Le Journal intime de Georgia Nicholson

Le Journal intime de Georgia Nicholson
2009
Gurinder Chadha

Bien souvent, ce genre de film est largement mauvais sur presque tout les points de vus. Mais une ombre encore plus grande pèse sur cette comédie d’ados : le film est américain. Du pur suicide quand on connait le taux de mauvaises comédies américaines et celui de la connerie d’un tel film. Et quand on jette un rapide coup d’oeil au script, la peur nous envahis :

Georgia, collégienne de bientôt 15 ans, se trouve moche – bonne preuve d’intelligence vu la taille du nez -. Malgré tout, elle relève la tête et part en quête de l’amour. Elle décide d’échafauder un plan pour séduire Robbie (Aaron Johnson) le beau tombeur joueur de batterie.

Le vide cérébrale à l’état pur. Pire encore, l’humour du film est catastrophique et la plupart des gags sont tout simplement atroces. Jamais la gente féminine n’aura parue si conne et affreusement superficielle. Reste Aaron Johnson qui tentera tant bien que mal de redresser à lui seul le film mais son rôle est trop effacé pour prétendre y arriver. Et même si la fin rehausse le niveau, ça reste assez lamentable…

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Le Seigneur des anneaux : le retour du roi

Le Seigneur des anneaux : le retour du roi
2003
Peter Jackson

Constatant que la durée ne gênait en rien les spectateurs, bien au contraire, la durée initiale du film était déjà conséquente : 3h20. Pour la version longue, c’est un nouveau record avec 3h51. Après deux épisodes majestueux, ce troisième volet saura t-il clore la saga de J.R.R. Tolkien avec brio ?

Malgré la défaite au gouffre de Helm et la chute de Sarouman, Sauron reste encore très fort. Il rassemble ses dernières forces pour prendre d’assaut la forteresse blanche, Mynastirith. – Cette dernière est d’ailleurs assez remarquable architecturalement et artistiquement – Gandalf (Ian McKellen) se rend sur place avec Pippin (Billy Boyd) pour préparer les défenses pendant que le roi Théodène, Merry, Aragorn (Viggo Mortensen), Gimli et Legolas (Orlando Bloom) rassemblent des hommes pour l’ultime bataille. Pendant ce temps, Sam et Frodon (Elijah Wood) tente par tout les moyens de se rendre à la montagne de feu, guidés par Golum (Andy Serkis).

Pour cette dernière aventure, même si le film est encore plus long que les précédents, un bon rythme est enfin trouvé. On est directement plongé au coeur du sujet et le nombre de batailles est revu à la hausse. De plus, la principale guerre du film est largement plus impressionnante que dans le précédent grâce à l’arrivée de trolls en armures biens fait, des nasguls et des Olyphants qu’on avait déjà aperçu dans le tout premier. Malheureusement, Sarouman étant le fabriquant des Uruk-hai, ils seront remplacés durant les batailles par des Orques qui sont malencontreusement hideusement foiré. Golum pour sa part est toujours animé de façon déplorable. Le montage est comme pour le second, assez abrupt et occasionnellement confus (imputable à la version longue ?). Mise à part l’effort de dynamisme, ce troisième volet conserve les mêmes tares que les autres. La fin est celle attendue depuis le début et n’étonnera donc personne. Seul son ambiance est déconcertante : alors qu’on l’attendait festive et joyeuse, elle se révèle assez triste. Reste une oeuvre majeure du cinéma qui rend amplement justice à son créateur, J.R.R. Tolkien.

Publié dans Cinéma, Critiques | Un commentaire

Le Seigneur des anneaux : les deux tours

Le Seigneur des anneaux : les deux tours
2002
Peter Jackson

Pour ce second épisode, le nombre de scènes supplémentaire est moindre puisqu’on passe de 2h58 à 3h30. Mais encore une fois, la durée du film est énorme, bien qu’il existe certains films étrangers arrivant à un total interminable de sept heures. Pour l’histoire, elle suit directement la fin du dernier.

