins, les règles de survie effectives sont loin des idées reçues : plus forte est la détermination, plus grande sera la chute. De même, une personne qui fonce en se disant qu’elle n’a rien à perdre y perdra la vie. Mais tous ne se battent pas : certains se suicident, d’autre font alliance ou bien essayent de se cacher. Et c’est là qu’on se dit que les choses aurait put être bien pire : et si le psychopathe avait eu le GPS ? Bref, le film est très psychologique et ingénieux dans l’acheminement des vies. Les choses peuvent être d’une brutalité exceptionnelle. Mais d’un autre côté, ça sent bon l’amateurisme entre des pseudo blessures à la sauce tomate, des acteurs lamentables, des histoires d’amour en pagaille, une réalisation moyenne et un manque de budget flagrant. Néanmoins, on en retiendra cet exercice de style dans un genre très gore qui fait réfléchir sur la nature de l’homme et comment on aurait réagit dans une telle situation.

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Paranormal Activity 2

Paranormal Activity 2
2010
Tod Williams

Vu la fin du premier, l’idée d’une suite n’était pas évidente. Mais avec un ratio budget/recettes de plus de 12866, avec ou sans scénario ou liens logiques, il faut faire une suite quoiqu’il advienne. C’est une question de bon sens. Et coup de bol, il s’avère que le premier film comportait des références au passé exploitables sous forme dérivée.

Cette deuxième mésaventure prend place en compagnie de Kristi, soeur de Katie, et ce avant les évènements impliquant la mort de Micah. – Du coup, lui et sa copine feront plusieurs apparitions très appréciées (c’est qu’on l’aime son doubleur !) – Au retour de vacances, la famille trouve la maison saccagée mais bizarrement, rien n’a disparu. C’est très inquiétant, d’autant que la famille accueille un nouveau membre : le fraîchement pondu Hunter. De ce fait, ils décident de placer des caméras dans la maison pour les protéger.

Comme pour le premier film, le principe est que tout est filmé par les intervenants et qu’on observe les activités paranormales. Sans faire preuve d’intelligence, le placement des caméras est au moins justifié même si, étant donné que le film est étalé sur une plus longue période, l’intérêt des protagonistes pour le visionnage est trop faible. Et grâce à un budget de 3 millions, la production possède donc plusieurs caméras ! Par contre, on a souvent l’impression de revoir cinquante fois les mêmes séquences et la tension monte par moments sans qu’il ne se passe quelque chose pour autant. Du point de vu ambiance frisson, on est donc en deçà du précédent. On notera qu’il est intolérable que le démon s’attaque au pauvre chien si mignon. Côté histoire, on ne va pas chercher très loin mais au moins ça tient la route et cela assure les transitions entre les scènes de fin des deux films ainsi qu’un probable retour aux sources pour un troisième volet. Reprenant les mêmes mécanismes, cette suite est sans surprises et bien qu’elle possède les mêmes qualités que son aîné, sauf en ce qui concerne l’irremplaçable comique Micah, on sera forcément moins convaincu ici…

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Underworld 3 : le soulèvement des Lycans

Underworld 3 : le soulèvement des Lycans
2009
Patrick Tatopoulos

La base des fans n’est pas très solide (200 millions en deux films) et la presse n’a jamais été très tendre avec la saga. En gros, Underworld ne convainc pas vraiment, la faute à un concept qui tourne en rond. Va -ton assister à un réveil, un nouveau cas de paresse ou à un appauvrissement ?

Non contant de n’avoir presque aucunes idées de scénario, les créateurs poussent le bouchon jusqu’au bout avec une sorte d’épisode zéro sur l’histoire qu’il y a eu, et qui fut au coeur du premier film, entre Lucian (Michael Sheen), premier Lycan (mélange de loup-garou et d’humain), et Sonya (Rhona Mitra), la fille de Viktor (Bill Nighy), grand maître des vampires. L’histoire se passe au X-XI° siècle alors que Viktor mettait en place un système d’esclavagisme des Lycans. Ils servaient aussi durant la journée à repousser les assauts des loup-garou. Mais un jour, alors que Sonya escortait des humains, elle fut attaquée par des loup-garou et Lucian brava les interdit et alla à son secours. Viktor, pour en faire un exemple, le mit au cachot et le traita lui aussi comme un esclave, alors qu’il était pourtant son protégé. La captivité donne parfois des envies de révoltes…

Ils sont sérieux là ? Nous faire un film entier sur cette histoire alors qu’elle a été intégralement traitée auparavant ? Alors oui, difficile d’être surpris puisqu’on connaît à l’avance tout les rebondissements et aussi le final. Pourtant, le film se révèle être passionnant et très prenant grâce à une mise en scène efficace et des acteurs plutôt bons. Par contre, le passage de Selene à Sonya fait mal car Rhona Mitra, bien qu’ayant une plastique parfaite, est très loin d’avoir le talent et le charme de son aînée. De plus, les Lycans sont toujours aussi mal fait. Mais pour une fois, le scénario tient la route même si le film est inutile puisqu’il traite d’un sujet déjà évoqué en grandes largeurs. Mais d’un autre côté, c’est sans doute le meilleur volet de la saga. Le mieux serait encore de regarder le troisième film avant les deux premiers…

