Tucker Max : histoire d’un serial f***er

Tucker Max : histoire d'un serial f***er
2010
Bob Gosse

Où sont-ils ? Que sont-ils devenus ? Je parle bien sûr des acteurs génialissimes de l’inoubliable série Gilmore Girl. Si la plupart n’ont eu que de petits rôles dans des films extrêmement secondaires, Melissa McCarthy elle détruit tout les records aux Etats-Unis dans le plus gros succès surprise de l’histoire avec Mes meilleures amies. L’un des acteurs de la série était Matt Czuchry qui a ici le rôle principal : Tucker Max.

Le film est l’adaptation du livre éponyme qui retrace l’histoire vraie de son auteur. Max est misogyne et est un vrai connard. D’ailleurs, pour l’enterrement de vie de garçon de son meilleur ami Dan, il l’emmène, lui et un autre ami Drew (Jesse Bradford), à un bar de strip-tease à Salem situé à 470 kilomètres dans le seul but de se taper une naine, puisqu’il est amateur de filles différentes (aveugles, sourdes, …). Mais tout va tourner mal entre Drew parti chez une stripteaseuse et Max avec sa naine, puisque pendant ce temps là, Dan est seul, accumule les conneries et fini la gueule en travaux en prison…

Dans le film, deux personnages sont vraiment hilarant : Max et Drew. Max parce que c’est un gros dragueur misogyne qui balance des vannes énormissimes toute les deux secondes ; et Drew parce que son personnage est un râleur casseur d’ambiance hors pair depuis qu’il a trouvé sa copine entrain de sucer un rappeur. L’humour est vraiment efficace et a un rythme extrêmement soutenu. Une pure comédie de très bonne qualité qui fait rire tout du long.

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Le Journal d’un dégonflé : Rodrick fait sa loi

Le Journal d'un dégonflé : Rodrick fait sa loi
2011
David Bowers

Après un premier film plutôt mauvais, plombé par un humour débile et atroce, le dégonflé revient sur les écrans. Sachant que les suites sont bien souvent pires, on pouvait craindre un niveau de nullité extraordinaire. Et pourtant…

Un an s’est écoulé et Greg (Zachary Gordon) est maintenant en secondaire 2. Après avoir connu des jours sombres au niveau popularité, c’est au tour des filles où ça va poser problème. Pire encore, ces parents se sont mis en tête de réconcilier Greg et Rodrick (Devon Bostick). Mais Rodrick n’en a non seulement pas envi mais il s’en sert en plus comme moyen de torturer psychologiquement Greg. Mais suite à une party organisé clandestinement pas Rodrick, les deux frère vont faire plus que se rabibocher.

Si on a plaisir à retrouver la totalité des acteurs du premier, on a aussi l’agréable surprise de constater que l’humour est devenu beaucoup plus fin et de ce fait, abordable pour les non-américains. De plus, le film véhicule un très beau message d’amitié fraternelle. Plus encore, les acteurs deviennent meilleurs, en particulier l’interprète de Rodrick qui est assez bon et ça tombe bien comme il est un des deux personnages principaux. Allant à l’encontre de toutes les lois des suites, le film est non seulement bon, mais il est en plus infiniment meilleur que son prédécesseur. Belle performance !

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Jarhead – la fin de l’innocence

Jarhead - la fin de l'innocence
2006
Sam Mendes

La guerre en Irak aura été l’objet de nombreux films presque tous mauvais. Ici, l’histoire est tirée d’un roman autobiographique de Anthony Swofford. Sera t-il aussi chiant que les autres ?

Le choix ici est hautement ambitieux et original : on suit la guerre à travers Swofford (Jake Gyllenhaal), un soldat de l’armée américaine. A 20 ans, il s’engage dans l’armée puis devient un Jarhead, soldat du désert. Des années durant, il s’entraînera et simulera des attaques sous un soleil de plomb devant obéir à chaque ordre de son sergent (Jamie Foxx). Mais à aucuns moments il n’eu l’occasion de tuer quelqu’un.

