RTT

RTT
2009
Frédéric Berthe

Kad Merad, acteur préféré des français et avec qui même les films les plus mauvais atteignent les sommet. Très pratique lorsqu’on a un scénario débile à souhait :

Arthur Lepage (Kad Merad) – au passage je ne tolère pas une utilisation aussi préjudiciable de mon magnifique nom avec qui plus outre mes initiales –  des suites de sa rupture brutale avec sa compagne, décide de partir à Miami pour arrêter son mariage. A l’aéroport, une voleuse de tableaux du nom d’Emile (Mélanie Doutey), se sert de lui comme mule. Une fois sur place, Emilie et Arthur se font appréhender par Serkine (Manu Payet), chargé de rapporter le tableau au musée. Va s’en suivre une chasse à l’homme et à la femme sur le territoire américain.

A mi-chemin entre comédie-romantique et film d’aventure, RTT n’arrive à être crédible dans aucun des deux genres. Tout les protagonistes sont d’une bêtise affligeante et certaines scènes prouvent le je-m’en-foutisme de l’équipe scénaristique comme dans la scène « romantique » en bateau la nuit à Miami avec personne au gouvernail et ce n’est qu’après une dizaine d’heure de vogue que le bateau se cale gentiment à un port. Néanmoins, le duo principal est efficace bien qu’il soit impossible qu’un vieux chauve puisse séduire une jeune bombe. L’incohérence est de mise mais grâce à un bon rythme et un humour correcte, l’ennui est évité.

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Dragon Ball Z – Budokai Tenkaichi 3


Graphismes : 14/20

Les graphismes remontent à six ans et pourtant… Force est de reconnaître qu’aujourd’hui encore, ils n’existe pas de Dragon Ball plus fidèle au manga tant le self-shalding est ici efficace et avec un esprit plus proche que ne le sont les homologues HD qui propose certes des environnements plus riches, détaillés et grands, mais les personnages ont un aspect plastique dérangeant. Plus que les personnages, les effets liés au khi ou aux attaques spéciales sont incontestablement les plus réussies avec des jeux de lumières très fort, d’autant que chaque attaques de chaque personnages sont fidèles au manga tant de par le choix de l’attribution que de l’exécution. Ça reste toujours beau mais on ne peut pas dire que ça impressionne.

Jouabilité : 16/20

Si un paquet de modes sont disponibles, tous reviennent à faire des combats, seul le championnat de Hercule diffère quelques peu puisque la victoire est acquise si l’adversaire sort du stade ou touche le sol en dehors du ring. Le reste du temps, on choisi une équipe de 1 à 5 guerriers parmi une liste de 70 (plus de 160 avec les transformations) et on affronte un adversaire. Suivant le personnage, il peut avoir de 3 à 5 barres, puis s’attaque soit au corps-à-corps, soit à coup de khi avec les boules de feu, les attaques spéciales ou l’attaque ultime. Chaque intervenant possédant deux attaques spéciales (qu’il peut avoir en commun avec d’autres) et une attaque ultime propre à chacun. On appréciera aussi le repos des guerriers en suspend qui permet l’élaboration de techniques basés sur la patience. Même si le tout reste classique, on apprécie la dynamique des combats, majoritairement aériens, et aussi l’impact du combat sur les intervenants et le décors. Un bel exemple de réussite.

Durée de vie : 18/20

Généralement, un jeu de combat possède un mode duel, un mode histoire et un mode survie. En plus d’un mode histoire très complet et long, on compte ici les tournois (championnats du monde, tournoi Yemsha, tournoi de l’au-delà, Cell Game,… ), un mode « aventure » mais assez bidon, un mode mission et bien sûr les duels et le mode survie. Loin d’égaler Final fantasy : Dissidia, le jeu n’en reste pas moins l’un des plus complet qui soit.

Bande son : 15/20

C’est avec une horreur épouvantable qu’on entend au premier démarrage les voix anglaises de l’anime. Heureusement, les options quasi inexistantes permettent d’interchanger  avec celles japonaises, un soulagement. Mise à part ça, les musiques sont des créations originales plutôt réussies mais on aurai hautement apprécié quelques une de l’anime. Les autres bruitages liés aux combats collent bien mais rien d’exceptionnel.