Suite au combat contre les Uruk-hai, Boromir est mort, Frodon (Elijah Wood) et Sam se sont enfuis pour s’occuper eux même de la destruction de l’anneau, Merry et Pippin se sont fait kidnapper et Aragorn (Viggo Mortensen), Gimli et Legolas (Orlando Bloom) sont sur leurs traces.
On suivra donc trois fragments d’histoire :
– Frodon et Sam, épaulés par Golum (Andy Serkis), qui tentent de se rendre à la montagne du destin ;
– Merry et Pippin (Billy Boyd) qui lancent une révolution avec les Ents ;
– Aragorn, Legolas, Gimli et Gandalf (Ian McKellen) qui apportent leur aide au Rohan pour la survie de la race des hommes…

Les problèmes de rythme tendent à se répéter : la première moitié du film est vide et passablement lente, même si le reste du film n’est pas non plus un exemple de dynamisme. Pire encore, le rythme général est presque pire que dans le premier. Pour l’histoire, on reste dans une optique de continuité, le tout se déroulant de façon catastrophique. En effet, le montage du film est très approximatif et certaines scènes sont coupées de façon violentes et d’autres semblent manquer. Pour ce qui est des effets spéciaux, on notera les entrées ratés des Ents (arbres vivants) et de Golum qui est certes un personnage à la psychologie intéressante mais il est plus encombrant qu’autre chose. Si la bataille du gouffre de Helm était un temps soit peu impressionnante, ce n’est plus le cas et elle semble assez risible face aux mastodontes actuels (Transformers 3). Néanmoins, la structure triplement fortifiée de la forteresse et la tactique de percée sont tactiquement passionnantes. Et encore une fois, la fin n’en est pas une et se contente de balancer le générique une fois les évènement majeurs réglés, excepté la destruction de l’anneau. Une suite parfaitement continue.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Le Marquis

Le Marquis
2011
Dominique Farrugia

Le Marquis, c’est l’histoire de Thomas Gardesse (Franck Dubosc), ancien agent dans une entreprise d’alarmes, qui est au chaumage et commence à sérieusement manquer d’argent. Pour pallier à ce problème, il décide d’aller dévaliser un ancien client.
A son arrivée en prison, suite à un concours de circonstances, il fait croire à tout le monde qu’il est le Marquis, un célèbre criminel expert en dynamites. Pour un projet de casse de 200 millions de dollars, Quentin Tasseau (Richard Berry), un employé du mafieux Jo, décide de le faire évader. Le problème, c’est que n’étant pas le Marquis, il n’a aucunes idées de comment s’y prendre. Conscient du problème, Quentin échafaude un plan pour s’évader avec Thomas. Mais tout deux vont devoir bien malgré eux faire le braquage…

Si le scénario n’est en rien révolutionnaire, le résultat est du même niveau qu’une production américaine du genre, avec l’humour en plus. Pour du made in France, c’est déjà énorme. Le coup de l’imposteur est très drôle et bien exploité. Plus encore, les gags se renouvellent et fusent à un plutôt bon rythme, de même que l’action générale du film. Malheureusement, les acteurs sont un peu mous par moment et le tout fait un pas mal brouillon. Un film certes classique mais assez efficace.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Le Seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau

Le Seigneur des anneaux : la communauté de l'anneau
2001
Peter Jackson

Quelle belle occasion de se refaire cette mythique trilogie que leur sortie HD en version longue. Ainsi, le film passe de 2h45 à 3h28 soit plus de 40 minutes additionnelles. Presque dix ans plus tard, il est temps de revenir sur ce qui est considéré comme une référence absolue en matière d’héroïque-fantastique.

Il y a 2000 ans, Sauron a forgé neuf anneaux pour les humains, sept pour les nains et trois pour les elfes. Et grâce à l’anneau unique forgé dans les flammes de la montagne du destin, il contrôlait les porteurs d’anneaux. Mais après une guerre, Sauron fut vaincu et l’anneau alla aux humains puis à Sméagol (Andy Serkis) et enfin à Bilbon Sacquet.
Quelques années après, Sauron commence à retrouver ses forces et même si son corps est détruit, son pouvoir est conservé dans l’anneau. Bilbon lui fête ses 111 ans et décide par la même de prendre sa retraite et lègue ainsi son anneau à son neveu Frodon (Elijah Wood). Il devient impératif de cacher l’anneau et pour se faire, le mage gris Gandalf (Ian McKellen), confie le soin à Frodon d’apporter l’anneau en lieu sûr. Une fois arrivé chez les elfes à Focombes, un conseil décide de former une communauté de l’anneau constituée de Frodon, le porteur, deux humains, Aragorn (Viggo Mortensen) et Boromir (Sean Bean), d’un nain, d’un elfe, Legolas (Orlando Bloom) et trois autres hobits : Sam, Merry et Pippin (Billy Boyd) ainsi que Gandalf. Ensemble, ils vont tenter de se rendre en terres du Mordor et jeter l’anneau des les flammes de la montagne du destin…