Effectivement, ce film comme ces semblables rejoint le lot de films de guerre ratés. En même temps, un film sur des soldats qui se font chier à attendre alors qu’il ne se passe rien, on aurai pu s’en douter… Très vite, leur ennui devient communicatif et le sommeil comateux. Deux heures durant, c’est un véritable calvaire. Certes, les acteurs sont bons, l’univers est bien retranscrit (encore qu’il est plus que difficile d’en juger), la réalisation est bonne et certaines scènes sont intéressantes mais le film est tellement lent que s’en est lourdement handicapant. Si vous croisez ce film sur votre chemin, fuyez !

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Jurassic Park 3

Jurassic Park 3
2001
Joe Johnston

Avec 1.54 milliards en deux films, la saga Jurassic Park ne pouvait décemment pas en rester là. Mais ce coup ci, Steven Spielberg n’officie que comme producteur exécutif.

Après avoir ramené sur l’île Ian Malcolm, c’est au tour d’Alan Grant (Sam Neill). En effet, un couple (William H. Macy & Tea Leoni), se faisant passer pour très riche, lui demande, moyennant gros chèque, de servir de guide pour un survol de l’île. Mais en fait, le couple est non seulement fauché, mais en plus, ils atterrissent pour lancer une mission de sauvetage pour leur fils resté seul sur l’île depuis 8 semaines. Mais à leur arrivée, un Spinosaure les attaque et décime une partie de l’équipage et bousille l’avion et mange l’homme ayant le seul téléphone. Les voilà eux aussi piégés sur l’île B, totalement inconnue de Grant…

Le scénario du deux ne volait déjà pas bien haut, celui ci touche le fond. Le scénario est vraiment un prétexte pour faire revenir le héros le plus emblématique de la saga au milieu de ces dinosaures. Mais étrangement, Grant est moins convaincant que Malcolm. Pour les nouveaux arrivés, conneries et comportements suicidaires sont de mises. Heureusement, les dinosaures sont une fois de plus biens mis en valeur et l’arrivée du Spinosaure pour remplacer le T-Rex est une bonne idée mais il n’empêche qu’ils nous manquent… La seconde grande introduction de dinosaures est les ptérodactyles. Sans parler de déception, il n’en reste pas moins que la saga est à bout de souffle et n’arrive pas à redresser la barre. Une nouvelle chute spectaculaire s’est d’ailleurs fait sentir au niveau affluence malgré un gros marketing parfois innovateur pour l’époque avec la diffusion dans des salles à Disney-land du film en 3D. Depuis, la mise en chantier d’un quatrième opus est toujours prévu mais seulement pour 2014… Nous aussi, on aura le temps de se fossiliser d’ici là…

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Le Monde Perdu : Jurassic Park

Le Monde Perdu : Jurassic Park
1997
Steven Spielberg

Suite au succès monstre de Jurassic ParkSteven Spielberg a fait une suite, chose assez rare. Le problème, c’est que Michael Crichton n’a personnellement pas écrit d’autres livres.

Le film se passe quelques années après le premier. John Hammond a fermé son site mais les investisseurs ne lui lâchent pas pour autant la grappe. En effet, ces derniers veulent recréer un zoo mais sur le continent en important des dinosaures du site B, site où ils grandissaient avant d’être transférés au parc. Mais John Hammond lui même a compris que se projet est impossible. Il décide d’envoyer sur l’île des spécialistes pour dresser un bilan de leur écho-système afin de le rendre public et classer l’île comme réserve naturelle interdite au public. Parmi ces spécialistes, on retrouvera Ian Malcolm (Jeff Goldblum) issu du premier volet, qui, sachant le danger que les dinosaures représentent, est parti secourir sa copine (Julianne Moore) déjà sur place pour y faire des clichés des dinosaures dans leurs milieux naturelles.