Scénario : 14/20

Tout connaisseur applaudira des deux mains le travail scénaristique tant celui-ci est fidèle au manga de par la chronologie, les intervenants, les dialogues ou encore les vêtements. Un pur régal ! Par contre, le tout est complètement incompréhensible pour tout néophyte qui subira chaque nouveau chapitre sans comprendre pourquoi ils se foutent sur la gueule.

Note globale : 16/20

La série Tenkaichi révolutionna la saga Dragon Ball sur consoles grâce à un système de combat ultra dynamique. Ce dernier volet est sans contestes le plus complet de tous tant de par ses personnages que par son contenu. Les graphismes en self-shalding sont aujourd’hui encore la référence en terme de fidélité par rapport au manga. Le virage Budokai des volets HD font que DBZ BT3 reste la meilleure adaptation de Akira Toriyama. Mais la lumière est au bout du tunnel : le prochain DBZ HD sera un Tenkaichi.

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Triangle

Triangle
2009
Christopher Smith

Récemment débarqué chez nous en DVD, le film a fait l’objet d’une attention toute particulière au sein de l’émission Direct 2 DVD d’AlloCiné. Mérite t-il tout spécialement notre attention ?

Un groupe de six amis (3 filles 3 gars) prennent le large à bord d’un voilier. Soudain, le calme plat, plus un souffle d’air. Au loin, une tempête arrive et impossible d’y échapper. Une fois le calme revenu une des filles manque à l’appel. Voguant sur la coque du voilier, les cinq rescapés aperçoivent un immense paquebot qui semble venir les secourir, et pourtant, personne à bord, ou presque…

L’histoire s’axe autour du personnage de Jess (Melissa George) qui suit une loi en triangle : en premier lieux, elle arrive sur le paquebot, semble le connaitre puis assiste impuissante au meurtre de ses amis par un mystérieux individu. Une fois tous morts, le voilier fait sa réapparition. Elle essaye de les sauver mais fini par comprendre quelque chose puis exécute le plan dans la troisième phase. Le cycle semble se répété indéfiniment jusqu’à un déblocage.

Si le film n’est en rien révolutionnaire ni surprenant outre mesure, sa structure est originale, sa logique implaquable pour un labyrinthe psychédélique très abouti. Néanmoins, le film est irréaliste de par sa nature cyclique infinie et ne donne par ce fait pas de vraie fin. Pire encore, le déroulement de par sa continuité logique en devient prévisible, sauf pour la dernière partie vraiment à part. Reste un film très bien fait qui fera quelques noeuds aux cerveaux non-initiés.

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Tellement proches

Tellement proches
2009
Eric Toledano, Olivier Nakache

Après Nos jours heureux, la même équipe revient au pas de charge avec une nouvelle comédie typiquement française, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de scénario mais plutôt une suite de scènes de quotidien.

Le film est centré sur trois embryons d’une famille : Alain (Vincent Elbaz) et sa femme Nathalie (Isabelle Carré) ; Jean-Pierre (François-Xavier Demaison), frère de Nathalie, et sa femme Catherine (Audrey Dana) ; ainsi que une autre soeur, Roxane (Joséphine de Meaux), et son copain Bruno (Omar Sy).
Chacun a son lot de problèmes : Alain et Nathalie ne s’entendent pas sur la façon d’élever leur enfant ; Jean-Pierre devient un avocat  véreux, Catherine se découvre une passion pour le judaïsme ; Roxane est folle et Bruno a du mal avec ça…

Si la plupart du temps le film n’est pas drôle, il persiste quelques scènes plus intéressante comme Jean Benguigui, père de Alain, qui se saupoudre de pellicules pour faire croire que ses cheveux sont vrais, ou encore toutes les conneries de Lucien, le fils de Alain. Heureusement, le rythme est plutôt bon, sauvant le spectateur de l’ennui. Le casting est aussi très bon mais pas aussi efficace que ce que l’on était en droit d’espérer. Seul Omar Sy relève le niveau avec le comique de répétition autour de son personnage. Reste un film sympathique souffrant d’un problème récurrent en France : pas de scénario et des acteurs faiblards.

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Transformers 3 – La Face cachée de la Lune

Transformers 3 – La Face cachée de la Lune
2011
Michael Bay

Après avoir tenté de prendre le contrôle de la Terre, après avoir tenté de voler notre soleil, que nous réservent les decepticons ? Pour conclure cette première trilogie, Michael Bay s’est offert une sortie en apothéose, pulvérisant tous les pronostiques avec plus de 1,1 milliard de dollars de recettes dans le monde, et on comprend aisément pourquoi après un tel spectacle.