Le début est assez long à démarrer et le rythme du film n’est pas exemplaire bien que pour une telle durée, le temps passe assez vite. L’histoire n’est pas exceptionnelle mais elle fait figure de maître du genre. Première partie d’un même film oblige, la fin laisse à désirer et ne conclu pas grand chose. Si dans l’ensemble la réalisation est excellente, renforcée par des décors et paysages magnifiques, la mise en scène connait quelques ratages notamment au niveau des effets de ralentis. Si le langage elfique est bien fait, celui du Mordor est passablement raté et est limite ridicule. Les effets spéciaux restent bons mais les orques et les trolls commencent à accuser leur âge. Seuls les Uruk-hai restes jolis, façon de parler. En revanche, les passages avec Cate Blanchett sont tout simplement nuisibles tant son personnage est mauvais et lamentablement interprété. Les autres acteurs s’en tirent largement mieux et la plupart sont même très bons. De manière générale, le film est très beau tant de par la réalisation que les paysages de Nouvelle-Zélande. Néanmoins, ce premier volet n’est pas le plus intéressant et son rythme est faible.

Publié dans Cinéma, Critiques | 2 commentaires

La Défense Lincoln

La Défense Lincoln
2011
Brad Furman

Il y a eu et il y aura un grand nombre de films tournant autour d’un ou plusieurs procès. La plupart d’entre eux sont très bons car le fonctionnement d’un procès aux Etats-Unis est non seulement excitant mais aussi très dynamique et riche en rebondissement. L’histoire est ici tirée d’un best-seller de Michael Connelly.

Mickey Haller (Matthew McConaughey) est un avocat spécialisé dans la défense. Ne traitant qu’avec des gens coupables, il se tient garant de tous les acquitter. Son travail le botte un max et n’a strictement aucuns problèmes de conscience. Mais un beau jour, il recevra un client, petit gosse de riche, accusé de viol et violence sur une femme. Pour une fois, son client clame son innocence mais rien n’est aussi simple. Après avoir mené une investiture avec son enquêteur (William H. Macy), il va se rendre compte de la dangerosité de son client et de son immense complot…

L’histoire n’est en rien révolutionnaire mais elle est très bien ficelée et incroyablement efficace grâce aussi à un rythme très soutenu alors que le film dure près de deux heures. Comme habituellement dans des procès, les rebondissements et autres coups de théâtre fusent mais surprennent peu ou sont du moins logiques. Ce qui fait aussi la force du film c’est son interprète principal, Matthew McConaughey, qui signe ici une prestation de haut standing et qui semble prendre un certain plaisir à être le roi de la manipulation. Un très bon Thriller qui peut compter sur un scénario en béton et un grand acteur.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Evolution

Evolution
2001
Ivan Reitman

Nul doute que lorsque les extraterrestres envahiront notre planète, le peuple américain sera en train de se fendre la poire. Comme pour Mars Attacks ! ou Paul, le choix du mélange science-fiction et comédie a été fait au profit des aliens.

Alors que Wayne Green (Seann William Scott) s’entraînait pour devenir pompier, il fut attaqué par un météore. Les deux scientifiques de la fac du coin, Ira Kain (David Duchovny) et Harry Block (Orlando Jones), s’empressent d’analyser le fameux rocher. Les études montrent un écosystème prodigieux provenant du météore qui, en l’espace de quelques heures, a su développer des organismes monocellulaires possèdent pas moins de dix paires de bases. Or les organismes terrestres n’en possèdent pas plus de quatre. Mais très vite, la situation va leurs échapper et l’armée, épaulée par la biologiste Allisson Reed (Julianne Moore), va en prendre le contrôle…

Gros film à gros budget avec gros casting. C’est à peu près tout de ce que l’on pourra retenir. Les effets spéciaux sont majoritairement sur les extraterrestres et leur design est pour le moins raté. Les acteurs, comme dans tout les blockbusters, ont du mal à se mettre en valeur. L’humour est plutôt bon par moment mais, étant américain, à une forte tendance au ridicule et à la niaiserie. Reste un bon divertissement.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Le Prince de Greenwich Village

Le Prince de Greenwich Village
2005
David Duchovny

De temps à autre, les acteurs tentent leur chance de l’autre côté de la caméra. Ce coup-ci, il s’agit de David Duchovny qui officie donc en tant que réalisateur, mais aussi scénariste. Malgré des critiques excellentes, le film se fit très discret et n’a même pas eu de sortie ciné de par chez nous. L’essai est-il transformé ?