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Underworld 2 – evolution

Underworld 2 - evolution
2006
Len Wiseman

Faute de véritable pilier du genre, Underworld s’est imposé comme une référence dans le monde des vampires et des loup-garou avec son dynamisme et son style gothique à la Matrix. Maintenant, il s’agit de confirmer sa position de leader et corriger les quelques problèmes de confusions et d’effets spéciaux. La charte est-elle tenue ou se sont-ils reposé sur leurs lauriers ?

En 1200, durant la fameuse nuit où la famille de Selene (Kate Beckinsale) s’est faite massacrée par Viktor (Bill Nighy), la famille royale fut brisée par la transformation du prince William en Lycan enragé incontrôlable. La famille le scella dans le plus grand secret… Mais aujourd’hui, suite aux évènements du premier film, le frère de William, Marcus, s’est réveillé et il est bien décidé à secourir son frère exilé et enfermé. Pendant ce temps, Selene et Michael  (Scott Speedman) essayent tant bien que mal de rétablir l’ordre dans le monde des vampires bouleversé par la mort de bon  nombre de ces membres éminents. Mais Marcus en aura après eux…

Si les Lycans ont une transformation réussie, leur physique reste assez impropre. Par contre, les êtres hybrides tels Michael ou Marcus sont une franche réussite, notamment Marcus qui est vraiment classieux. D’un point de vu global, le film affirme son identité graphique avec brio et l’image n’en est que plus belle, de même que l’éblouissante et fascinante Kate Beckinsale qui subjugue littéralement le spectateur par sa beauté effarante. Elle est pour sûre le point fort du film. Par contre, côté histoire, c’est le plongeon dans le néant. Quasi du foutage de gueule ! C’est ce qui s’appel se reposer sur son univers tellement les apports scénaristiques consentis sont inexistants. Pire encore, le film peine à démarrer entre un prologue inutile, des flash-back incessants et une histoire d’escapade fugitive débile et illogique. Encore une fois, le peu d’histoire se permet le luxe d’être brouillonne à souhait… C’est navrant car le potentiel de la saga est colossal et que ses personnages mériteraient un soin largement plus important. Au final, cette suite n’apporte pas grand chose et si l’univers est exceptionnel, le film est tout juste divertissant.

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Paranormal Activity

Paranormal Activity
2009
Oren Peli

Rarement un film aura autant fait parlé de lui. Doté d’un budget ridicule de 15 000 $, le film a engrangé plus de 193 millions grâce à un buzz phénoménale comme quoi les gens hurlaient de peur et que Spielberg lui même aurai eu la peur de sa vie en regardant le film. Mais plus un film fait parler de lui, moins j’ai envi de le voir et deux ans durant, j’ai joyeusement esquivé le film. Mais les chaînes de télévision en ont décidé autrement…

Que se cache t-il derrière ce film d’horreur tout juste équipé d’une caméra ? L’histoire est celle de Katie et Micah, un jeune couple fréquemment dérangé par des terreurs nocturnes dont Katie souffre depuis ses huits ans. Il lui arrive d’entendre une voix, des bruits de pas, de ressentir une présence hostile la nuit. Pour pouvoir dormir plus sereinement, Micah décide de filmer chaque scène de ses jours, en particulier la nuit. Ils font même appel à un spécialiste pour y voir plus clair et il corrobore la thèse d’un esprit maléfique qui rode. Et plus le temps passe, plus les manifestations sont violentes…

La première partie du film est véritablement hilarante grâce au personnage de Micah qui voit toute cette histoire comme un jeu et tel un grand gamin, il cherche à faire mumuse avec le démon. Les dialogues bien sympa et piquants sont très fortement aidés par un doublage qui change la donne. Le doubleur de Micah n’est autre que celui d’Onizuka dans GTO ou encore Léo dans la série magique Charmed. Cela a t-il le même impact sur ceux qui ne le connaissent pas ? En tout les acteurs sont bons et la mise en scène, à priori bordélique et peu esthétique, se révèle maîtrisée et efficace en matière d’immersion, surtout quand il s’agit, pour la seconde moitié du film, de nous faire peur. Car oui, le film fini par avoir raison de nous à force d’installer une ambiance pesante et stressante, particulièrement forte dans la toute fin. Toute fois, si la fin conclut le film avec brio, elle reste assez décevante d’un certain point de vu et est aussi trop prévisible et classique. Sans atteindre l’intelligence et l’efficacité cardiaque de Insidious, Paranormal Activity signe une belle performance et prouve plus que jamais que la force d’un film d’horreur se joue beaucoup plus sur sa psychologie que sur ses effets spéciaux.

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