Après une scène de course poursuite spatiale utilisant la 3D à la perfection, on apprend que lors de la mission lunaire de 1969, le véritable objectif était la fouille d’un vaisseau alien. Il s’agit de l’Arche, un vaisseau autobot dirigé par Sentinel Prime, un des plus important autobot de l’histoire. Le vaisseau abritait aussi une technologie capable de transporter des choses d’une dimension à l’autre en choisissant l’époque. Suite à un incident, les autobots prirent connaissance de ce secret sur la face caché de la Lune. Après avoir rapatrié Sentinel, Optimus utilisa la matrice pour le ramener. Grosse erreur : pour sauver leur planète, Sentinel a passé un pacte avec Megatron pour utiliser les piliers pour amener aux portes de notre planète Cybertron et ainsi utiliser les humains comme esclaves pour reconstruire leur planète d’origine. Certains parmi les humains ont depuis des décennies passé un pacte avec les decepticons pour aider leur prise de pouvoir, comme c’est le cas de Dylan Gould (Patrick Dempsey), patron de Carly (Rosie Huntington-Whiteley), la nouvelle copine de Sam (Shia LaBeouf), qui peine à trouver sa place dans ce nouveau monde. La situation semble chaotique, les autobots sont tous morts et ne reste que l’armée, commandée par le sergent Lennox (Josh Duhamel). L’avenir de la planète semble désastreux…

La saga a véritablement prit un tournant drastique avec ce troisième volet. Après un début un peu mou mais apportant une bonne touche d’humour par le biais de nouveau personnages comme John Malkovich, les choses sérieuses commencent. Le scénario devient réellement intéressant et solide avec une histoire bien rodée et réservant des surprises de taille. L’histoire est ainsi beaucoup plus sombre avec nombre de morts, et on n’hésite pas à les montrer. Toute la seconde moitié est une gigantesque bataille d’une ampleur inégalée, rendant celle du Seigneur des Anneaux – Les Deux Tours risible et minuscule. En plus de proposer des effets spéciaux plus spectaculaire que jamais avec de véritables trouvailles artistiques comme avec le cyclope, l’utilisation de la 3D est de très bonne facture, donnant un spectacle encore plus grandiose (mention spéciale au ballet volant). Et pour une fois, les transformers ne sont pas les seuls à se battre, les humains sont même aussi efficace qu’eux, notamment Sam Witwicky (Shia LaBeouf) qui devient un véritable héros au cours de cette guerre monumentale puisqu’il arrive à mains nues à tuer l’un des plus forts et emblématiques decepticons. De manière générale, l’espèce humaine gagne ses galons et acquiert une classe incroyable. À noter que même la réalisation devient excellente : fini les plans rapprochés, les violents mouvements de caméra. Pour une meilleure approche 3D, Michael Bay a su se réinventer et tirer parti de ce qu’il avait. Le cinéma vient de ce trouver LA référence en terme visuel et d’action.

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Equilibrium

Equilibrium
2003
Kurt Wimmer

Certains films n’ont pas eu le succès qu’ils méritent. Equilibrium en fait parti : doté d’un budget de 20 millions, le film n’en a récolté que le quart. Heureusement, sa sortie DVD fut un succès colossal qui le fit entrer dans la légende.

Le scénario n’est pas sans rappeler Fahrenheit 451 même si la comparaison n’a pas lieux d’être tant celui-ci est meilleur.
Le film se passe dans les années 2070, après la troisième guerre mondiale. Le monde n’est qu’un vaste champ de ruine. Dans la citadelle Libria, un nouveau style de vie fut adopter : les émotions humaines sont résorbées grâce au Prozium, ce qui leurs confèrent une vie réglée et sûre. Mais certains sont des transgresseurs et se font appeler « résistance ». Non content d’être privé de leurs émotions, ils ont décidé de former l’Underground, société vivant comme autrefois. Mais la société ne peut le permettre et a de ce fait formé les éclesiastes pour les traquer, les tuer et brûler toute chose appelant aux sentiments (toute forme d’art ou d’imagination). John Preston (Christian Bale) est le meilleur éclesiaste qu’il soit. Mais après avoir découvert que son collègue Partridge (Sean Bean) transgressait, il va se remettre en cause et se remémorer l’arrestation et l’incinération de sa femme qui avait elle aussi transgressé. Après avoir cassé sa dose de Prozium estompant ses effets, il va commencer à ressentir des choses encore inconnus et à y prendre goût. Conscient d’être dans le mauvais camp, il va se retourner contre la société.