Même si on aurai préféré retrouver l’intégralité des acteurs, le choix de Jeff Goldblum est très bon bien que son numéro de papa soit assez néfaste sur le côté classe de son personnage. Au niveau des acteurs, on notera aussi la présence de Vince Vaughn qui aurai dû trouver là l’un des seuls rôles non-comique de sa carrière, mais c’était sans compter sur son incapacité à rester sérieux. Du coup, même à côté d’un T-Rex, il fait la grimace et dit des conneries… Mais le film n’en est pas pour autant mauvais, bien au contraire, les dinosaures sont toujours aussi convaincant et le nombre d’espèces est revu à la hausse. De plus, le film ne souffre d’aucuns temps morts et la réalisation reste parfaite. On appréciera aussi beaucoup les passages du T-Rex en ville. Le travail fait reste donc de bonne facture même si c’est clairement en dessous du premier.

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Looking for Eric

Looking for Eric
2009
Ken Loach

Contrairement à ce qu’il y parait, Eric Cantona n’est pas le héros du film. Son rôle n’est d’ailleurs que facultatif et totalement interchangeable avec n’importe quel autre footballeur ou même une star étrangère au milieu.

En effet, le film est centré sur Eric Bishop, facteur anglais dont la vie est assez merdique : il vit avec ses deux beaux-fils (où est la mère ?) qui sont de sacrés raclures qui sèchent les cours, commettent des vols et traînent avec des ex-taulards dans un gang très dangereux. De plus, étant devenu grand-père d’un premier mariage, il est obligé de revoir son ex-femme qu’il avait lâchement abandonnée mais dont il est toujours amoureux. Pour se sortir de ce putain de merdier, il s’inventera un ami-Eric Cantona imaginaire qui lui donne des conseils pour mieux gérer sa vie.

Mortellement chiant durant la première heure du film puis inintéressant dans la deuxième. Les acteurs sont nuls, l’histoire imbuvable et se paye en plus le luxe de collectionner les fautes de cohérence, notamment en ce qui concerne la schizophrénie du personnage principal. Une seule scène peut retenir l’attention du spectateur : l’arrivage des trois bus de Colona. Vous l’aurez donc compris, fans d’Eric ou pas, ce film est une daube.

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Problèmes

Je suis désolé des malencontreux problèmes du site, causés par WordPress en personne…
Je n’ai pas la moindre idée du genre de problèmes ni comment le résoudre. Merci de votre patience.

[maj] le problème vient en fait de firefox

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Jurassic Park

Jurassic Park
1993
Steven Spielberg

Jurassic Park, l’un des plus grands films d’un des plus grands réalisateur, Steven Spielberg. Le film a aussi marqué le retour des dinosaures, représentés jusque là par d’immondes monstruosités proche de la patte à modeler. S’ils ont un petit côté plastique, il faut reconnaître qu’aujourd’hui encore leurs modélisations sont plus que correctes. Mais des effets spéciaux ne serai rien sans un scénario digne de se nom. C’est donc tout naturellement que le choix s’est porté sur une adaptation du génialissime feu Michael Crichton, qui a d’ailleurs participé à l’élaboration du film.

John Hammond est un homme qui dépense sans compter. Grâce à d’éminents scientifiques, et à d’important fond utilisés sans compter, une reconstitution de l’ADN de dinosaures retrouvés dans des moustiques fossilisés fut possible. Cinq années durant, John et ses hommes ont fait naître moult dinosaures, réintroduits dans un immense parc situé sur une île au sud de la république dominicaine. Malgré un système de sécurité très élaboré, les investisseurs restent septique. John, qui a dépensé sans compter, organise alors une excursion dans son parc avec son avocats, un célèbre professeur de mathématiques (Jeff Goldblum) et deux éminents archéologues Alan Grant (Sam Neill) et Ellie Sattler (Laura Dern). Si à leur arrivée, l’apparition de dinosaures les subjugues, leur weekend ne se passera pas si bien…

Le film n’a pas vieilli d’un poil, l’image est propre, et les effets spéciaux sont satisfaisants. On a grand plaisir à suivre cette magnifique aventure jurassique dans ces sublimes paysages montagnards subtropicaux, le tout accompagné par une musique exceptionnelle. Les acteurs sont bons mais ce genre de film n’est pas tellement propice aux grandes performances Bref, il s’agit sans aucun doute du meilleur film sur les dinosaures qui soit et il serait dommage de se priver d’une telle réussite.

