Les Evadés de la planète des singes

Les Evadés de la planète des singes
1971
Don Taylor

Merde alors ! La suite a aussi cartonné ! Pas de bol, on va être obligé de faire une suite… Eh mais j’y pense, on n’aurait pas fait exploser la planète à la fin du 2 ? Une telle impasse laissait présager au moins une chose : une recherche scénaristique. La pêche est-elle bonne ?

Effectivement, en l’an 3955 (fuck à l’écran du vaisseau du premier film qui indiquait 3978), la Terre fut détruite suite à l’activation fortuite d’une bombe H surpuissante. Mais pendant que cette guerre se préparait, trois chimpanzés travaillaient sur la remise en marche du vaisseau de Taylor (c’est con car au lieu de se faire chier à le remonter de l’eau, ils auraient pu emprunter celui de Brent). Ces trois survivants sont Zira, Cornélius et Milo, un autre scientifique. Lors de l’explosion, le souffle créa une réaction en chaîne ramenant nos trois singes sur la Terre de 1973. Cette arrivée posera plusieurs problèmes aux deux parties. Pour les américains, quel risque réel pose ces singes évolués et, pour les singes, que faire face à cette situation et surtout que dire et omettre.

Aura t-on enfin les réponses à nos questions ? Pour cette troisième épopée simiesque, la situation est inversée : des singes habitués à côtoyer d’autres singes supérieurement intelligents et à ne voir que des humains bestiaux, se retrouveront cernés d’humains ayant la parole et leurs semblables sont dépourvus de facultés cognitives. Bref, tout l’opposé des aventures de Taylor. Mais dans ce cas ci, l’expression « mieux vaut en rire qu’en pleurer » prend toute son ampleur, sans pour autant tourner à la farce. De plus, une réponse sur « comment les singes ont-ils prit le pouvoir ? » est enfin apportée et cette solution est non seulement sensée, mais aussi pertinente. Même si la barre n’est pas remontée jusqu’au niveau du premier, on est heureux de quitter ce futur austère qui n’avait rien de plus à apporter que son histoire originale.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Zaïna, cavalière de l’Atlas

Zaïna, cavalière de l'Atlas
2005
Bourlem Guerdjou

Omar est responsable de la mort de la mère de Zaïna qui du coup est très fâchée. Du coup, elle part vivre avec son père, Mustapha (Sami Bouajila), qu’elle voit pour la première fois. Malheureusement pour lui, il ne lui convient pas et elle part.

La suite du film est beaucoup plus vague puisque la mollesse et le manque d’histoire m’ont plongé dans un profond sommeil.

La seule autre chose que je puisse dire sur le film est qu’une scène de course poursuite en cheveux, celle de l’affiche, a nécessité trois semaines de tournages.

A priori :

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Le Secret de la planète des singes

Le Secret de la planète des singes
1970
Ted Post

Après avoir marqué les esprits et le box-office, La Planète des singes revient pour la suite directe des aventures de Taylor. Néanmoins, Pierre Boulle n’ayant pas écrit de suites à son roman, ce film et ses trois suites semblent pour nombre de fans inutiles. Mauvaise foie totale ou dure réalité ?

Le premier s’achevait sur l’ultime révélation avec la fameuse phrase : « ils ont fini par les faire sauter leurs foutus bombes… Les salops ! ». Puis Taylor (Charlton Heston) repart avec sa Nova en quête de terres où il fait bon vivre. Pendant ce temps, une autre expédition spatial est arrivée avec pour seul survivant un autre blond aux yeux bleus bodybuildé, Brent. Il fera la rencontre de Nova, visiblement affolé d’avoir perdu Taylor. Brent le cherchant aussi, il décide d’aller rendre visite à Zira et Corneillus. Et c’est avec effroi qu’il constatera l’état de cette planète ainsi que le machiavélique plan des gorilles, bien décidés à traquer et tuer les humains cachés dans les terres interdites.