A mi-chemin entre Fahrenheit et Matrix, le film en tire le meilleur des deux pour donner quelque chose d’assez étonnant. Très psychologique, mais aussi incroyablement rythmé avec des scènes d’affrontement spectaculaire à la Matrix, tout en sachant respecter les codes de son univers moins onirique. Ce monde futuriste est excellent sur le plan graphique et est fort de réalisme. On sent un très grand travail de cohérence aboutissant à un univers très riche qui mériterait de passer par la case jeux-vidéo. Kurt Wimmer est donc non seulement un brillant réalisateur, mais aussi un scénariste de génie. Plus encore, le film ne serait pas ce qu’il est sans l’exceptionnel Christian Bale qui excel dans l’art de modeler ses émotions et ainsi jouer les deux facettes de son personnage à la perfection. Un pur film d’action et un des meilleurs scénario de science-fiction. Immanquable.

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La Corde raide

La Corde raide
1984
Richard Tuggle

Comme toujours en cette sombre époque, les films policier étaient dépourvus de scénaristes. Comme son titre l’indique, les scénaristes du film étaient sur la corde raide et n’ont finalement trouvé qu’un fragment de semblant d’introduction scénaristique : un homme tue des femmes et au bout du cinquième homicide, Clint Eastwood le coince et le tue sans savoir pourquoi il faisait ça ni qui il était.

Et quand on pense que tout ce rien s’éternise sur deux heures riches en mollesse, temps mort et autres ennuis chroniques. Pire encore, les protagonistes ont des comportements inadaptés et dangereux, donnant de l’incohérence dans ce grand vide, c’est fort ! A noter aussi de magnifiques effets spéciaux sur des éclairs semblant avoir été fait à la main sur la pellicule.
On le comprend très vite, le seul intérêt du film est Clint Eastwood. Lui même l’a compris et en a profité pour intégrer sa fille dans son propre rôle. Mais malheureusement, il n’est pas en forme du tout et son talent d’acteur se manifeste par soit un air sérieux, soit un haussement de sourcil. Bravo, bravo ! Vive le génie !
Attention : l’arnaque est totale !

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Le Mytho – Just Go With It

Le Mytho - Just Go With It
2011
Dennis Dugan

En voilà un titre bien débile : on rajoute un titre français avec en annexe le titre original. Il indique par contre avec justesse le caractère du héros.

Danny (Adam Sandler) est un mythomane de première : il prétend en permanence être marié, se plein de sa femme, et trouve le moyen de se faire consoler par une jeune femme émue. Mais ce coup ci, Danny tombe sur Palmer (Brooklyn Decker), une bombe sexuelle de malade, et en devient fou. Mais alors qu’il prévoyait de la jouer réglo, elle va tomber sur sa vrai-fausse alliance. Il va alors prétendre être marié avec une certaine Devlin. Pour jouer le rôle de Devlin, il va demander à sa collègue Katherine (Jennifer Aniston) de lui venir en aide. Mais plus le temps passe et plus le mensonge devient gigantesque.

Pour travailler sur un scénario aussi développé, il aura fallu trois scénaristes travaillant sur trois oeuvres littéraires. Ça ressemble à du foutage de gueule car le moins que l’on puisse dire c’est que l’histoire est un exemple de classicisme de la comédie romantique américaine. Comme d’habitude, on prend des stars et on les fous à la plage, en l’occurrence à Hawaï. Et Pourtant… Force est de reconnaître que la sauce prend, l’interprétation est une franche réussite et l’humour compte parmi les plus raffinés d’Adam Sandler, même si ça reste très américain. On se doute immédiatement du dénouement mais le film est fait de telle façon à ce que le suspense reste un minimum, évitant soigneusement les raccourcis et autres facilités. En même temps, quand on regarde une comédie romantique, si la fin n’est pas celle qu’on attend, ça fait certes des films originaux tels 7 ans de séduction ou Petites confidences (à ma psy) mais ces derniers sont hautement décevant et on préférera rester dans des valeurs sûres. Le mécanisme est donc vieux, les ficelles énormes et l’histoire prévisible, mais la recette marche encore, spécialement bien dans ce film.