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Le Coeur du guerrier

Le Coeur du guerrier
1999
Daniel Monzón

De temps à autre, le cinéma espagnol nous gratifie de quelques films exceptionnels et uniques dans leurs genres tels La Cellule de Fermat, Ouvre les yeux ou encore L’Orphelinat. Celui-ci a pour sujet le monde des Geeks.

Ramon est tout sauf un adolescent ordinaire : quand il est éveillé, il ne pense qu’aux jeux de rôle (style plateaux + communautés) et quand il dort, il rêve de ce monde où il retrouve Sonja, l’amour de sa vie. Mais alors qu’il trouva une pierre lors d’une mission, il fut maudit. Pour se défaire de cette malédiction, il doit tuer un certain sorcier. Mais très vite, réalité et fiction se mélangent dans la tête de Ramon qui est persuadé être Beldar à tel point que lors qu’avec sa classe il visita le parlement, il cru reconnaître en la personne de Aldolfo Del Prado, à la tête du mouvement « démocratie nouvelle », le fameux sorcier maléfique des Milles Regards.

Un pur régal comique ! Tout, absolument tout est culte dans se film où la folie du héros l’entrainera jusqu’à balancer du soda sur des statuts, aborder une prostitue, faire alliance avec un clodo ou encore rentrer en contact avec un illuminé sous prétexte qu’ils ressemblent à des personnages de son monde imaginaire. De plus, le rythme de ces situations est effréné. Mais ce qui permet à tout ceci de prendre, c’est d’une part les effets spéciaux correctes et d’autre part l’interprète de Ramon, tout simplement génial. De plus, le film n’a à aucuns moments recours à quelques facilités que se soit et chaque pas fait dans l’intrigue est source d’amusement et d’étonnement. Mais ce qu’il y a de plus fort dans tout ça, c’est que le film n’a pas été conçu pour être drôle mais plus un drame humain sur la perdissions des jeunes gros joueurs. Heureusement, le résultat escompté n’est pas là et à la place, c’est une comédie des plus hilarantes à laquelle on assiste.

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Quelque chose à te dire

Quelque chose à te dire
2009
Cécile Telerman

En France, le métier de scénariste consiste à pondre des situations suivant le registre du film. C’est comme ça qu’on arrive avec ce genre de film au scénario famélique qui semble nouveau mais qui laisse indubitablement un arrière goût de déjà-vu.

En l’occurrence, l’histoire est celle de Alice (Mathilde Seigner) qui rencontre Jacques, un policier. A la mort de sa mère, il apprend que feu son père a légué 30 peinture de grandes valeurs à son fils caché. Il s’avère que ce fils caché est Antoine (Pascal Elbé), frère de Alice. D’ailleurs, les peintures sont des portraits de Mady (Charlotte Rampling), mère de Alice et Antoine.

Après un long démarrage poussif, le temps de présenter toute la famille, l’intrigue daigne se dévoiler. En plus d’avoir cet inaltérable sentiment de déjà-vu, l’histoire est incroyablement plate, vide et soporifique. Certes le casting est de choix mais la sauce ne prend pas. Heureusement, un vif regain d’énergie se fait sentir vers la fin du film, même si le dénouement est banal et ultra prévisible. Ce qui sauve le film de l’ennui comateux, c’est l’humour. S’il pêche en grande partie, on notera quelques trouvailles et scènes amusantes, notamment celles entre Jacques et Antoine. Mais ça reste vraiment trop peu pour susciter un temps soit peu la curiosité d’autrui.

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