Toute la première moitié est une vaste escroquerie puisqu’il s’agit ni plus ni moins du même film avec un acteur incroyablement ressemblant. Plus encore, l’arrivée de Brent pose un gros problème de cohérence puisqu’il affirme être en 3955 ! Or l’action se déroule en 3978 ! Et l’erreur ne provient pas de la localisation française, elle est déjà en VO. De plus, l’équipe du film a eu la très mauvaise idée de rajouter des effets spéciaux et avec le temps, ça ne pardonne pas. Le reste du film aurait pu, pouvez t-on espérer, apporter une réponse plus pertinente qu’une histoire de bombe quand à l’évolution de la Terre. A la place, on découvrira atrocité sur atrocité et le résultat est assez dérangeant. Pire encore, la fin se contente d’être une fin biblique. Reste néanmoins la force et l’intensité de l’univers et des personnages déjà existants. Encore une suite qui ne fait que s’appuyer sur ses bases…

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

La Planète des singes

La Planète des singes
1968
Franklin J. Schaffner

A l’occasion de la sortie de La Planète des singes : les origines, l’hexalogie originelle ressort en Blu-ray donnant là une bonne raison pour se refaire l’intégrale d’une saga qui aura marqué les esprits.

Adapté du roman de Pierre Boulle, le film est le récit d’un voyage spatial. En 1972, l’Amérique a envoyé quatre personnes dans l’espace pour aller explorer une planète potentiellement viable, située dans la constellation d’Orion à quelques 600 années lumières. Désormais en 3978, durant leur phase d’hypersommeil, la navette « atterri » sur la planète. Sur place, l’air est respirable mais le paysage est majoritairement sableux et rocheux. Taylor (Charlton Heston), London et Dodge, les trois survivants, finissent par rejoindre un camp. Et c’est avec stupéfaction que l’équipage constate la présence d’humains, mais à un stade primitif sans paroles. Plus encore, ils constatent que la planète est gouvernée par des primates évolués.

Le temps fini par avoir raison de nombre de films. Aura t-il su résister ? Ce qui vieilli généralement le plus mal, se sont les effets spéciaux. De ce point de vu là, pas de problèmes, il n’y en a aucun. Par contre, le maquillage des primates accuse son âge et on ne peut pas tellement dire que se soit réaliste. Leurs postures posent aussi problèmes car elles ne laissent qu’une possibilité : la mutation des mains inférieures en pieds. D’un point de vu scientifique, le film est une vaste supercherie pour tout ce qui entour le voyage spatial, qui se déroule d’ailleurs dans un flamboyant vaisseau en carton et plastique. On notera aussi quelques erreurs de montage, notamment dans le désert, et même des oublis de doublage dans la version française. Néanmoins, une fois n’est pas coutume pour l’époque, les acteurs s’en sortent plutôt bien, la mise en scène est bonne, le rythme correct, la musique primitive dans le ton, et l’histoire très psychologique conserve tout son attrait. Même si le film est vieux et pas très bien fait, il reste crédible et rien n’enlèvera de sa superbe à l’histoire. Un grand classique indémodable.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Les Durs

Les Durs
1974
Duccio Tessari

Beaucoup d’acteurs participent à des daubes, certains plus que d’autre. Et plus on remonte dans le temps, plus c’est violent. Et c’est particulièrement vrai pour un genre décidément peu gâté : les films policiers.

Ici, comme le titre l’indique, il s’agira de gros durs. L’histoire se passe à Chicago et là bas, y’a des gens méchant et d’autres qui ferment leurs gueules. Un jour, un gars d’une agence d’assurances se fait butter. Pas de bol pour le meurtrier, le père Charlie (Lino Ventura) est bien décidé à venger son protégé. Mais pour pouvoir mener l’enquête, il va devoir remballer son costume de prêtre. Et maintenant, si tu parles pas je te casse la gueule !

Quand a été fondé le métier de scénariste ? Une chose est sûre, aucuns n’a été embauché pour le film : l’histoire est d’une connerie affligeante :
– Gnieu, je suis un gros dur et je te dirait rien !
– Ah oui ? Et avec une putain de mandale dans ta face ?
– Ronfroinfroin (crachant ses dents). Okey mon salop, je vais tout te balancer…
Le tout avec des acteurs plus mauvais les uns que les autres, en particulier Lino Ventura qui s’impose comme un sacré acteur raté. Pire encore, la crédibilité de vieux bedonnants est mise à mal quand il s’agit de jouer les gros bras. Summum de la débilité machiste, les quelques femmes du film ont toutes des rôles de grosses connes encombrantes, idiotes et pleurnichardes. Et ce sans la moindre limite. En gros, à moins d’être un infâme connard méprisant les autres, il vous faut impérativement éviter ce film ou oublier les quelques minutes subis avant de craquer. Personnellement, cela m’aura coûté 15 minutes de ma vie.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Source Code