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Drôles de vacances

Drôles de vacances
2003
Sean McNamara

Chez Disney, pour clôturer une série, si cette dernière est particulièrement populaire, il n’est pas rare d’y voir dédié un téléfilm ou même un vrai film dans certains cas. Il s’agit ici d’un téléfilm sur la mythique série Drôle de frère de Disney Chanel, appelée aussi La Guerre des Stevens sur les chaines hertziennes.

Pour ceux qui ne connaissent pas, la série raconte le quotidien de la famille Stevens avec le père avocat, la mère sénateur et leur trois enfants : Donnie, champion de sport à la fac, Ren, brillante élève parfaite sur tout les plans qui s’apprête à faire son entré en fac, et Louis (Shia LaBeouf), cancre parmi les cancre enchaînant les bêtises à un rythme effréné.
Dans ce téléfilm, Twitty, le meilleur ami de Louis, piège la famille en les faisant involontairement participer à une émission de télé-réalité sur une île.

Bonne nouvelle pour tout les fans de la série, la totalité des acteurs récurrents sont présents, même si la plupart d’entre eux ne dispose que de trois ou quatre répliques. Si l’histoire ne casse pas trois briques, elle permet néanmoins d’offrir de beaux paysages, donnant un cadre agréable, tout en conservant l’esprit original et proposant le même type d’humour qui a fait le succès de la série. Néanmoins, le début peine à décoller et le tout manque de folie. Si le téléfilm rempli son rôle, il en restera tout de même un petit goût de pas assez.

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Transformers 2 : la Revanche

Transformers 2 : la Revanche
2009
Michael Bay

Grace au très fort succès de Transformers (710 M$ dans le monde), Michael Bay a pu faire sa suite comme prévu. Après nous avoir présenter ces robots, il s’agit maintenant de créer un univers propre à la saga et d’en développer un scénario complet. Une mission partiellement réussie.

Depuis les événements précédents, deux années se sont écoulées. Le sergent Lennox (Josh Duhamel) est désormais à la tête d’une brigade anti-decepticons, épaulé par Optimus Prime et les autres autobots. Après une attaque en Chine, un decepticon a proféré une menace : « The Fallen vous vaincra tous ». Ce dernier, chef des decepticons, planifie d’utiliser une machine ancestrale pour absorber l’énergie du soleil, dans le but de recharger en énergon leur colonie et ainsi permettre aux embryons de se développer. Néanmoins, la machine nécessite la matrice originale pour s’activer. Or son plan, autrefois disponible dans le Allsparks, est désormais en possession de Sam Witwicky (Shia LaBeouf), ayant touché un fragment du cube et assimilé ses connaissances. Une nouvelle fois, autobots et decepticons se livreront bataille pour décider de l’avenir de la planète…

L’intérêt de ce genre de film n’est assurément pas d’ordre scénaristique mais il est appréciable qu’un gros effort fut fourni à ce niveau là, donnant plus d’importance et de cohérence à une grande saga en devenir. Grâce à un budget mirobolant, les effets spéciaux atteignent des sommets. Il a été annoncé que 2 000 milliard de terras ont été nécessaires aux effets spéciaux, un record pas vraiment parlant, mais la progression visuelle est nette avec au passage une lus grande diversité artistique quant aux machines. Niveau acteurs, pas de changement, ce sont les mêmes et leurs prestations sont inchangées, c’est-à-dire légèrement surjoué mais correct. Seul Ramon Rodriguez est nouveau et son personnage est complètement dispensable, de même que le petit robot-chien de Mikaela (Megan Fox) et les jumeaux autobots, tous sujet à un humour très limite. De manière générale, la tentative d’introduction comique est un échec tant de par son manque d’efficacité que son incohérence avec l’ambiance. Mais heureusement, ces petits défauts sont noyés dans une qualité graphique exceptionnelle mise à parti dans un univers très accrocheur. Une fois n’est pas coutume, la suite est digne de son prédécesseur et renouvelle suffisamment l’expérience pour en décupler l’intérêt.

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