Tom Warshaw (David Duchovny) vit à Paris avec sa femme et son fils. Aujourd’hui, son fils fête ses 13 ans. 13 ans, c’est l’âge à partir duquel un enfant commence à devenir un adulte. Tom décide alors de lui révéler, ainsi qu’à sa femme, son sombre passé :

Tom (Anton Yelchin) vit à New-York et va bientôt avoir 13 ans et la vie n’est pas facile tout les jours pour lui : son père est mort d’un cancer il y a un an et depuis, sa mère (Tea Leoni) [on notera au passage un surpuissant complexe d’œdipe puisqu’elle était alors la compagne de Duchovny] n’est plus qu’une ombre dépendante de somnifères et autres médicaments. Pire encore, la relation entre Tom et son meilleur ami attardé Pappass (Robin Williams) se détériore à cause de certaines tensions. Tom essayera tant bien que mal de trouver du réconfort au près d’une mystérieuse détenue « Lady ». Mais un malheur n’arrive jamais seul…

Qu’importe à quel point votre vie est merdique, il est difficile de faire pire. Après un début peu rassurant à cause d’un humour américain très gras, on commence à s’habituer au trisomique, notamment grâce à la très bonne prestation de Robin Williams. La seconde moitié du film commence à devenir intéressante avec une montée en puissance des problèmes. A partir de la scène de l’hôpital, le film commence à réellement vous prendre aux tripes avec une sacrée boule à la gorge au moment fatidique. Un beau film tristement fort.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

World Invasion : Battle Los Angeles

World Invasion : Battle Los Angeles
2011
Jonathan Liebesman

Voici un des sujet de prédilection pour tout film de science-fiction : une invasion d’extraterrestres. En août 2011, des centaines de météores dirigés vers la Terre sont repérés. Il s’agit d’une armée alien venue s’emparer d’une ressource spécifique : de l’eau liquide. L’utilisant comme énergie, l’attaque s’effectuera simultanément sur l’intégralité des côtes terrestres.

Comme son titre l’indique, même si l’attaque est mondiale, on s’intéressera à un champ de bataille en particulier : la ville de Los Angeles. Le sergent Michael Nantz (Aaron Eckhart) est dépêché sur place avec une équipe pour évacuer les civiles dans le but de pouvoir bombarder intégralement la zone. Très vite, l’équipe tombe sur des soldats aliens qui semble largement supérieur physiquement et technologiquement. Une fois arriver au poste de police où sont sensés être les réfugiés, le constat est alarmant : seulement six survivants ; parmi lesquels ont retrouvera Michelle Rodriguez et Bridget Moynahan. Mais le courage et la dévotion de l’armée est sans limites.

Vive l’armée et vive l’Amérique ! On va casser la gueule à l’envahisseur ! Voici en gros le scénario du film… C’est peu, même pour une production du genre. Autre constat : la réalisation est exécrable et presque aussi atroce que du Skyline, du Monsters ou du Cloverfield. Autrement dit, le tout est filmé caméra à l’épaule par quelqu’un souffrant de parkinson. Heureusement, le film est très dynamique et les effets spéciaux sont de bonne facture, bien qu’on soit à des années lumières en dessous de Transformers 3. Reste un bon gros blockbuster qui plaira aux amateur du genre.

Publié dans Cinéma, Critiques | Laisser un commentaire

Au-delà

Au-delà
2011
Clint Eastwood

Un film de Clint Eastwood, c’est toujours un évènement, surtout en France où il est particulièrement apprécié. Amateur de films au sujet fort, il s’attaque ce coup-ci à la mort et ses expériences de mort imminentes.

Trois personnes, trois bruns d’une même histoire axée autour de la mort :
– Marie Lelay (Cécile de France) était à Tahiti lors du Tsunami. Elle y a fait l’expérience de la mort mais a survécu.
– George Lonegan (Matt Damon) est un médium ou plutôt était. Dans un monde d’escrocs, il est l’un des rares à avoir un réel don pour parler aux morts. Mais aujourd’hui, il a décidé de se retirer pour mener une vie normale.
– Marcus est un jeune enfant ayant perdu son frère jumeau. Pire encore, il est placé dans un foyer car sa mère n’est plus en état de s’occuper de lui.

Le sujet est fort intéressant et n’est que peu représenté au cinéma. Malheureusement, il est ici traité de façon pour le moins maladroite tant il est difficile d’y adhérer. Les acteurs sont bons et notre petite française n’a pas à rougir face à la star d’Hollywood. Le rythme est lui aussi assez bon bien qu’il aurait été bénéfique de raccourcir car le début rame un peu. Reste que le film possède une grande puissance émotionnelle mais la qualité des précédents Clint Eastwood était plus flagrante.

Publié dans Cinéma, Critiques | Un commentaire