Source Code
2011
Duncan Jones

Réalisateur et scénariste du très moyen Moon, Duncan Jones renoue avec la science-fiction. Son précédant essai n’était pas un ratage complet puisque le scénario était fort et intelligent, même si plombé par un rythme lent, un acteur mauvais et une mise en scène minimaliste. Grace à un budget hollywoodien, arrivera t-il à faire le sans fautes ?

Après la mort, le cerveau garde en mémoire les huit dernières minutes de sa vie. L’armée a réussi à développer un appareil capable de retracer ce code source et l’exploiter. Plus tôt dans la journée, un train a subit une attaque terroriste. Et ce même terroriste s’apprête à détruire la ville de Chicago à grands coups d’explosifs. Le militaire Colter Stevens (Jake Gyllenhaal) est affecté au source code et devra revivre inlassablement les huit dernières minutes de la vie d’un passager du train, l’ami de Christina Warren (Michelle Monaghan), jusqu’à ce qu’il trouve le coupable. Et ce avant que le deuxième attenta ne commence…

On aurait pu craindre une version militaire de Un jour sans fin mais heureusement, le film se révèle beaucoup plus fin que ça. L’histoire se déroule de façon originale et recèle bon nombre de rebondissements et révélations biens vus. Malheureusement, le côté scientifique du film est assez limité et n’apporte pas suffisamment de cohérence pour que la fin puisse être incontestable. La crédibilité du film tiendra en deux points : le rythme et les acteurs. Entre un très bon Jake Gyllenhaal, bien que moins en forme que dans Prince of Persia, et une grande vitesse dans l’action, on a pas tellement le temps de se poser de questions. Mais le scénario n’en demeure pas moins solide. Sans être le meilleur film de science-fiction, Source Code aura le mérite d’être très inspiré et dynamique, et c’est déjà beaucoup.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

L’Agence

L'Agence
2011
George Nolfi

Pour son tout premier film en tant que réalisateur, George Nolfi joue la carte de la sécurité : gros casting et scénario de l’écrivain Philip K. Dick. Ses autres adaptations étant Next, Paycheck, Minority Report ou encore Total Recall, on peut donc s’attendre à un très bon résultat. Est-il à la hauteur de son attente ?

On suivra dans le film l’histoire de David Norris (Matt Damon), un jeune politicien bridant le poste de sénateur. Malheureusement pour lui, il perdit les élections. Mais alors qu’il réfléchissait à un discours sur sa défaite, il fit la connaissance de la charmante Elise Sellas (Emily Blunt), mais elle s’éclipsa. Quelques jours plus tard, alors que ça n’aurait jamais dû arriver, il la rencontra à nouveau dans un bus. Mais aussitôt, L’Agence le contacta. L’Agence est composée de gardiens veillant à ce que chaque personnes fassent ce que le grand maître a prévu pour elles. Mais contre vents et marrées, David se battra pour l’amour de sa vie.

Et si votre vie était écrite ? L’idée d’un groupe d’hommes gérant le déroulement de la vie de chacun est non seulement original, mais c’est aussi très intéressant. Et tout ce qui entoure cette idée principal regorge d’idées entre les portes et les chapeaux. Et pour mieux atteindre le spectateur, on nous rattache au monde réel avec une belle romance entre deux gros acteurs hollywoodiens en grande forme. La mise en scène est très dynamique, de même que le rythme. A force de voir toujours les mêmes films, on fini par l’oublier mais la science-fiction, ça n’est pas que des extraterrestres venus nous casser la gueule ! Une fois encore, Philip K. Dick aura contribué à un grand film de science-fiction.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Et si c’était vrai…

Et si c'était vrai...
2005
Mark Waters

Marre de voir quinze fois la même comédie romantique ? Voici probablement la cure à vos maux. L’originalité dans un genre si fermé. Et si c’était vrai…

Elizabeth Martinson (Reese Witherspoon) est ce que l’on appel une acharnée du travail et est intervenante dans un hôpital et bride la place d’assistante. Grace à ses efforts, elle réussi finalement à avoir la place mais alors qu’elle allait voir sa soeur pour le célébrer, elle percute un poids lourd.
Trois mois plus tard, David Abbott (Mark Ruffalo) emménage dans l’appartement de Elizabeth. Mais alors qu’il était tranquillement installé, il vit Elizabeth, tout deux étonné de trouver un inconnu chez sois. Est-il fout ? Pourquoi est-il le seul à la voir ? A force de cohabitation, ils vont tenter de comprendre ce qui leurs arrive.

La mort, les fantômes, se sont des sujets forts. Peut-on en rire ? Oui et non. Si le film arrive habilement à exploiter le filon comique de la situation, la majorité du film est effroyablement triste avec une ambiance morbide. Pour ce qui est du scénario, c’est une grande réussite : chaque pas dans l’histoire est assez inattendu et original, le tout amené avec de belles trouvailles. Par contre, la fin nous réserve un méchant coup qui fait mal : l’amnésie. Cette connerie émotive fait très chier et nous donne une boule à la gorge à la WALL·E et envie de foutre une baffe dans la gueule des personnages comme dans Hero Corp. En plus, le spectateur se sent hautement frustré mais heureusement, la fin est à la hauteur de l’attente.
Le film possède une réelle puissance émotionnelle, renforcé par une Reese Witherspoon (miss n°8) très en forme et un Mark Ruffalo étonnamment meilleur que jamais. Si une telle faute de goût n’avait pas été commise à la fin, on aurait assurément là une référence en matière de comédie-romantique.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Dear Frankie

Dear Frankie
2005
Shona Auerbach

Jusqu’où est prête à aller une mère pour son enfant ?
Dans ce film, Lizzie (Emily Mortimer) a quitté son mari pour élever seule son enfant, Frankie. Il connaissait visiblement quelques accès de violence et l’un d’eux aurait entraîné la surdité de Frankie. Depuis, Lizzie vit paisiblement avec son fils et sa mère. Mais pour Frankie, cette absence paternel inexpliquée le pèse. Ne sachant pas que faire, Lizzie décide d’engager un inconnu (Gerard Butler) pour jouer le rôle du père.

Trouver un père de substitution, on a déjà vu, de même que le coup du correspondant par procuration. Mais ces choses qui paraissent classique se révéleront être sujettes à de très bons retournements de situations. Pour ce qui de l’enfant handicapé, le larmoyant viendra plutôt de sa relation avec cet inconnu qui fera un père des plus complets, d’autant que les talents et l’intelligence qu’il s’est développé fait de lui quelqu’un de « fort ». Grace à un bon jeu d’acteurs et un scénario intelligent, l’histoire avance avec cohérence et poésie. Mieux encore, la fin est inattendu et « heureuse ».

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

The Roommate

The Roommate
2011
Christian E. Christiansen

Tient, un film de 2011 ? The Roommate ? Jamais entendu parler… Voilà sans doute ce que vous vous dites, à moins bien sûr que vous vous en foutiez royalement. Dans tout les cas, ce film sortira en DVD/Blue-ray durant le mois de septembre.

Comme le dit l’affiche, 8 millions de personnes vivent en collocation pour leurs études. Sara (Minka Kelly) doit à son tour subir cette loterie et elle tombera sur Rebecca (Leighton Meester), une fille en apparence normale, bien qu’un peu réservée. Et alors que Sara ne se doutait de rien, Rebecca faisait tout pour l’éloigner de ses autres amies et prétendants pour pouvoir la garder pour elle. Pour obtenir ce qu’elle veut, Rebecca sera prête à tout…

A la manière d’un Harry, un ami qui vous veut du bien, le film explorera la psychologie de la sociopathe et l’acheminement de son plan, le tout dans l’univers des facs américaines. Comme on aurait pu s’en douter dans un film de ce genre, les actrices ne font guerre d’étincelles, bien que Leighton Meester fasse une Rebecca assez terrifiante. Pour ce qui est de l’histoire, même si elle est plutôt bien ficelée, elle reste très classique même dans ces révélations et dans le dénouement. Heureusement, le rythme est bon et la mise en scène correcte. Malgré un manque d’originalité, on a là un film bien fait et prenant.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire